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 Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss

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Lucia T. Caravaggio
the offspring of angels.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 30/04/2015
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⊰ Crédits : Shiya
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⊰ Origine du Personnage : Selenim:Samaëliens
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MessageSujet: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Lun 4 Mai - 23:04
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
ft. Katniss B. Park & Lucia T. Caravaggio.



Allongée sur un banc, les cheveux en corolle autour de sa tête, les chevilles croisées et les mains jointes sur son ventre, Lucia retrouvait peu à peu son souffle, les yeux rivés sur le ciel gris et mouvant qui pesait de tout son poids sur la place. Cette impression de lourdeur était accentuée par le silence de mort, uniquement dérangé par la brise qui se levait parfois en créant de petits tourbillons de poussière de ci de là. Quelques minutes auparavant, elle s’était plantée au milieu du Dundas Square, silhouette chétive et immobile au milieu du brouhaha et du chaos des Humains, bouillie de sons et de couleurs à laquelle elle s’était habituée depuis très longtemps. Les buildings qui encadraient le square brillaient sous la lumière du jour et renvoyaient des reflets multicolores sur les visages vides et pressés des passants, qui ne prenaient même plus la tête de lever le nez sur les pubs géantes qui crachaient du bruit et des images à longueur de journée. Elle s’était ensuite écartée, s’abritant dans une ruelle adjacente, puis avait utilisé l’Invisible pour se rendre dans l’Underground.

La différence était saisissante. Le silence oppressant était assourdissant. L’air chargé de poussière, de souffre, et d’autre chose qu’elle aurait eu du mal à définir. C’était comme si le silence et le vide pesaient eux-mêmes dans l’air, comme si elle avait pu les toucher en tendant la main. Son souffle s’était fait court, ses membres faibles, et elle était allée se poser sur un banc au bord de la place, ce même banc ou quelques secondes plus tôt se trouvait un sans abri aux épaules voûtées auquel personne ne faisait attention. Lucia non plus ne lui avait pas prêté attention. Elle l’avait vu puis l’avait aussi vite oublié. Ces gens-là font partie du décor du monde des Humains au même titre qu’un arbre ou que les bancs sur lesquels ils s’assoient. Il y avait bien longtemps que Lucia n’avait plus pitié des hommes.

Elle posa son avant-bras sur son front, comme si le ciel uniforme l’aveuglait. Tout était gris et morne – mort, même. C’était du moins l’impression que pouvait donner l’Underground. Pourtant, elle savait que si elle regardait autour d’elle, avec un peu plus d’attention, elle verrait, dans chaque coin d’ombre, quelque chose bouger, elle entendrait quelque chose chuchoter. Et des coins d’ombre, il y en avait partout, beaucoup plus que dans Toronto. Ici, c’était leur royaume, et Lucia l’invitée, l’invitée indésirable. Pourquoi est-ce qu’elle continuait à faire ça ? Du jour où elle avait appris à se servir de l’Invisible et où elle avait découvert l’Underground, elle n’avait plus pu s’en passer et y faisait des séjours réguliers.

Elle se redressa, balança les jambes dans le vide et se leva de son banc pour traverser la place vide. Il y avait comme une menace qui stagnait dans l’air, poisseuse. Le tic toc de l’horloge qui tournait. Même si elle l’avait voulu, elle n’aurait pas pu repartir d’ici avant un petit moment. Même si sa vie en dépendait, elle ne pourrait pas s’échapper. C’était comme jouer à la roulette russe. Elle esquissa un sourire en traversant le square vide. Le sol était fissuré, perclus de creux et de bosse. Pas un immeuble autour d’elle n’était entier, les vitres étaient brisés, les murs sales ou rouillés, les étages écroulés. Les lampadaires gisaient au sol, les vitrines des magasins étaient ravagées. Malgré tout, tout était là, en place, mais à l’abandon, comme si personne n’était venu dans cette ville depuis mille ans. Personne, sauf elle. Elle s’immobilisa sur l’endroit où d’habitude, des jets d’eau claire jaillissaient du sol. Elle s’accroupit et passa la main au sol, ramassant une pleine poignée de poussière avant de se relever et de tendre le bras pour la laisser lentement s’écouler entre ses doigts. Elle la regarda être emportée par le vent, retenant ses cheveux de son autre main. Peut-être que l’Underground n’était qu’une vision du futur. Quand tout le monde, dans Toronto, aurait fini de se taper dessus, quand leur conflit aurait ravagé ce pour quoi ils se battaient, exactement comme les Humains, peut-être que la ville ressemblerait à ça. Quel gâchis…

Lucia cilla soudain et tourna sur elle-même. Dans ce vide, c’était difficile de ne pas ressentir la présence de quelqu’un d’autre, or, il y avait clairement quelqu’un d’autre à présent dans l’Underground, exactement ici. Tu parles d’un hasard ! Elle songea une seconde qu’il pouvait s’agir de quelqu’un de sa famille – il y en avait toujours un pour l’espionner et rapporter à sa mère. Et puis ils savaient tous qu’elle aimait venir ici et y rester au-delà de ce qui était raisonnable. Elle plissa les yeux en repérant une silhouette féminine s’approcher d’elle, et serra les poings. Dans ces moments-là, elle aurait aimé avoir un pouvoir offensif et pas sa stupide empathie qui ne lui servait à rien. Ou même un flingue, tiens. Il faudrait peut-être qu’elle pense à s’acheter un flingue. Pensée qui lui traversait l’esprit pour la millième fois, alors qu’elle savait très bien qu’elle ne porterait jamais d’arme sur elle – tellement barbare !

Qui va là ?

Ouh, le son de sa voix absorbé par le vide, comme si elle venait de parler dans du coton… Comme si le vide allait en personne lui arracher les mots de la gorge pour les dévorer goulûment.




   

   
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Katniss B. Park
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 8 Mai - 6:46

It's not only a nightmare
Qu'est-ce qu'il pouvait être barbant de parler de lui encore et encore sans jamais changer de sujet ni même lui poser une seule question à son sujet. Oh bien sûr, elle n'était pas du genre à se taire et à écouter les gens sans piper un seul mot, mais son flot de paroles la saoulait plus que l'alcool qui se trouvait dans son verre presque vide. Si c'était ça son plan drague - merci maman qui lui avait refilé une espèce de rendez-vous arrangé avec une Chimère encore plus narcissique qu'elle-même -, il pouvait aller se brosser s'il pensait la charmer de cette manière. Accoudée contre le rebord de la table du petit resto, la jeune Chimère leva son verre en direction du serveur pour lui faire comprendre qu'il était temps de lui ramener une bouteille afin de le remplir d'un précieux liquide qui lui permettrait d'oublier la présence masculine à ses côtés. Autant dire qu'elle regrettait d'avoir accepté ce rendez-vous. Enfin, accepté voulait dire en d'autres mots que s'il s'était décommandé, cela aurait débuté la troisième guerre mondiale entre elle et sa propre mère... Plus les minutes passaient, plus le peu de patience qu'elle possédait en tant que Furie s’effritait à vue d’œil au point où Katniss se leva d'un bond non sans afficher un sourire presque poli. Excusez-moi, mais j'dois aller fumer. Je reviens bientôt. Fumer, d'accord, mais fumer quoi? Certainement pas une clope. Sans prendre la peine d'attendre sa réponse, la jeune femme marcha, ou plutôt tituba légèrement sur ses hauts talons, jusqu'à une porte qui menait vers cette sortie libératrice. Ce qui comptait là-dedans, c'était l'effort mis à se déplacer et à endurer le blablabla incessant du pauvre type.

Après avoir fumé la majorité de son joint, il fallait avouer que les souvenirs de la jeune femme se révélaient assez flous sur la suite des événements. Selon les quelques bribes d'images qui lui revenaient en mémoire, c'était qu'un homme en uniforme pas plus de trente ans s'était approché vers elle en lui demandant si elle allait bien. Ne s'étant jamais rendu compte que sa démarche laissait facilement voir qu'elle avait consommé quelque chose, cette dernière affirmait que tout allait bien et qu'elle se contentait de rentrer à son appartement. Malheureusement pour l'asiatique, le policier ne semblait pas convaincu par ses paroles puisqu'il lui demanda poliment de le suivre jusqu'à sa voiture dans le but de lui faire passer un alcootest. Contre cette idée, Katniss ne s'était pas privée de le lui faire savoir en l'envoyant balader dans des termes peu élogieux avant de lui balancer son poing en plein milieu de son visage. D'abord surpris, l'humain avait reculé sous le choc, mais ce dernier avait très vite récupéré ses esprits au moment où la blonde s'enfuyait à toutes jambes au milieu de la rue. Bien entendu, la créature surnaturelle avait conscience que ses capacités se révélaient diminuées à cause de sa consommation, mais pas assez pour ne pas se servir de sa capacité à user de l'Invisible afin de voyager dans l'Underground dès qu'elle fut à l'abri des regards indiscrets.

Dieu qu'elle haïssait ce «monde». Crasseux, puant, écœurant et surtout mortel - dans le sens de crever au moindre danger -. Pourtant, à moins de souhaiter avoir un casier judiciaire pour consommation et violence fait envers un membre des forces de l'ordre, le comble pour une agente de libération conditionnelle, se «téléporter» ici se révélait être la meilleure option pour s'en sortir. Maintenant, il ne lui restait plus que dix minutes à attendre... Sans porter une réelle attention à son environnement, Katniss continuait de tituber au milieu de la poussière ainsi que cet oxygène saturé. La chose dont ne se rendait pas compte la Chimère, c'était que sa perte d'énergie, dont les batteries mettraient dix minutes à se recharger juste assez pour quitter cet enfer, influait sur son état de consommation. Au lieu de ressembler à une femme qui avait légèrement trop bu, cette dernière s'était transformée en une personne qui avait abusé de la bouteille ainsi que de la drogue.

Cette voix, elle la reconnaissait que trop bien! Alors qu'elle se retournait sur ses talons, la Furie leva son bras droit dans les airs afin de lui faire un grand signe de la main. Luuuuuucia! Saluuuuuuut! Comme quoi, cela lui aurait été bénéfique qu'une petite voix dans sa tête lui dise de baisser sa voix de quelques décibels histoire d'éviter d'attirer l'attention... Une fois à sa hauteur, Katniss ne se gêna pas de glisser affectueusement son bras autour des épaules de la Selenim tout en entrant dans le vif du sujet. Je crois que j'ai fait une grosse bêtise! Y'avait un policier qui voulait m'faire passer un test d'alcoolémie, mais j'lui ai dit d'aller se faire foutre et après j'lui est foutu mon poing en pleine poire! Il a pas du tout apprécié l'geste! J'ai décidé que j'devais disparaître ailleurs avant qu'il me passe les menottes... Une pause, puis, Il était mignon, je l'aurai laissé faire finalement... J'crois que j'te laisserais faire toi aussi... Après lui avoir adressé un sourire qui en disait long sur son état d'esprit à la fois embrumé et pervers, l'asiatique enchaîna sur un autre sujet. En vérité, j'suis pas saoule, enfin pas totalement, mais j'ai un p'tit peu fumé! Déclara-t-elle tout en accompagnant sa narration de divers gestes avec sa main libre. Normalement, la jeune femme s'exprimait toujours avec de longues phrases et de jolis mots - à moins qu'elle soit occupée à péter les plombs -, mais avec tout ce qui traînait dans ses veines, il ne fallait pas être surpris de voir son vocabulaire drastiquement diminué. Au moins, dans ce genre de moment, sa nature colérique semblait endormie, quoiqu'elle ne s'avérait jamais bien loin.

- Qu'est-ce que tu fais ici? Tu traînes plus dans les clubs meds que dans l'Underground. Parce qu'il fallait bien se rendre compte un jour ou l'autre que croiser Lucia dans cet endroit lui apparaissait comme quelque chose de totalement inusité. Alors qu'elle glissait une main dans la poche de son jeans afin d'en sortir un nouveau joint ainsi ainsi qu'un briquet, Katniss les tendit vers son amie T'en veux? C'est cadeau! En danger de mort ou non, ce n'était pas une raison pour ne pas s'éclater un peu! Puis, quand ses yeux bleus se levèrent un peu plus haut, la blondinette remarqua une curieuse silhouette au milieu des ruines de la ville. Y'a pas quelqu'un là-bas? Un clignement d'yeux et pouf! La bestiole non identifiée n'était plus là... Bizarre, mais qu'est-ce qu'elle en avait à foutre? Elles avaient le droit de s'amuser un peu! Non...?
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Lucia T. Caravaggio
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 8 Mai - 21:41
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
ft. Katniss B. Park & Lucia T. Caravaggio.



Silence, poussière, ambiance fin du monde, nostalgique, royaume des gens dépressif, bonheur… Et soudain, un hurlement, quelqu’un hurlait son nom et Lucia regarda la femme approcher en serrant les dents et en résistant à l’envie de se boucher les oreilles. Si elle s’était trouvé dans un dessin-animé, il y aurait eu un bruit de disque rayé ou de verre qui se brise tellement tout d’un coup, Katniss, parce que c’était elle, venait de casser l’atmosphère. Lucia tapa du pied par terre, sauf qu’il n’y avait personne pour la voir faire et pour répondre à son caprice, non, elle était seule, seule avec Katniss, du moins, adieu le calme et la liberté. C’était pas possible que cette ville soit aussi gigantesque, qu’elle double même de taille grâce à l’Underground mais qu’elles se retrouvent toutes les deux ici, à cet exact endroit, à cet exact moment. Ça tenait de la malédiction. Et en plus, il fallait voir la Furie courir vers elle sur ses talons, manquant à chaque pas de se fracturer le col du fémur, agitant les bras, sourire aux lèvres… Lucia avait beau y réfléchir, elle ne se souvenait pas l’avoir déjà vue comme ça. Elle avait l'air ivre. Ou alors, elle avait entendu une très mauvaise nouvelle aujourd’hui – ou une très bonne nouvelle, mais Lucia, d’expérience, se déconnectait plus facilement de la réalité en cas de mauvaise nouvelle.

Malgré ses grimaces et ses regards plein de jugement, Lucia laissa Katniss lui prendre le bras. Elle aimait bien le contact physique, surtout quand on lui demandait son avis ou quand il venait de gens qu’elle appréciait, et oui, elle appréciait Katniss. Elle ne savait pas comment, elle ne savait pas pourquoi, mais c’était comme ça et ça ne servait à rien de se voiler la face ou de se forcer à ne pas l’admettre par pure orgueil. La Selenim était fière, mais pas orgueilleuse. Elle écouta donc patiemment l’histoire abracadabrante de la Furie, se bouchant quand même une oreille, la plus proche de Katniss, pour tenter de se protéger des décibels qu’elle lui envoyait dans la figure. Autour d’elle, c’était comme si tout était devenu encore plus silencieux, ce qui n’était pas rassurant : comme si tout ce qui se cachait dans les ombres s’était tu pour mieux les écouter. Et donc, apparemment, son amie avait frappé un policier et en plus de ça, s’était enfuie. Si l’homme était capable de donner son signalement, la police ne mettrait pas longtemps à la retrouver, et pour ce genre de violence, Katniss pouvait avoir des problèmes. Oh, bah ! Il serait toujours temps de s’en préoccuper si ce moment venait. Et finalement, le diagnostic tomba : elle avait fumé. Et pas qu’un « p’tit peu », a priori. Lucia se saisit de la main de son amie pour la stopper dans son charabia une seconde.

Comment est-ce que tu as fait pour venir ici alors que tu planes complètement ? Tu es absolument incroyable ! »

Et non, son ton ne faisait pas sonner ça comme un compliment. Enfin certes, Lucia était un peu épatée, mais quand même, c’était irresponsable au possible de venir ici, déjà, de base, alors venir ici après avoir fumé un joint… Tout ce que la Selenim espérait c’était que Katniss saurait aussi revenir, qu’elle n’avait pas utilisé l’Invisible par accident et ne devrait pas attendre d’avoir évacué sa drogue de son système pour recommencer, sinon elles seraient bloquées ici bien plus que dix minutes. Cela dit, en y réfléchissant, cela ne dérangeait pas plus que ça Lucia. Enfin, ça ne la dérangeait pas tant qu’elle y était seule… Elle laissa échapper un soupir agacé.

J’aime bien être ici, okay ? Normalement, c’est le seul endroit où personne ne vient m’ennuyer… »

Normalement, oui. Mais ça, c’était avant qu’elle ne fasse la connaissance d’une Furie un peu louche et qu’elle la laisse en plus de ça entrer dans sa vie. Envahir sa vie, même, était un meilleur mot, là, tout de suite. Elle repoussa le joint que Katniss lui tendait et lui prit aussi l’autre des mains pour l’empêcher de le fumer. En vérité, elle pouvait bien fumer des clopes, des joints ou des pattes de lapin, pour ce que ça l’intéressait, mais pas ici et pas maintenant. Elle eut un frisson en entendant Katniss demander s’il n’y avait pas quelqu’un et leva la main pour la plaquer sur la bouche de la Furie.

Il va falloir baisser d’un ton, maintenant, hein ! On n’est pas au Club Med, justement. Tu crois que tu vas pouvoir faire le chemin inverse ? »

Et elle, d’abord, est-ce qu’elle pourrait ? Elle se sentait toujours aussi épuisé, mais elle savait aussi que la sensation finirait par passer, du moins assez pour lui permettre de revenir dans le Toronto normal. Elle fixa l’endroit où Katniss avait cru voir quelque chose – un endroit plein d’ombres. Elle frissonna encore et tira la Furie à sa suite, en direction d’un magasin, du moins ce qu’il en restait. Dans l’autre réalité, il s’agissait d’une enseigne de haute couture, mais ici, ce n’était qu’une vitrine terne remplie de mannequins poussiéreux, cassés et qui foutaient les jetons. Elle entra dans le magasin et ainsi à l’abri, voulu regarder par la vitrine pour voir si la chose réapparaissait, mais le verre était vraiment sale. Elle regarda autour d’elle, puis s’empara du bras de Katniss et se servit de sa manche pour ôter un peu de poussière. La vue ainsi dégagée, elle crut voir du mouvement, mais c’était quasiment impossible de capter de façon claire et nette la moindre silhouette.

Dis, même stone, tu peux toujours taper sur des gens ou des trucs, hein ? Si on se fait agresser, je te préviens, c’est toi qui t’en charge. »

Elle savait se défendre, mais n’était pas non plus une brute, n’avait aucune arme sur elle si ce n’était ses pouvoirs de Selenim, et quant à son don personnel, autant dire qu’il ne lui servirait à rien ici.




   

   
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Katniss B. Park
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Lun 11 Mai - 5:59

It's not only a nightmare
Ferme ta gueule. Voilà un avertissement que Katniss aurait été capable d'appliquer si son cerveau avait fonctionné normalement et surtout sans une bonne dose de psychotropes qui s'en prenaient à ses pauvres neurones. Incapable de réfléchir correctement et encore moins de se contrôler - impulsive de base, cela n'arrangeait pas du tout les choses -, son petit numéro ne devait pas passer inaperçu pour les bestioles du coin. Qui sait si ces monstres cauchemardesques ne l'avaient pas entendu crier au loin, signe qu'il y avait un casse-croûte à proximité. Heureusement qu'elle s'avérait en compagnie d'une personne qu'elle appréciait, chose qui n'avait pas été le cas à leur première rencontre. D'abord méfiante à son égard, l'agente de libération conditionnelle n'avait pas vu d'un œil positif ses questions en lien avec un ex-taulard transformé en sac-repas quelques jours avant leur rencontre. Selon ses propos, elle représentait cet homme et ce dernier avait disparu sans laisser de trace. D'après ses dossiers, la Chimère avait été son dernier rendez-vous à son agenda, un événement qui se reproduisit à diverses reprises et avec des clients différents. Une bien curieuse façon de nouer une amitié, mais en même temps, quelles créatures surnaturelles se souciaient réellement de l'avenir ou bien d'une vie humaine qui ne valait pas mieux qu'une pile de déchets?

Sans relâcher sa prise sur la Selenim, la jeune femme ne pouvait pas s'empêcher de sourire face aux regards réprobateurs qu'elle lui lançait en guise de leçon. Oui, elle pouvait être incroyable dans le mauvais sens du terme quand sa consommation dépassait les limites du raisonnable. Pourtant, cela ne l'empêchait pas de recommencer encore et encore! L'idée de résister lorsque son amie lui enleva le joint entre ses mains ne lui passa pas une seule seconde dans la tête. Probablement trop stone pour réagir, l'asiatique se contentait de rire ou bien de hocher la tête lorsque celle-ci ouvrait la bouche. Hmmm... Oui! Il faut juste attendre dix minutes! J'crois pas que mon état va me nuire. Une supposition basée sur du vide. Rien ne pouvait affirmer ou infirmer son hypothèse. Pour ça, il fallait attendre que le temps ait passé et quoi de mieux que de pénétrer dans une boutique abandonnée avec de vieux mannequins à l'intérieur?

Tout comme un petit chiot, la Furie se laissa entraîner à la suite de Lucia près de l'endroit où elle avait cru voir une silhouette quelconque. Le nez pratiquement écrasé contre la vitre afin de voir à l'extérieur, cette dernière ne s'offusqua pas contre celle qui prenait la manche de sa veste pour un torchon. Lorsqu'elle fit allusion à son état, la blondinette se redressa aussitôt afin de lui adresser un regard presque indigné. J'suis pas manchot non plus! Ça ne va pas m'empêcher de balancer de l'acide ou encore de rendre fou quelqu'un! Ce n'était quand même pas un peu de drogue et d'alcool qui allait l'empêcher de se servir de ses pouvoirs! Encore fallait-il qu'elle soit en mesure de viser son adversaire. Si tu veux savoir si y'a quelqu'un, il suffit juste de monter sur le toit! On aura une meilleure vue du coin! Sans attendre une réponse de sa part, l'asiatique se dirigea en titubant vers ce qui restait de l'arrière-boutique, mais au moment où elle allait passer l'encadrement de la porte, une petite chose d'à peine cinquante centimètres de hauteur perchée sur le comptoir poussiéreux attira son attention. La chose en question ressemblait à une espèce de lapin avec une longue queue, un pelage sombre et de grands yeux noirs qui rappelaient celles d'une chouette. Dans un autre contexte, cela aurait pu sembler être une scène mignonne puisque les deux créatures se fixaient sans broncher, l'une analysant l'autre, mais étant dans l'Underground, cela pouvait vite tourner à la catastrophe. Ohhhh Lucia! T'as vu? Cette petite chose est trop adorable! L'alerte danger imminent refusait de se déclencher dans son esprit comme qui quelqu'un avait pris la peine de l'éteindre... Au moment où Katniss voulu se pencher dans sa direction, le lapin-cauchemar lui offrit un énorme sourire - si on pouvait appeler ça un sourire - dont trois rangées de dents qui se succédaient lui rappelait curieusement la gueule d'un requin. Puis, lorsque la monstruosité émit un genre de caquètement, cinq autres bestioles identiques sautèrent sur le comptoir avec le même sourire. Oh merde... Murmura-t-elle avant de saisir Lucia par le poignet afin de l'entraîner vers l'arrière-boutique histoire d'emprunter l'échelle qui conduisait jusqu'au toit. Une fois là-haut, la Chimère éclata de rire sans aucune retenue.

- Oh p'tain! C'était trop bizarre! Comment ces petites bestioles peuvent avoir autant de dents?! Est-ce qu'elle attendait réellement une réponse?  Pas vraiment... Lorsque son fou rire se calma enfin, la jeune femme s'avança vers Lucia, puis d'une manière totalement décontractée, cette dernière plaça ses avant-bras sur les épaules de son amie tout en rejoignant ses mains derrière son cou sans négliger de laisser un espace entre leurs deux corps. Tu crois qu'on devrait se planquer quelque part et attendre tranquillement ces dix minutes? Sauf si t'as envie qu'on reste plus longtemps. Ah oui, parce que le «on», il était non-négociable dans cette histoire. Il s'avérait hors de question que la Chimère fasse le chemin inverse sans sa compère. L'unique point positif, c'est que si elles souhaitaient redescendre, elles n'avaient pas à passer au milieu des lapins tueurs, mais simplement d'emprunter l'escalier de secours rouillé vers la droite du bâtiment...
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Mar 12 Mai - 21:13
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Lucia n’était pas sûre de croire Katniss quand celle-ci lui assurait d’un ton bien trop assuré et d’une pose chancelante qu’elle pouvait encore repartir dans le Toronto réel, et plus encore qu’elle pouvait se défendre. Quoiqu’elle fasse concernant ce second point, la Selenim nota d’ores et déjà de bien se tenir en retrait si elles devaient en arriver à de telles extrémités histoire de ne pas se prendre un coup dans la figure, ou pire qu’un coup, compte tenu des paroles de son amie. Qui avait déjà changé de sujet, visiblement plus du tout adepte des transitions, et tout d’un coup, il fallait aller sur le toit, et Lucia n’avait pas d’autre choix que de la suivre. Sauf qu’en fait, non, elles n’allaient plus sur le toit, du moins pas tout de suite, puisqu’il fallait admirer… un truc. La Selenim plissa les yeux, cherchant à savoir sur quoi Katniss s’extasier, et elle passa bien dix secondes à fixer rien du tout avant de comprendre qu’il n’y avait rien à voir. La Furie avait des hallucinations, et Dieu sait ce qu’elle était en train de fixer d’un air aussi ravi, tout dépendait de ce qui la faisait planer – de la bouffe, un gros diamant, un chaton ? Ouais, ça devait être un chaton, ou une peluche de chaton, ou allez savoir quoi. Lucia regarda nerveusement autour d’elle en attendant que Katniss en ait fini avec son chaton inexistant. Elle aurait pu rester là à bayer aux corneilles pendant une plombe, mais son amie la saisit soudain par le poignet pour la tirer à sa suite dans l’arrière-boutique puis sur le toit. Mais enfin quoi, quoi, qu’est-ce qu’elles fuyaient, maintenant ? Un danger imaginaire probablement. Comme il ne valait mieux pas vexer quelqu’un qui de stone, elle se laissa entraîner sans trop rechigner, s’étonnant elle-même de sa patience dans cette situation, même quand Katniss s’extasia de sa propre vision.

— Oui bon, écoute, Jeanne d’Arc, je ne pourrais pas répondre à ta question même sous la torture.

Vu qu’elle n’avait rien vu, elle. Et heureusement, en fait. Il y avait bien assez d’horreur réelles qui se planquaient dans le coin pour en plus devoir subir des visions cauchemardesques. Lucia laissa placidement Katniss se planter devant elle et verrouiller ses mains derrière sa nuque, leurs regards au même niveau l’un de l’autre, et planta son regard dans les yeux bruns de son amie avant de parler très lentement.

— Même si on voulait repartir dans dix minutes, je ne suis pas sûre qu’on pourrait, enfin que tu pourrais. Et puis c’est plutôt pas mal ici, tu ne trouves pas ? La vue est superbe… »

Oh oui, du gris partout, à perte de vue, la joie ! N’empêche que Lucia aimait ce paysage de désolation, façon monde post-apocalyptique. Elle avait eu le temps d’admirer tous les paysages et toutes les couleurs que la nature avait à proposer dans le monde, et nulle part ailleurs, absolument nulle part, elle avait vu pareil décor. Il n’y avait que dans l’Underground. De même que le silence. Le silence absolu n’existait plus depuis longtemps, sauf à aller s’enfermer dans une grotte au pôle Nord. Ici, il n’y avait que le vent pour la déranger, et elle aimait le vent. C’était dingue comme elle se sentait presque heureuse quand elle était là, enfin ce n’était pas qu’elle était heureuse, c’était comme si elle aussi était bourrée, à sa façon. La tête qui tourne, le cœur qui bat… L’adrénaline, aussi, parce qu’elle savait qu’elles avaient tort d’être ici et qu’une bonne partie d’elle-même lui hurlait qu’elle était stupide, suicidaire et qu’il fallait qu’elles s’en aillent le plus rapidement possible. Ce mélange des deux extrêmes était plutôt agréable. Elle esquissa un sourire et entoura la taille de Katniss pour la serrer contre elle, comme une gamine excitée à l’idée d’ouvrir ses cadeaux de Noël. Pour un peu, elle sautillerait sur place.

— Tu n’as pas envie de voler ? J’ai envie de voler !

C’était comme si elle lui demandait gaiment si elle avait envie de se suicider. Elle s’écarta d’un pas soudain, et la regarda d’un air soupçonneux.

— Tu devrais peut-être pas. C’est comme prendre le volant en étant saoule, ça se fait pas. Tu vas peut-être te prendre un pigeon des enfers dans la figure. Ah mais attends, tu ne peux pas…

C’était triste pour elle, tout de même. Lucia n’aurait pas pu se passer de ses ailes, littéralement parlant, évidemment, mais pouvoir voler lui aurait trop manqué également. Bon, ça n’était pas raisonnable – et en plus, elle abîmerait ses vêtements, et c’était du Dior. Autant descendre de façon plus catholique, donc, et emprunter l’échelle. En talons hauts et tailleurs, donc. Elle aurait mieux fait d’enfiler un jogging avant de venir dans l’Underground, un jogging Chanel évidemment. Une fois dans la petite ruelle qui longeait la boutique, elle leva le nez pour voir comment Katniss négociait l’échelle. Peut-être qu’elle aurait dû l’aider… Oh bon, c’était une grande fille. Le visage tourné vers le ciel, elle tapait du pied par terre d’impatience, jusqu’à ce qu’arrive ce qui devait arriver : elle entendit un bruit. Sur sa droite, dans l’ombre de la ruelle. Un bruit totalement indéfinissable, entre le gargouillement et le chuintement. Lucia tourna la tête dans cette direction et tenta de discerner quelque chose, mais c’était comme si les ténèbres étaient surnaturelles, aucune lumière n’en perçait. Bon, okay, ça n’était plus drôle du tout.

— Dépêche-toi, il y a quelque chose dans la ruelle et je suis sûre que c’est en train de me regarder ! Dépêche ou je pars sans toi, et moi je peux voler !

Est-ce qu’elle abandonnerait Katniss ici sans se retourner ? Probablement pas. Pas du tout, même. Surtout qu’en vérité, le ciel de l’Underground n’était pas plus tranquille que le sol. Il était tout autant plein de créatures cauchemardesques que les fonds de ruelle. D’où, pour l’heure, retentit à nouveau « le bruit ».




   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 22 Mai - 19:06

It's not only a nightmare
Si quelqu'un lui avait dit qu'un jour elle hallucinerait des lapins tueurs aux tendances psychopathes, la Chimère l'aurait probablement envoyé balader en lui disant d'aller se faire soigner. Certes, pendant son adolescence, ce genre de chose lui était déjà arrivée quand elle ne contrôlait pas sa consommation, mais jamais au point qu'une armée de bestioles tentent de la tuer. Déjà que l'Undeground possédait assez de monstres qui apparaîtraient dans ses cauchemars pour toute une vie.

Si l'une des deux se plaisait bien dans ce lieu en ruine et irrespirable, l'autre n'avait pas envie d'y passer le reste de l'éternité. Bien entendu, son état actuel ainsi que l'attente avant de récupérer assez d'énergie pour retourner sur le Plan Matériel jouait en sa défaveur. Pourtant, au lieu de passer son temps à se plaindre, son cerveau s'amusait à lui faire voir ce lieu dantesque comme un immense terrain de jeu avec des bestioles affamées de chair fraîche... Dans les bras de l'autre, Katniss appuya son menton contre son épaule avec un grand sourire idiot sur les lèvres. Oui, voler! Ça pouvait être sympa d'avoir des ailes! Sentir le vent souffler contre son visage, cette sensation d'ivresse ainsi que de liberté et surtout le plaisir de voir les gens de là-haut devait être un sentiment agréable à ressentir. Malheureusement pour les Chimères, à moins d'appartenir à une espèce possédait des ailes ou encore une capacité spéciale de ce genre, la Furie ne pouvait pas s'élancer du haut de ce toit à moins de vouloir finir aplatie comme une pauvre crêpe quelques mètres plus bas. Comme bien des mortels, Katniss passait la majorité de son temps à regarder vers le sol et non vers le ciel, prisonnière de son petit monde confiné à la souillure humaine... Lorsque son amie s'écarta de manière soudaine de leur étreinte, signe qu'elle venait de capter que sa partenaire ne possédait pas d'ailes, l'asiatique passa à deux doigts de trébucher sur ses talons. Non, mais c'pas grave, mais j'ai d'autres talents, s'exclama-t-elle en riant avant de suivre la Selenim jusqu'au rebord de l'échelle qui leur permettrait de regagner la terre ferme. Alors que cette dernière descendait sans soucis, cela ne se révélait pas la même chose pour la blondinette. Au bout de très longues secondes à descendre barreau par barreau et ce sous les protestations de Lucia qui l'encourageait à regagner le sol le plus vite possible, la Chimère posa enfin un pied sur l'allée de la ruelle. Sans dire un mot, la Furie tourna son regard vers ledit bruit qui inquiétait la brunette.   

Parmi les ténèbres de la ruelle, une masse informe se détachant des ruines semblait regarder dans leur direction, quoique, encore fallait-il que cette chose possède des yeux. La bestiole, mesurant environ leur taille, possédait deux jambes, un bras et ce qu'on aurait normalement appelé un visage, n'avait qu'une énorme bouche où des dents démesurément longues et pointues prouvaient qu'il ne se nourrissait pas de plantes. Qu'est-ce que c'était que ce satané machin sortie tout droit d'un film d'horreur à la Silent Hill? Puis, comme la chose avait compris que les deux femmes l'avaient repérées, cette dernière se pencha vers l'arrière, son dos vers le sol, en s'appuyant sur son unique bras avant de se mettre à avancer à une vitesse fulgurante non pas dans leur direction ou dans le sens contraire, mais plutôt vers le mur à la manière de spiderman. En moins de dix secondes, la monstruosité venait de disparaître sur le toit d'un bâtiment en ruine dans un drôle de grognement. J'sais pas si j'ai envie de savoir s'il va chercher ses copains. Est-ce que cette chose vivait en groupe comme les chevaux ou les loups? L'un servait d'explorateur et le reste de la bande venait se joindre à la fête où elles seraient les invitées d'honneur pour le repas du soir? Bien entendu, cela risquait de rester sans réponse... Alors que Katniss s'avançait légèrement dans la pénombre, un violent étourdissement l'obligea à s'appuyer contre une benne à ordures rouillée histoire de ne pas tomber à genoux sur le sol crasseux. Ayant eu droit au côté «high» de son mélange de drogue et d'alcool, c'était maintenant la descente aux enfers qui l'attendait sagement et surtout la réalité qui lui refilait une claque en pleine gueule.

- J'crois que je suis en train de redescendre... Tu peux me refiler mon joint? Je préfère être stone que savoir que j'suis coincée ici... En plus cette odeur me refile la nausée... Oui, il y avait l'odeur du monoxyde de carbone et ces autres joyeusetés qui encrassaient ses pauvres poumons, mais au travers de celles-ci, une autre odeur qu'elle connaissait depuis longtemps venait accentuer sa future migraine. Le sang. Sous ses doigts qui prenaient appuie contre la benne, ses terminaisons nerveuses lui firent enfin comprendre qu'un liquide poisseux se trouvait là et qu'elle s'était mis la main dessus. Sur le sol, une longue trace de sang la conduisit - non sans quelques difficultés à marcher - vers un cadavre. Vivant ou mort? Plutôt facile comme réponse puisque le type s'avérait coupé en deux, les tripes à l'air puisque la bestiole - peut-être celle sans yeux - l'avait bouffée en commençant par le ventre. Prise entre une folle envie de vomir - non pas qu'elle était sensible à ce genre de chose, mais son état la rendait plus fragile au niveau des odeurs - et celle de se pencher plus près de la victime, Katniss tourna la tête vers Lucia avec une certaine incrédulité qui se voyait aisément dans ses yeux bleus.

- Lucia, il est réel ou c'est dans ma tête? On devrait repartir avant que monsieur le contorsionniste revienne avec sa bande. De ce qu'elle pouvait distinguer dans les ténèbres de la ruelle, la Chimère ne reconnaissait pas l'homme qui venait de servir de festin, mais l'envie d'être la prochaine sur la liste ne l'amusait pas du tout.
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Dim 24 Mai - 12:45
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
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C’était une horreur. Il n’y avait pas d’autre mot, et pourtant, Lucia en avait croisées, des horreurs, dans sa vie, mais c’était la plupart du temps des humains, d’horribles humains commettant d’horribles actions. Elle avait aussi vu son mot de créatures rebutantes ici, dans l’Underground, mais franchement, cette chose explosait tous les records dans le registre de l’horreur. C’était dans ces moments-là qu’elle se sentait brutalement ramenée sur terre : non, l’Underground n’était pas un terrain de jeu, encore moins un endroit pouvant faire office de paradis personnel. C’était certes calme et silencieux, mais ça l’était jusqu’à ce qu’un de ce genre de trucs dégoûtant surgissait des ténèbres. Et forcément, ils ne surgissaient jamais des ténèbres pour demander l’heure ou dire bonjour, les créatures qui peuplaient l’Underground voulaient toujours tuer ou dévorer ou les deux à la fois, et pas toujours dans le même ordre. Bon, combien de temps il leur restait, à Katniss et à elle, avant de pouvoir revenir dans le plan matériel ? Le faire là, maintenant, tout de suite, serait idéal, mais Lucia ne se faisait aucune illusion, elles étaient coincées ici pour encore un bon moment. Soudain, la créature bougea, et Lucia sursauta, enfonçant ses ongles dans le bras de la Chimère sans même s’en rendre compte. Elle espéra brièvement que la chose commence son repas par Katniss, ça lui laisserait le temps de s’enfuir en courant. Au lieu de quoi, elle sauta sur le mur et disparut dans les ténèbres sans demander son reste. Okay. Lucia n’était pas sûre de préférer cette solution. Encore que… Si elle devait vraiment mourir dévorée par cette chose, mieux valait plus tard que plus tôt. Et non, elle non plus ne voulait pas savoir pourquoi la créature était partie et si elle allait revenir accompagnée.

— Peut-être qu’elle a été impressionnée par nous et qu’elle a préféré s’enfuir.

Elle n’y croyait pas une seconde évidemment, mais le sarcasme était une épée autant qu’un bouclier et en situation de crise, ce genre de commentaires fusait tout seul de la bouche de Lucia. Quand elle vit que Katniss, de son côté, voulait trouver une réponse à sa question, elle ouvrit la bouche pour protester : pas question de s’enfoncer dans cette ruelle à la poursuite de cette horreur ! En tout cas, Katniss pouvait y aller si ça la chantait, mais la Selenim comptait bien rester en terrain dégagé, là où rien ne pourrait lui sauter au visage depuis un coin sombre. Heureusement, il semblait que la Chimère n’ait pas trop la forme. Lucia ouvrit grand les yeux quand elle se retourna vers elle pour lui demander son joint. Non mais… Elle osait ! Elle osait lui demander son joint ! Pas question qu’elle laisse Katniss se droguer à nouveau. Peut-être que la Chimère ne serait pas de son avis, mais Lucia la préférait de mauvaise humeur et lucide que complètement stone mais incapable de faire quoi que ce soit, dont, le plus important, incapable de revenir sur Terre. Elle se rapprocha d’elle à pas mesurés, pas certaine de vouloir savoir ce qui se trouvait dans cette benne, et effectivement, elle ne voulait pas savoir, mais c’était trop tard, elle savait.

— Ah, en voilà un qui aurait mieux fait de s’abstenir de venir ici. Avec de la chance, l’autre a déjà le ventre plein grâce à ce type et ne reviendra pas nous ennuyer pour le dessert. Viens, on s’en va.

Elle voulait s’éloigner de ce cadavre autant que Katniss, qui avait l’air maintenant à deux doigts de vomir. La vue du sang ou des tripes ne dérangeait plus Lucia depuis longtemps, en revanche, elle savait d’expérience qu’un corps, c’était salissant, même sans les toucher, on finissait toujours par retrouver des taches de sang ou d’autres liquides dégoûtants sur son chemisier, et en plus de ça, c’était loin d’être hygiénique. Elle ne ressentait aucune pitié pour le mort. S’il était dans cet état, c’était qu’il était trop faible ou trop stupide. Et puis le truc bien avec les morts, c’était qu’ils ne ressentaient plus rien. Alors que les blessés, c’était horrible, Lucia ressentait en direct toute leur terreur et leur douleur et c’était insupportable. Un peu comme, en cette seconde, elle sentait le malaise de Katniss s’insinuer petit à petit dans son crâne, et elle tenta de repousser la sensation en se frottant le front, un acte inutile mais rituel chez elle. Elle se sentait déjà elle aussi devenir un peu malade, par mimétisme. Comme elle aurait voulu avoir le don de mettre le feu aux gens ou de faire pleuvoir du chocolat, même, plutôt que cette empathie inutile et envahissante !

— On retourne sur la place, au moins on verra n’importe quoi nous arriver dessus de loin. Dans pas longtemps, on pourra retourner sur le plan matériel. Si tu fais ça, je te rends ton joint une fois qu’on est de retour sur Terre, promis.

La carotte et le bâton version Lucia et Katniss. Tout ce que la Selenim voulait c’était sortir de là. Surtout qu’à peine avait-elle fini sa phrase qu’un cri retentit, lointain mais bien audible. Enfin, le mot « cri » n’était pas tout à fait adapté pour ce bruit horrifique qu’aucune gorge humaine n’aurait pu produire, entre le gémissement, le hululement et le hurlement de terreur pure. Lucia se mit en route d’un pas pressé, avant de s’arrêter au bout de dix mètres et d’ôter ses talons hauts. Elle les garda à la main cependant avant de repartir, pieds nus, parce que c’était des Louboutins, et qu’elle n’allait certainement pas abandonner ses Louboutins derrière elle dans l’Underground, pauvres petites chéries. Courir pieds nus dans l’Underground n’était peut-être pas l’idée du siècle, mais ça restait mieux que rester là la bouche ouverte à attendre qu’un truc manchot vienne vous aspirer les entrailles. Dans un accès de peur et quelque peu influencée par l’état d’esprit de Katniss, elle ajouta :

— Je ne sais pas pourquoi tu es venue ici finalement, mais je suis contente que tu l’aies fait, j’aurais détesté être toute seule, en cette seconde.

Dans dix secondes, elle allait se mettre à larmoyer, c’était sûr. En attendant, elles avaient retrouvé Dundas Square, toujours aussi vide. Il ne leur restait plus qu’à se coller dos à dos au milieu de la place et à compter les minutes.




   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 29 Mai - 8:03

It's not only a nightmare
L'atterrissage dans la réalité promettait d'être brutal et sans pitié pour son pauvre cerveau embrumé par la drogue ainsi que l'alcool. Surnaturel ou non, son corps pouvait tolérer une certaine limite, mais au-delà de cette même limite, il ne fallait pas être surpris que sa carcasse lui redonne la monnaie de sa pièce. Pourquoi fallait-il que ce soit à ce moment exact, là où tout commençait à dérailler, que les effets de son mélange explosifs décident de faire des siennes? S'enfoncer un peu plus dans son monde imaginaire avec en bonus la compagnie des lapins tueurs n'était-il pas possible? Cela devait être un luxe qu'elle ne pouvait pas se payer. En plus de cela, l'odeur du sang et de la douce décomposition qui ne manquerait pas à s'attaquer au cadavre encore chaud chatouillait un peu trop ses narines. Si ce genre d'odeur ne lui dérangeait pas le moins du monde en temps normal, cette fois-ci, tout se révélait différent. Certes, la Chimère pouvait lutter contre son envie de renvoyer tout ce qui se trouvait dans son estomac, mais si elles s'attardaient trop longtemps dans le coin, cette dernière ne pouvait pas promettre de conserver un certain contrôle sur son estomac maintenant fragile. Il ne fallait pas oublier que du côté des cadavres, la Coréenne en avait aussi quelques-uns dans son placard, sauf que ceux-ci ne se baladaient pas les tripes à l'air, ils perdaient juste leur énergie vitale...  

Partageant l'opinion de Lucia sur le fait qu'elles devaient quitter les lieux avant de servir de prochain repas, la Furie ne remarquait pas le léger malaise de l'autre femme. Parfois, il lui arrivait d'oublier sa capacité à ressentir les émotions des autres contre son gré. Dans ce cas-ci, avec son état loin d'être normal, cela ne devait pas être facile à supporter, surtout que l'asiatique passait par toute une gamme d'émotions diversifiées qui changeaient en un claquement de doigts... Puis, croyant que l'avocate allait lui rendre son si précieux joint, ce fut une claque imaginaire qu'elle se prit en plein visage face à son refus. Ça, c'était carrément du chantage pur et simple! Pourquoi attendre d'être de retour sur le Plan Matériel quand elle pouvait replonger immédiatement dans son état de bien-être? Sous les effets de la drogue - quoique il ne fallait pas oublier celles de l'alcool -, l'Underground lui apparaissait bien moins menaçant et surtout déprimant. Certes, si jamais un danger lui sautait en pleine gueule, cette dernière serait aussi utile qu'un bikini sur une plage de nudiste, mais dans l'esprit de la Chimère, cela n'avait aucune importance. Au moment où elle allait formulée son désaccord face à sa décision, le «cri», à mi-chemin entre un grognement guttural et un hurlement d'une bête terrorisée, la blondinette préféra conserver sa bouche clause. Sans trop savoir où chercher, elle leva les yeux vers le bâtiment où la chose était disparue quelques secondes plus tôt, mais aucune silhouette menaçante ne fit son apparition en mode chasseur affamé.

Se mettre à courir en talons hauts dans l'Underground ne s'avérait pas la meilleure idée du siècle. Ah tiens, ce n'était pas bête ça de retirer ses souliers afin d'éviter de se casser la gueule comme une abrutie! Quoique, vu son équilibre plus ou moins précaire, cela allait devoir attendre un peu... Si Lucia partageait sa peur, Katniss préférait largement l'intérioriser le plus profondément possible. Trop fière pour admettre ses faiblesses et encore plus ses peurs face à quelqu'un d'autre - amis ou non -, la jeune femme usait de mensonges pour baratiner son prochain sans ressentir aucune trace de culpabilité face à son geste. Il s'avérait bien plus simple de dire que tout allait bien se passer plutôt que de formuler en mots ses inquiétudes en lien avec la situation catastrophique. Comme quoi, au final, il aurait été plus judicieux qu'elle se contente de liquider le policier sans témoin dans les alentour pour ensuite le faire disparaître à tout jamais de la circulation.

Dundas Square. C'était un bel endroit, enfin, quand on n'était pas poursuivi par des bestioles psychopathes avides de nouvelles proies avec qui jouer au chat et à la souris version hardcore. Maintenant dos à dos au milieu de la rue, les deux protagonistes devaient attendre le délai imposé par leur petite visite. Un prix d'entrée excessivement coûteux en somme... J'espère que tu as une ou deux capacités qui peuvent repousser ces bestioles! Étant son cas, cette dernière savait très bien qu'elle ne pouvait pas vraiment se battre pour deux si une armée de monstres débarquaient pour les déchiqueter, Katniss utilisa sa faculté à créer une émotion, celle de la sécurité vue la situation, sur son amie histoire de la rassurer au maximum. Oui bon, c'était peut-être un peu puéril de sa part, mais avait-elle vraiment d'autres choix? Alors que les cris se rapprochaient de leur position actuelle, des silhouettes sombres se dessinaient à l'horizon.

Les ignobles bestioles à la Silent Hill. Quelle surprise. Qu'est-ce qu'il lui restait en stock pour se défendre? C'était bien mignon de rendre les autres créatures vivantes complètement folle, mais dans ce cas précis, les monstruosités qui s'avançaient vers elle n'en possédaient aucun. Entre l'acide et les traits électriques, cette dernière se retrouvait assez limitée dans ses choix. Dix. Ces choses s'approchaient en un troupeau de dix membres carnivores! N'ayant pas une meilleure option, la Furie se débarrassa de ses vêtements du haut de son corps - à l'exception de son débardeur bien entendu -, puis de ses talons hauts. Lorsqu'une des bêtes fut pratiquement à sa hauteur, la blondinette, au contraire de Lucia, lui balança en pleine gueule ses chaussures avant d'enchaîner avec un trait électrique qui l'obligerait à s'immobiliser quelques minutes, c'est-à-dire le temps de retourner sur le Plan Terrestre avec tous leurs membres. Si la Chimère tentait tant bien que mal de repousser les monstres avec de l'acide ou des traits électriques, il fallait avouer que sa précision ne semblait pas totalement au rendez-vous. Avec son cerveau encore sous les effets de l'atterrissage d'urgence, la partie de son cerveau responsable de la coordination de ses mouvements, en d'autres mots le cervelet, prenait quelques heures de vacances avec ou sans son approbation. Tic, tac, l'esquive d'une main qui voulait se refermer sur son bras. Tic, tac, quelques centimètres plus près et son visage se retrouvait dans l'estomac de son adversaire. Tic, tac, c'est l'heure de retourner à la maison! Lucia! Son hurlement couvrit pendant une fraction de seconde les grognements menaçants en guise d'ambiance avant de se frayer un passage vers la principale concernée afin de lui saisir la main. Adieu l'Underground!

Un bruit de klaxon. Un geste vif vers l'arrière qui les fit presque chuter sur le trottoir. Une voiture qui passait à toute vitesse et quelques passants qui leur jetaient des coups d’œil l'air de dire «qu'est-ce que vous foutez, vous ne voyez pas que la lumière est rouge pour les piétons?». Aussi curieux que cela puisse paraître, la Chimère s'avérait incapable de rester au milieu des humains après son voyage dans ce monde cauchemardesque comme si d'un Plan à l'autre, l'ambiance jurait trop avec la précédente au point de la rendre insupportable. Sans demander l'avis de la Selenim, l'asiatique l'amena le plus rapidement possible entre deux bâtiments qui formaient un chemin plus étroit avant de l'abandonner à seulement quelques pas histoire de vomir en toute intimité derrière une poubelle. Au bout de quelques secondes, lorsque son estomac décida de ne plus jouer aux montagnes russes, la jeune femme fouilla dans la poche de son jean pour en sortir un paquet de chewing-gum. Déjà que régurgiter devant quelqu'un qu'on connaissait depuis un moment n'avait rien de classe, il fallait au moins éviter l'haleine de chacal.

- Plus jamais... Plus jamais je vais retenter cette expérience... Articula-t-elle lentement avec un vague sourire sur ses lèvres en retournant auprès de Lucia tout en s'essuyant la bouche du revers de main. Pieds nus, en débardeur et sans oublier sa paire de jeans qui avait malheureusement connu des jours plus glorieux avant son passage dans l'Underground, son apparence physique n'avait plus rien à voir avec celle qu'elle avait arborée fièrement dans ce fameux restaurant à seulement quelques rues d'ici. Oh bien entendu, il ne fallait pas oublier que les traits de son visage en disant long sur son état d'esprit. Peut-être que si elle se nourrissait de l'énergie vitale de quelqu'un, tout irait mieux, sauf qu'avant, il y avait autre chose à régler! Réceptive ou non à son geste, la Furie attira la Selenim dans ses bras pour lui témoigner un minimum d'affection avant de la relâcher dans le but de lui laisser son propre espace vital. Certes, même si la Coréenne ne se révélait pas être une femme très affectueuse ainsi que chaleureuse avec le premier venu - c'était sa petite personne qui faisait les premiers pas, jamais le contraire, sinon gare à son tempérament explosif -, elle savait choisir ceux et celles dont elle voulait faire profiter ses marques d'affection. Tu vas bien? Tu n'es pas blessée? Je crois qu'on a besoin de se détendre toi et moi après ce petit voyage. Ça tombe bien, tu as exactement ce qu'il nous faut. On doit juste se trouver un endroit plus tranquille. Ah oui, parce que vomir ses tripes derrière une poubelle faisait déjà partie du passé. La modération, c'est pour les faibles, non?
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 29 Mai - 23:31
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
ft. Katniss B. Park & Lucia T. Caravaggio.



Lucia, tout à fait dans son droit, ne trouvait pas la question de Katniss sur ses pouvoirs très rassurante. Elle pouvait se vanter de cogner fort et de résister plus que les Humains à beaucoup de choses, mais contre des créatures cauchemardesques de l’Underground, ça ne lui servirait à rien, sauf si elles se faisaient attaquer par l’équivalent undergroundien d’un chaton. Oui, elle se sentait capable de résister face à un chaton maléfique, mais un seul, hein, et puis même, il fallait se méfier de tout ici, et surtout des choses qui avaient l’air inoffensives. Donc non, elle n’avait pas vraiment de quoi se défendre, voler ne l’aiderait pas non plus, amener les ténèbres encore moins, ce serait comme tendre le bâton pour se faire battre, et quant à son don, ce n’était pas à des créatures vivant ici qu’elle pourrait inspirer une quelconque émotion de nature à les ralentir ou à les perdre. En gros, elle était un poids mort. Sa seule consolation, c’était qu’elle était arrivée ici avant Katniss, et que donc elle allait probablement bientôt pouvoir repartir, et si ça chauffait un peu trop, franchement, elle réfléchirait fortement à la question le moment venu. Dommage qu’on ne pouvait pas emmener quelqu’un avec soi en passant d’un plan à l’autre, comme un genre de téléportation. D’ailleurs, est-ce qu’on ne pouvait vraiment pas ? Quelqu’un avait-il pensé à poser la question, ou même à essayer ? Bon, peu importait à Lucia, ce ne serait pas elle qui essaierait la première, pas dans de telles circonstances, si ça ratait elles connaîtraient un sort plus funeste encore que rester ici à se faire bouffer par des chaton démoniaque ou des lapins invisibles. Tout ça pour dire :

— Non.

Voilà, et il n’y avait rien d’autre à ajouter, c’était déjà bien assez humiliant comme ça. Heureusement, elles avaient de la compagnie, ce qui fait qu’elles ne purent pas s’étendre sur ce sujet précis, même si en l’occurrence, Lucia aurait à la limite préféré parler de son absence de dons offensifs plutôt que de voir ces trucs arriver. Elle ne voyait pas comment les qualifier, donc ce serait des Trucs. Et oui, ils étaient plusieurs, la fête serait plus folle, pour eux, probablement. Lucia regarda Katniss comme un gamin aurait regardé le père Noël apparaître dans sa cheminée – avec espoir, beaucoup d’espoir, mais aussi beaucoup d’incrédulité. Elle savait que son amie était, elle, pourvue de pouvoirs qui faisaient un peu plus mal que les siens. Donc, elle comptait sur elle pour les défendre, et puis voilà. Mais elle se faisait aussi assez peu d’illusions. La seule chose qui la consolait un peu c’était que pour le moment, ces trucs restaient à terre. C’est sûr que tout à l’heure, celle qu’elles avaient rencontré avait sauté très haut d’immeuble en immeuble, mais là elles étaient sur une place et il n’y avait aucune chance pour que les Trucs jouent les Yamakazis. Lucia serrait les mains contre sa poitrine, se sentant totalement impuissante, et c’est là que Katniss commença à se déshabiller. Parce que oui, c’est totalement dans ces moments-là que Lucia avait envie d’assister à un strip-tease.

Lucia ne perdit cependant pas de temps à lui demander ce qu’elle fabriquait, surtout qu’elle obtint la réponse à sa question non formulée deux secondes plus tard, quand Katniss envoya sa chaussure dans la figure d’un des Trucs. Bon, c’était la guerre, alors ? Elle esquiva une des bestioles lui sautait dessus, la bouche grande ouverte. La mort dans l’âme, elle lâcha ses chaussures, releva sa jupe portefeuille sur ses cuisses et assené un coup de genou dans le ventre d’un autre Truc. Ce fut mou et elle sentit nettement quelque chose éclater à l’intérieur. Elle pivota sur sa jambe d’appui en poussant un « BWEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERK » sonore, puis s’envola d’un coup sans plus y réfléchir, par pur réflexe de survie, alors que deux autres Trucs avaient déjà le bras tendu vers elle, toutes griffes dehors. Elle avait eu tellement peur que la douleur dans son dos passa totalement inaperçu, en revanche ce qu’elle entendit clairement, ce fut le bruit que fit son chemisier de marque en se déchirant pour laisser passer ses ailes. Elle se laissa retomber à pieds joints sur la figure d’un des Trucs, puis entendit Katniss l’appeler et releva la tête. Elle crut que son amie avait besoin d’aide, mais non, elle disparut tout d’un coup, et alors seulement, Lucia réalisa que ça faisait un moment qu’elle-même pouvait partir. Si Katniss ne le lui avait pas fait remarquer, probablement qu’elle serait encore là à pousser des hurlements de dégoûts. Elle inspira à fond, de soulagement, et juste comme ça, bim, Toronto.

Désorientée, elle entendit le bruit de la circulation avant de comprendre où elle se trouvait, puis se sentie traînée en arrière et se laissa faire. Il y eut un bruit bien particulier qui la ramena à la réalité alors quelle tournait la tête vers Katniss, en train de vomir derrière une poubelle. Entre elle et Lucia qui se retrouvait pieds nus, les collants filés et les cheveux décoiffés, toutes les deux avaient l’air d’être en pleine walk of shame. Les gens allaient se dire qu’elles sortaient juste de boîte après une nuit de débauche. Quand Katniss la rejoignit, elle annonça tout de go qu’elle ne recommencerait plus.

— Dis pas ça, c’était pas si terrible.

Oui, maintenant qu’elles étaient à l’abri, le souvenir devenait déjà flou dans l’esprit de Lucia et ça ne lui semblait plus si terrible que ça. Elle aimait trop aller dans l’Underground, et puis les choses ne se passaient pas toujours comme ça non plus. Elle vit arriver Katniss sans comprendre et laissa échapper un gargouillis quand elle la serra dans ses bras, mais c’était le choc et le soulagement d’être en vie, probablement, et la Selenim elle-même était contente d’être en vie, alors autant fêter ça, oui. Puis elle baissa les yeux sur ses bras et ses jambes pour vérifier qu’il ne lui manquait pas un morceau. Non, elle n’était pas blessée. Mais il y avait pire, bien pire que ça.

— MES LOUBOUTINS ! Je les ai laissées là-bas, oh noooooon ! !

Douleur, rage, injustice totale. Entre ça et son chemisier, elle pouvait dire adieu à un ensemble complet. Elle se contorsionna pour toucher son dos, là où les ailes s’étaient frayées un chemin avant de revenir dans son corps. Ça faisait mal, mais ça guérissait déjà, et surtout, SON CHEMISIER. Dépitée, elle soupira de découragement en réponse à la proposition de Katniss. Elle n’avait pas la force de lutter. Elle tendit son joint à son amie – parce que ÇA évidemment, hein, c’était revenu avec elle sur le plan matériel, contrairement à ses chaussures adorées.

— Tiens, fais ce que tu veux. Moi c’est de boire dont j’ai besoin, pas de fumer ton truc. Ou alors… Je pourrais y retourner. Tu sais, vite fait, juste pour récupérer mes Louboutins…

Elle y pensait sérieusement. Elle n’avait pas encore atteint le stade de l’acceptation dans le deuil de ses chaussures, pour le moment, elle en était à la rébellion, et ça lui paraissait inconcevable de laisser ses pauvres chaussures toutes seuls dans l’Underground.



   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Lun 1 Juin - 23:26

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Le Plan Matériel. Les humains et leur souillure presque inoffensive, mais ô combien qu'elle appréciait l'existence. Ce monde, c'était son terrain de jeu, ici, la Chimère ne s'avérait pas une vulgaire proie, mais bel et bien la chasseuse. Certes, une chasseuse avec un problème de consommation, autant d'alcool et de drogues diverses, mais une chasseuse tout de même. Bien entendu, au lieu de regarder la vérité en face, la Furie préférait largement croire qu'elle n'avait aucun problème de ce côté et que sa consommation était tout ce qu'il y avait de plus normal - l'art de se baratiner soi-même et de croire à ses propres mensonges -. Donc, à la seconde où Lucia émit l'idée de retourner là-bas afin de récupérer une stupide paire de chaussures, la blondinette ne put s'empêcher de relever un sourcil tout en lui offrant un regard qui voulait dire «t'es folle ou quoi? ».

- Au mieux, tes Louboutins ont fini leur vie dans l'estomac d'une de ces choses. Je ne vais pas te laisser retourner là-bas, tu serais assez entêtée pour ouvrir le ventre de chaque bestiole jusqu'à ce que tu les retrouve, déclara-t-elle tout en rangeant son joint dans la poche de son jean. Malgré un vague sourire amusé sur les lèvres, la Chimère imaginait bien l'autre jeune femme retourner dans ce cauchemar ambulant, armée d'un simple couteau de chasse avant de commencer à éventrer tous les monstres qui croiseraient son chemin. Même si Katniss appréciait la mode et qu'elle achetait des vêtements assez originaux, cette dernière ne comprenait pas cet intérêt pour une paire de chaussures. Comment pouvait-on claquer autant d'argent d'un seul coup dans un article qui offrait des douleurs aux pieds à la fin de la journée? Certes, mal placée pour juger puisque cela lui arrivait fréquemment de porter ce type de soulier, c'était plutôt le prix qui la sidérait à chaque fois. Puis, comme si elle voulait cataloguer cet événement appartenant maintenant au passé, l'asiatique se rapprocha de son amie avant de glisser un bras autour de ses épaules afin de l'encourager à marcher au milieu du Dundas Square. Oublie-les, je vais t'en acheter une nouvelle paire pour Noël! Probablement une contrefaçon comme ça, ça va être dans mes moyens! À proscrire toutes blagues racistes sur les asiatiques et la contrefaçon! Quand on connaissait les prix de ces chaussures ainsi que les goûts de luxe de l'avocate, Katniss se doutait bien qu'elle devait acheter celles qui tournaient autour des mille dollars, voire même plus. Combien de jours et peut-être même de semaines avant qu'elle puisse investir une partie de son salaire là-dedans? Autant dire tout de suite que la Chimère n'avait pas envie de le savoir de si tôt.

- J'aime bien cette idée d'aller boire quelque part, mais... Un mais. Oui, il y avait toujours un mais. Lentement, sa main qui entourait ses épaules glissa jusqu'au dos de Lucia, c'est-à-dire là où il y avait les deux grosses déchirures, une gracieuseté de ses ailes. Toi et moi on va attirer les regards, mais pas pour les bonnes raisons. En temps normal, les deux jeunes femmes auraient tout de suite captivé l'attention des humains dans n'importe quel club ou bar. Toutes les deux jolies - sa nature de Chimère pesait lourd dans la balance -, elles pouvaient user de leurs charmes afin d'obtenir ce qu'elles souhaitaient, mais dans ce cas-ci, leurs accoutrements respectifs prenaient le pas sur tout le reste. Déjà que marcher pieds nus dans les rues de Toronto relevait d'une certaine originalité - on n'était jamais à l'abri d'un morceau de verre ou de petits objets pointus -, leurs vêtements pratiquement en lambeaux ne risquaient pas de se retrouver sur le dos d'une mannequin trop maigre qui défilerait sur le podium d'un défilé de mode. Bien entendu, Katniss aurait pu inviter son amie à boire en toute tranquillité dans son appartement qui se trouvait qu'à une quinzaine de minutes, mais cette dernière avait envie de s'éclater dans un lieu plus... Vivant et où personne ne tenterait de leur bouffer un bras pour le repas du soir.

- Qu'est-ce qu'on fait? On va chacune à son appartement et on se rejoint devant un bar ou on va dévaliser une boutique? Pour l'instant, tout ce qu'elle voyait se résumait à des boutiques où des vêtements hors de prix lui coûteraient pas loin d'un mois de salaire pour un kit complet. Financièrement parlant, elles ne vivaient pas sur la même planète...
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Mer 3 Juin - 23:30
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Un peu, oui, qu’elle aurait éviscéré chacune de ces horreurs rien que pour retrouver ses jolies chaussures qui allaient si bien avec ses jolies robes, ses jolis bijoux et son joli maquillage. C’était vraiment du gâchis, l’idée que ses pauvres Louboutin soient perdues, toutes seules dans l’Underground, effrayées, peut-être en train d’appeler leur maîtresse à l’aide… Bon okay, il fallait vraiment qu’elles bougent de là, Lucia commençait à délirer toute seule, alors qu’elle n’avait rien fumé, elle. Elle se laissa donc entraîner par Katniss, dans ce même Dundas Square qu’elle venait de quitter, mais qui n’avait plus du tout la même tête. Vivant, bruyant, coloré. Elle laissa échapper un bruit indéfinissable en entendant la promesse de cadeau de noël de son amie, avant de lever les yeux au ciel. Ça ne l’étonnait même pas, à vrai dire, que Katniss puisse se contenter de contrefaçons. Elle avait plein de qualités – enfin, quelques-unes, au moins – mais la mode et le bon goût n’en faisaient pas partie, ça c’était sûr. De ce point de vue-là, Lucia aurait eu beaucoup de choses à lui apprendre, si elle avait eu la patience, la force et puis surtout, l’intérêt, aussi. Elle doutait que Katniss s’intéresse jamais aux Louboutin, par exemple, alors la Selenim n’allait pas se fatiguer à prêcher dans le désert, ce n’était pas son genre. Et puis en plus, le problème avec les cadeaux, c’était que quand on en recevait, on devait en donner en retour, et c’était toujours le début d’une spirale sociale infernale. Lucia ne voulait pas avoir à se souvenir de ce genre de détail. Mais bon, Lucia était plus ou moins sauve, la Chimère n’avait probablement même pas les moyens de se payer une contrefaçon de Louboutin, qui coûtait encore beaucoup plus cher qu’une paire de chaussures normale, qui déjà coûtait cher.

Elle sursauta quand la main de Katniss descendit dans son dos, là où ses ailes avaient percé son chemisier. Sa chair avait cicatrisé, mais était encore sensible. Et son ego aussi. Elle avait oublié son pauvre chemisier, trop concentrée sur ses Louboutin. Pauvre petite soie délaissée par sa maîtresse… Mais Katniss n’avait pas tort, elles détonneraient complètement dans un bar, sauf à aller dans des bouges pourris remplis de poivrots où on servait de la bière pas chère, mais ça, pas question. Déjà, leur look était limite, même si ici, en plein Dundas Square, on trouvait de tout. Les regards se posaient bien sur elles, mais ne s’attardaient pas, habitués qu’ils étaient à avoir vu pire. Mais oui, il était évident qu’il fallait faire quelque chose. Lucia décida qu’il était temps de se reprendre en main.

— Viens, on est dans le coin le plus commerçant qui soit, la rue est pleine de boutique de luxe pour attirer le touriste. Suis-moi, je sais exactement où on va aller.

Elle se remit en marche d’un pas décidée, se dirigeant droit vers le trottoir opposé d’où elles se trouvaient, jusqu’à se planter devant une boutique Dior. En vitrine, des vêtements, des sacs à main, des chapeaux, mais pas de prix, évidemment – c’était grossier, d’afficher les prix de ces articles, complètement indécent. Lucia soupira. Elle était une habituée de la marque, mais pas de la boutique, ce qui était tant mieux, elle n’aurait pas supporté de croiser ses vendeuses habituelles dans cet état. Elle pouvait déjà imaginer la tête des employés quand ils les verraient rentrer. Même si la tête de Katniss valait aussi le détour. Lucia la prit par le bras pour la tirer dans la boutique avant que la Chimère ait pu protester et tenter de s’enfuir en courant. Elle n’aurait pas le choix.

A peine eurent-elles mis un pied dans le magasin qu’un jeune homme élégant posté à côté de la porte les accueillit d’un sourire et d’une courbette, avant de se figer en voyant leur dégaine. Il était déjà en train de penser à appeler le vigile, probablement. Lucia n’avait comme sac à main qu’une petite pochette qu’elle avait glissé dans la ceinture de sa jupe pour aller dans l’Underground, et par miracle, leurs zouaveries de tout à l’heure n’avaient pas suffit à ce qu’elle la perde. Avant que le jeune homme ait pu ouvrit la bouche, elle en sortit sa carte Platinium et sa carte membre du club VIP Dior, qui lui donnait accès aux showrooms privés en toute saison, et les plaqua sur son torse sans même le regarder, ses yeux dévalisant déjà la boutique en pensée.

— Donnez ma carte à la caisse puis rejoignez-nous au rayon des robes. Nous allons avoir besoin de vous pour porter nos affaires.

Et elle le planta là, entraînant une Katniss résignée à sa suite, direction le rayon des robes. Une vendeuse les intercepta, mais déjà, le mot était passé : elle était tout sourire et prête à se plier à la moindre de leurs exigences. Lucia planta la Chimère devant un miroir et l’observa longuement. Elle était belle, il n’y avait pas à dire, c’était vraiment dommage qu’elle ait choisi un métier de pauvre qui ne lui permettait pas de s’habiller dans des boutiques de luxe.

— Ne bouge pas d’ici.

Elle se rendit jusqu’aux rayonnages, se saisit d’une dizaine de robes de toutes sortes, longues, courtes, à bretelles, à manche, à bustier, à taille empire, à col mao, portefeuille, moulante, en soie sauvage, en lin, de toutes les couleurs. Puis elle revint vers Katniss, lui fourra les robes dans les bras et lui désigna la cabine d’essayage du menton.

— Vas-y ! Et choisis-en au moins deux, on ne ressort pas d’ici tant que tu n’as pas décidé. Je serai dans la cabine juste à côté.

Puis elle se tourna vers la vendeuse et lui demanda le modèle exact de robe qu’elle voulait, parce qu’elle connaissait le catalogue par cœur, évidemment. La torture pouvait commencer, même si pour elle, c’était plutôt le paradis.



   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Lun 22 Juin - 6:04

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- Une boutique de luxe!? Ces mots s'étaient échappé de sa bouche contre son gré. Sans même avoir la chance de protester ou quoique ce soit dans ce genre, son amie l'entraînait déjà vers la rue parfaite pour dépenser son argent à coup de milliers de dollars pour de simples accessoires. Lorsqu'elle avait avancé l'idée de dévaliser des boutiques, elle n'entendait pas par-là des boutiques Chanel, Dior ou dieu sait quelle marque qui coûtait les yeux de la tête. Elles n'allaient pas se pointer à une soirée mondaine, juste consommer de l'alcool jusqu'à plus soif. Pourtant, pour une des rares fois dans sa vie, Katniss se contenta de la suivre comme un petit chiot sans ouvrir la bouche pour rechigner contre cette idée jusqu'à ce qu'elles se plantent devant une vitrine. Puis, en une fraction de seconde, la jeune femme sentie qu'on l'attirait à l'intérieur de la fameuse boutique.  

Si Lucia ne lui avait pas refilé sa carte de crédit à la manière d'une princesse qui ne prenait même pas la peine de jeter un coup d’œil à son valet, la majorité des employés présents auraient voulu les foutre dehors à coups de pied aux fesses. Ici ne rentrait pas qui veut surtout si ces personnes ne possédaient pas l'argent nécessaire pour acheter l'objet le plus insignifiant de la boutique. Déjà qu'on pouvait lire sur leurs visages - si on oubliait leur expression commune qui s’apparentait à avoir un balai dans le c... Oui, non autant ne pas terminer cette phrase - qu'ils doutaient presque de l'appartenance de la Selenim à leur monde de paillettes et de superficialité. Ah tiens, parlant de l'avocate, elle venait de dire quoi en cette seconde? «Nos affaires»? Qu'est-ce qu'elle voulait sous-entendre par leurs affaires? Avait-elle l'intention de dévaliser la boutique? Plantée devant ce fameux miroir, l'asiatique passa à deux doigts de faire une attaque en voyant enfin son reflet. Certes sa chevelure ne s'avérait pas trop dévastée et sa peau ne semblait pas trop salie par la poussière de l'Underground, mais ce qu'elle portait présentement ne pouvait pas être considéré comme des vêtements. Horrible. Ne pas bouger... De toute façon, où pouvait-elle aller accoutrée de la sorte? Certainement pas dehors pour s'exposer à nouveau aux regards de ces centaines d'inconnus. Oh, il ne fallait pas croire que l'asiatique se souciait de ce que pensait les autres de sa petite personne ou encore de son apparence physique, c'était plutôt une question de sécurité pour les autres. Sa nature de volcan sur deux pattes oblige, endurer de nombreux commentaires qui lui manquerait de respect ne donnerait pas de bons résultats.

Lorsque son amie fut de retour avec une pile de robes à lui faire essayer dans la cabine qui semblait être aussi grande qu'un petit appartement, la jeune femme ouvrit de grands yeux ébahi. Deux? Pourquoi deux? Une seule c'est suffisant, non? Tu veux un droit de regard? Sachant qu'il valait mieux laisser tomber, la blondinette poussa un soupir avant de refermer la porte de la cabine derrière elle. Après avoir glissé son joint ainsi que d'autres choses dans son soutien-gorge, la bataille pouvait officiellement commencer... Trop petite. Trop grande. Trop serrée. Trop beurk à cause des couleurs ou encore le style supposément «à la mode». Autant dire que c'était perdu d'avance. Saleté de robe...! Cracha-t-elle à voix haute sans s'en rendre compte tout en tentant d'enfiler ce bout de tissu rouge sang, mais dont les espèces de lanières refusaient de coopérer. Est-ce que vous désirez avoir une taille au-dessus pour ce modèle? Une taille au-dessus? Oh non, c'était plutôt un plan en plusieurs étapes pour enfiler cette foutue robe sans la... Criiiiick! Oups... Avec un peu de chance, personne n'avait entendu ce petit incident qui devait coûter quelques centaines de dollars.

Au bout d'une éternité, Katniss put enfin sortir de cette cabine non sans afficher un visage légèrement rougi à cause de l'effort. Qu'est-ce que c'était chiant d'enfiler autant de robes en une seule journée. Voilà, j'ai fait mon choix, il y a celle-ci...* La première, étant celle qu'elle portait présentement - avec les loques qui lui servaient de vêtements, la Chimère n'avait pas vraiment le choix de conserver l'une des deux robes pour ne pas ressembler à une SDF - affichait un style assez particulier. Noire avec des fermetures éclairs dorées à quelques endroits, le tissu de cette fameuse robe probablement hors de prix rappelait un cuir d'excellente qualité et surtout qui moulait parfaitement ses formes assez généreuses jusqu'à la moitié de ses cuisses. Et celle-ci. C'est toi qui vas choisir, c'est ça?* Dit-elle en arquant légèrement un sourcil tout en exposant la seconde robe. À la différence de la première, celle-ci était longue et blanche. Leur seul point commun s'avérait être l'exposition flagrante de sa poitrine. On peut partir ou tu me réserves une autre séance de torture? J'avais plus de plaisir tout à l'heure. Pourquoi avait-elle l'impression qu'il restait encore deux trois accessoires à acheter? À cet instant précis, la Furie voulait simplement recommencer à mélanger l'alcool et la drogue en toute tranquillité, mais sans le voyage dans l'Underground. J'imagine qu'on ne va pas aller passer la soirée dans n'importe quel bar? Surtout pas avec ce genre de robe qui doit coûter plus cher que mon loyer. Pitié, n'importe quel endroit, mais pas un truc à la BCBG avec des clients ayant la même tête que les employés, c'est-à-dire avec ce fameux balai coincé quelque part dans leur anatomie... Déjà, Katniss avait la forte impression de faire tache dans ce décor.
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Mar 23 Juin - 22:02
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Lucia était en train d’enfiler une petite robe bustier noire et  brillante qui tenait sur sa poitrine par l’opération du saint esprit quand elle entendit distinctement le bruit d’un tissu qui craque. Elle se figea, hésitant à s’incruster dans la cabine de Katniss pour voir ce qu’elle fabriquait, puis haussa les épaules. Si cette robe s’était déchirée quelque part, c’était qu’elle avait un défaut, c’était clair. C’était en tout cas la ligne de défense que l’avocate qu’elle était présenterait aux vendeuses si elles s’apercevaient du drame, ce qui n’était même pas sûr. Ça, et le fait qu’elle était une cliente fidèle qu’il ne faudrait pas forcer à aller voir ailleurs en lui faisant payer une robe abîmée. Elle entendait la Chimère grogner et grommeler à côté et roula des yeux vers le ciel. Ce qu’il ne fallait pas entendre, tout de même ! Elle se consola de la perte de ses talons en enfilant des sandales à talons hauts en cuir noir, tourna sur elle-même pour analyser le mouvement de la robe qui lui tombait à mi-cuisse dans un évasement de tissu chatoyant et hocha la tête. Parfait. Elle sortit de sa cabine et tomba sur Katniss debout, une robe dans chaque main. Lucia observa ses deux choix longuement, puis hocha la tête.

— Je ne vois pas en quoi c’est une torture, si j’avais ton corps, je passerais ma vie à essayer ce genre de robe.

Elle désigna le fourreau que la Chimère portait actuellement d’un œil approbateur. Puis elle fit signe au type de l’entrée qui les avait suivies comme elle le lui avait demandé et prit l’autre robe des mains de Katniss avant de la jeter dans les bras du jeune homme.

— Tu prends les deux. Vous la lui ferez livrer chez elle, s’il vous plaît. Avec ça. Et ça. Et ça. Et ça.

Et ainsi de suite, à mesure qu’elle ajoutait à la pile d’accessoires des pochettes à lanière argentée, une autre paire de chaussures – pour se remettre de la perte d’une paire, il fallait en racheter deux –, des bijoux, une étole, etc. Elle donna des instructions pour la livraison des affaires à son domicile à elle, et de la robe blanche chez Katniss, puis sortit du magasin comme elle y était rentrée, c’est-à-dire en tirant son amie derrière elle, même si elle se fit moins prier, du coup. Voilà, elles étaient à peu près présentables, elles pouvaient sortir. Où ça ? Bonne question. Non, Lucia n’avait pas particulièrement envie d’aller dans un club select qui ne ferait que lui donner la migraine. Elle tapota le bras de Katniss, l’air de lui rendre service.

— Pour me faire pardonner, je te laisse le choix. De toute façon, l’important c’est d’être bien habillé pour sortir, on s’en fiche d’où on sort. Peu importe le flacon pour peu qu’on ait l’ivresse. Ou quelque chose comme ça.

Et tant pis si la Chimère se décidait pour un bar à motards ou quelque chose dans ce goût-là. Lucia avait encore sur la langue le goût métallique de la peur qu’elle avait ressentie dans l’Underground, son sanctuaire pourtant sacré, et dans les oreilles le bruit infâme que faisaient ces créatures en hurlant. Elle avait définitivement besoin de se changer les idées, alors tout lui conviendrait. Et donc, elles se mirent en marche, habillées comme pour aller à un cocktail, en pleine journée dans Toronto. Mais il était évident que si les gens se retournaient sur leur passage, c’était parce qu’elles étaient époustouflantes à regarder. Tous des jaloux ! Bref, une demi-heure plus tard, elles étaient dans un nightclub de Downtown, assises à une table hautes, perchées sur des tabourets, à se faire servir deux cocktails fluorescents dans de gigantesques verres à pied. Autour d’elles, toutes les tables étaient occupées, et un peu plus loin, la piste de danse était bondée, enfumée et zébrée de lasers stroboscopiques. La musique passait si fort qu’on s’entendait à peine parler et encore moins hurler. Lucia leva son verre et trinqua contre celui de la Chimère avant de hurler pour se faire entendre :

— Allez, buvons histoire d’oublier cette journée ! Enfin, si tu peux boire encore… Qui est-ce qui se saoule aussi tôt dans la soirée, d’ailleurs ? Y a que toi, hein.

C’était dingue, ça, Katniss était bourrée une heure auparavant, elle devait être encore bien alcoolisée, mais ça n’allait visiblement pas l’empêcher de remettre ça. Cela dit, Lucia était bien décidée à suivre le mouvement. Et d’ailleurs, elle agita le bras pour attirer l’attention d’une serveuse trop peu habillée et lui demander de leur resservir la même chose.



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Katniss B. Park
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Mer 8 Juil - 6:14

It's not only a nightmare
Qu'est-ce qu'elle allait pouvoir bien faire avec deux robes hors de prix dans sa garde-robe? Certes, la Chimère possédait tout de même un côté féminin et il lui arrivait de porter ce genre de vêtement de temps à autre, mais pas dans ce genre-là qui lui aurait coûté les yeux de la tête. Malgré sa surprise de se voir offrir ces deux bouts de tissus avec son humeur ronchonne en bonus pendant la séance d'essayage, Katniss ne manqua pas de la remercier à demi-mot face à cette étrange générosité. Peut-être que frôler la mort dans un monde alternatif face à des créatures cauchemardesques la rendait plus sympathique? L'envie de lui poser la question lui traversa l'esprit, mais quelque chose lui disait qu'il valait mieux s'abstenir d'ouvrir la bouche sur ce sujet au milieu d'une boutique de luxe avec des mortels dans les alentours. Riche ou non, l'une comme l'autre risqueraient de passer pour une espèce d'illuminée sortie tout droit de l'asile la plus proche. La parole est d'argent, mais le silence est d'or. Voilà une phrase à retenir...

Choisir un bar ou plutôt un nightclub ne fut pas trop compliqué puisque les critères ne se révélaient pas très nombreux. Le plus proche de la boutique et qui possédait un minimum de classe. Certes, choisir un endroit où elles pouvaient boire autant qu'elles le souhaitaient ne s'avérait pas difficile à trouver, mais passer le reste de la soirée dans un trou à rat avec des clients douteux n'était pas la première image qui venait en tête pour décrire une bonne soirée en agréable compagnie. Entre les lumières pouvant refiler des crises d'épilepsie, des cocktails colorés aux noms imprononçables ainsi une ribambelle de gamins qui dansaient à se fouler les chevilles sur la piste de danse, l'asiatique appréciait tout de même l'ambiance du nightclub et surtout le goût de l'alcool qui venait chatouiller son palais pour la deuxième fois de la journée. Je suis unique en mon genre! Ajouta-t-elle tout en trinquant pour ensuite boire une longue gorgée du liquide fluo.

Unique en son genre ou dépendante à l'alcool selon le point de vue de ses interlocuteurs. Si certains buvaient pour oublier une vie misérable, la jeune femme buvait simplement par plaisir, mais malheureusement cette «distraction» tombait dans l'excès - sans oublier la consommation de drogues qui pouvait se révéler mortelle pour les humains et créature surnaturelle ou non, cette dernière n'était pas pour autant à l'abri d'une quelconque overdose -. Déjà qu'une certaine quantité d'alcool coulait toujours dans ses veines, ces nouveaux verres ne viendraient pas améliorer les choses. Plus le temps passait, plus les cocktails s'enchaînaient au point où la Chimère ne se rendait plus vraiment compte de ce qu'elle buvait. Entre la musique endiablée, la danse, les invitations des pauvres types que Katniss ne se gênait pas d'envoyer sur les roses de manière très crue - contrarier une Furie ne s'avérait jamais une bonne idée, donc en contrarier une sous les effets de l'alcool revenait à jouer à la roulette russe -, la blondinette commençait à avoir quelques soucis avec sa température corporelle.  

- C'vraiment trop chaud ici! S'exclama-t-elle à voix haute tout en passant une main moite sur le haut de sa poitrine dénudée à cause de sa robe. Avec l'arrivée massive de nouveaux clients tous prêts à se bourrer la gueule comme les deux jeunes femmes, l'air en devenait presque irrespirable. Au moins, vu leur état d'alcoolémie avancé, les deux protagonistes n'avaient plus besoin de traîner dans le coin. Déjà, une petite idée germait dans son esprit à nouveau embrouillé par des torrents d'alcool. Hey Lulu! Est-ce qu'on s'barre? J'peux t'montrer mon nouvel appart'! C'pas loin d'ici et j'ai de l'alcool chez moi! On va continuer la fête ailleurs! D'un côté, cette histoire de nouvel appartement était une excuse pour quitter le nightclub, mais de l'autre, cela se révélait être la vérité. Ayant déménagé depuis peu pour un lieu de vie plus sympathique, il fallait bien le faire visiter aux rares personnes qu'elle considérait comme des amis. En plus, il n'y aurait pas chez elle tout une armée de mec en chaleur ayant en tête de les peloter pour ensuite les amener dans un lit... Sans attendre une réponse de sa part, qui sait, peut-être que le son de sa voix ne s'était pas rendu jusqu'à ses oreilles, la Furie l'attrapa par la main afin de se frayer un chemin jusqu'à la sortie. Ni une ni deux, les voilà toutes les deux à l'extérieur là où de l'air frais les attendaient. Ahhhhh! Ça fait du bien! Déclara-t-elle à voix haute au milieu du trottoir plus ou moins bondé face à des inconnus qui lui jetaient des coups d'œil agacés. Tant pis s'ils n'aimaient pas sa manière d'agir! Qu'est-ce qu'elle en avait à foutre au fond? Elle avait bien le droit de s'éclater surtout après s'être baladée dans l'Underground. Sans perdre plus de temps, l'asiatique entraîna en titubant légèrement la Selenim vers son nouveau chez soi.

- J'ai faim et j'ai envie de vodka! Une déclaration autant spontanée que véridique parsemée d'un rire presque hystérique, mais est-ce qu'elle parlait de la faim dite humaine ou plutôt celle qui lui permettait de survivre en tant que créature surnaturelle? Difficile à identifier à cause de son état. Alors que son bras restait fermement autour des épaules de Lucia en signe d'amitié, mais aussi pour ne pas se vautrer comme une idiote sur le bitume, les deux femmes arrivèrent finalement devant un immeuble de six étages avec, un certain coup de chance, un ascenseur. Heureusement que la Chimère vivait au deuxième étage et non tout en haut avec un ascenseur en panne, là, elles se seraient cassées le cou dans les escaliers... Une fois devant la porte de son appartement, Katniss attrapa sa clé enfouie dans son soutien-gorge - juste à côté de son joint encore intact - afin de déverrouiller la porte. Inutile de souligner le fait que la blondinette du s'y reprendre à quelques reprises pour la glisser dans la serrure. Quand le déclic se fit entendre, cette dernière poussa gentiment l'avocate à l'intérieur avant de refermer la porte derrière elles. Tu peux mettre d'la musique, j'vais chercher les bouteilles dans la cuisine!  Oh, ce n'était pas l'envie qui lui manquait de retirer cette jolie robe qui mettait ses formes assez généreuses en valeur, mais l'appel de la vodka et autres alcools lui semblait plus important, voire vital.
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Lucia T. Caravaggio
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Jeu 9 Juil - 23:23
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
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Il n’y avait pas à dire, cette soirée devenait cathartique à souhait. Autant Lucia avait vécu un grand moment d’angoisse, de trouille et de pression dans l’Underground, autant elle s’était bien rattrapée par la suite. Déjà, dépenser des sous lui apportait toujours la félicité, surtout si c’était pour acheter de jolis vêtements, et surtout si c’était pour s’en acheter à elle. Elle se sentait de nouveau dans son monde, un monde où c’était elle qui avait le pouvoir, où c’était elle qui décidait, où tout était sous contrôle. En plus de ça, elles étaient partie pour sa deuxième activité préférée : boire un verre dans un club. Tant qu’elles n’atterrissaient pas dans un infâme bouge rempli de piliers de bar, tout irait bien, et elle pourrait enfin se laver psychologiquement de cette affreuse journée. Elle donna donc ses conditions à Katniss et, de bien meilleure humeur, la laissa choisir le bar qu’elle voulait, magnanime. Plus rien ne pouvait déraper, de toute façon. Elle se sentait de nouveau maître de son navire. Et donc, elles débarquèrent dans un établissement plutôt select et classique, sans mauvaise surprise à première vue, il ne leur fallut donc pas longtemps pour se faire servir des cocktails et trinquer à leur soirée.

Elles enchaînèrent les verres, menant presque une compétition, même si Lucia sentait bien qu’en la matière, elle ne pourrait pas rivaliser avec la Chimère. Celle-ci partait déjà avec un certain degré d’alcool dans les veines, sans parler de ce qu’elle avait fumé, et pourtant il était clair que si toutes les deux continuaient à ce rythme, ce serait Katniss qui resterait sur ses pieds, enfin presque. Lucia avait la tête lourde, les yeux mi-clos et bougeait au ralenti. Pourtant, la quantité de verres qu’elles avaient absorbé à elles-deux auraient carrément plongé n’importe quel Humain dans le coma, il suffisait de voir la tête de la serveuse qui faisait des allers et retours entre le bar et leur table, un coup avec des verres vides, un coup avec des verres pleins. Elle n’avait pas souvent vu ça, et pour cause. Les Immortels encaissaient tout mieux que les Humains. Mais au final, ils pouvaient quand même finir bourrés, de même qu’ils pouvaient finir morts. La Selenim baissa les yeux sur Katniss, qui tirait sur l’échancrure de sa robe et dévoilait une partie de son anatomie sur laquelle les hommes assis autour d’elles louchaient depuis un bon moment. Il faut dire qu’il y avait du monde au balcon. Dans deux minutes, ils allaient probablement tenter leur chance, et la soirée allait devenir pénible. C’est à ce moment-là que Katniss proposa qu’elles s’en aillent, et Lucia était totalement d’accord avec ça. De toute façon, dans son état, elle ne pouvait qu’acquiescer et suivre le mouvement, totalement saoule.

— Ouaaaaaaaais…

Et voilà, c’était tout. Bénédiction de sa part quant au projet de la Chimère, dont elle n’avait retenu que deux choses : appartement et alcool. Elle resta perchée sur sa chaise en dodelinant de la tête. En fait, quiconque aurait voulu attenter à sa vie aurait dû faire ça : lui bourrer la gueule et profiter de cet état de semi-conscience dans lequel elle plongeait immanquablement pour lui trancher la gorge. Elle émit un gloussement discret en sentant Katniss lui agripper la main et la tirer en avant. Youhouuuuu… Lucia n’avait plus vraiment conscience de rien à part du contact de la Chimère. Sinon, les gens, la rue, tout ça, n’était qu’une bouillie de sons et de couleurs. Elle s’appuya de tout son poids sur l’épaule de Katniss et tituba sur ses talons aiguilles sans cesser de ricaner comme une sociopathe. Elle tenta de se redresser et agita sa pochette devant elle avec fermeté.

— Moi aussi !

Elle fit une pause, puis décida que sa réponse exigeait d’être un peu développée et ajouta :

— Moi aussi j’ai envie de vodka !

Elle ne sut jamais comment elles arrivèrent chez Katniss sans se casser la figure ni se faire arrêter. Lucia eut l’impression de marcher dans des sables mouvants tout du long et comptait bien sur la Chimère pour la soutenir, sauf que celle-ci, visiblement, comptait sur Lucia pour la soutenir, et il y eut quelques moments délicats, mais finalement elles arrivèrent à bon port. Même si ça vie en dépendait, Lucia aurait été incapable de retrouver le chemin de l’appartement de Katniss tellement elle n’avait aucune idée de où elles se trouvaient en cette seconde, mais ça n’avait pas d’importance. Elle regarda son amie fouiller son décolleté pendant de longues minutes.

— Tu veux que je t’aide ?

Mais non, c’était bon, Katniss avait trouvé sa clé. Deux minutes plus tard, la Selenim se vautrait dans le canapé de la Chimère et fermait les yeux. Puis elle se souvint qu’elle était censée mettre de la musique et ça lui parut soudain être une question de vie ou de mort. Elle roula du canapé, tomba à moitié par terre, se releva et chercha la chaine hifi des yeux, sous pression. Elle attrapa un CD au pif et lança le disque. Quand les premières notes s’élevèrent, elle se détendit de nouveau et regarda autour d’elle. C’était un appartement… euh, appartementesque. Assez spacieux, pas vieux, pas bourgeois, classique, quoi, le genre d’endroit où Lucia n’aurait jamais mis les pieds en temps normal. Et ça manquait de photos. Il n’y avait pas de photos ? Des photos de Katniss bébé. Les Humains faisaient ça, non ? Tout d’un coup, elle mourait d’envie de trouver des photos. Elle se traîna dans le salon, tournant en rond, une main contre le mur, à la recherche de photos. Du coup, ça ne manqua pas, elle finit par se prendre les pieds dans quelque chose et tomba à genoux derrière le canapé en poussant un hurlement, comme si c’était la fin du monde, mais c’était la fin du monde, elle allait encore déchirer sa robe ! Mais en fait, non. Elle entendit Katniss revenir et réapparut de derrière le canapé, un bras par-dessus le dossier.

— T’as pas de mari ? Pas d’enfant ? Tu remontes dans mon estime. Enfin t’en étais pas vraiment descendue donc bon.

C’était dur de parler avec la bouche pâteuse comme ça. Elle partit d’un rire un peu hystérique, toujours cramponnée à son canapé. Allez, à boire !




   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 17 Juil - 7:34

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Marcher jusqu'à la cuisine se révélait pratiquement être un parcours du combattant au point où elle dut envoyer valser ses talons hauts histoire de ne pas se casser la gueule. Heureusement que le comptoir existait ainsi que la table de la cuisine, car sans un quelconque appui, la Chimère n'aurait peut-être pas atteint l'armoire contenant quelques bouteilles de divers alcools. Reconnue comme une potentielle alcoolique - quoique le mot «potentiel» s'avérait faible -, il ne fallait pas être surpris de tomber sur une collection importante de bouteilles en tous genres, que ce soit avec un taux d'alcool impressionnant ou un liquide plus doux. Déjà qu'en tant que créature surnaturelle sa résistance à ce genre de produit se révélait plus élevée qu'un humain lambda, cette dernière buvait depuis un âge non légal aux yeux du pays où elle avait vu le jour. Selon son point de vue, ce genre de loi ne s'appliquait pas à son cas à cause de ses origines chimériques, donc pourquoi la forcée à boire de manière raisonnable, ou à l'époque où elle était mineure, pourquoi l'empêcher de faire ce qui lui plaisait? Alcool et drogue, c'était un bon mélange explosif et surtout amusant, non?  

Une fois ses bouteilles en main, c'est-à-dire de la vodka, la Furie tituba doucement jusque dans le salon où une musique assez forte pour réveiller ses voisins de palier l'oblige à élever la voix dans le but de se comprendre par son amie - dont elle ne prit pas la peine de souligner sa position saugrenue, quoique, vu son propre état, cela lui paraissait pratiquement normal -. Un mari c'est inutile et je hais les mioches. «Mariage» se jumelait bien avec le mot «sacrifice» ou encore «concession». Être en couple, se marier avec quelqu'un d'autre ou tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à une relation stable se résumait par une série de sacrifices. Devoir accepter que l'autre n'a pas les mêmes intérêts que soi ou encore limiter certaines choses simplement pour lui faire plaisir. Des conneries en somme qui ne l'intéressaient pas le moins du monde. Indépendante dans l'âme, jamais la jeune femme n'irait se placer devant un hôtel de son plein gré pour se faire glisser une bague au doigt. Sans oublier les gamins qui passaient leur temps à baver, remplir leurs couches, à mâchouiller tout et n'importe quoi. Si jamais la Chimère avait envie de connaître ce type d'expérience, autant s'acheter un chien, lui au moins ne l'enverrait pas balader pendant sa crise d'adolescence.

- Bouge pas d'là! S'exclama-t-elle avant de s'avancer vers Lucia pour ensuite se laisser glisser sur le sol derrière son canapé. Curieusement, l'endroit se révélait assez confortable. Sans attendre une réponse de sa part, cette dernière lui fourra l'une des deux bouteilles dans les mains. Bois ça! C'est d'la vodka! Ni une ni deux, Katniss apporta le goulot jusqu'à ses lèvres pour y boire une longue gorgée brûlante. Si jamais elle survivait à cette soirée alcoolisée dont elle n'avait pas connu ce genre d'ampleur depuis belles lurettes, la gueule de bois ne la raterait pas au passage... Au bout d'un moment, l'asiatique sembla soudainement réaliser qu'elle possédait autre chose dans son soutien-gorge qui pouvait venir ajouter une couche supplémentaire à sa future gueule de bois. Son fameux joint autrefois confisqué par une certaine avocate tout aussi saoule que sa petite personne. Encore une fois, Katniss plongea l'une de ses mains dans son décolleté sans aucune gêne pour partir à la recherche de son joint ainsi que de son briquet. Une fois l'objet de ses désirs entre ses mains, la créature colérique l'alluma tranquillement avant de le conduire jusqu'à ses lèvres. Oh bien sûre, la blondinette n'en oubliait pas pour autant la présence de la Selenim à ses côtés. T'en veux belle créature? Lui demanda-t-elle avec une voix quelques octaves plus bas qu'à son habitude tandis que son bras se glissait autour des épaules de la brunette pour ensuite éclater de rire devant ses propos. Une pseudo tentative de drague ratée? Qui sait.

Appuyée contre le mur du salon, ses jambes allongées jusqu'à toucher le canapé, la bouteille à moitié remplie à ses côtés et cette furieuse envie de retirer cette satanée robe qui l'empêchait de respirer comme bon lui semblait, l'aspect bavard de la Chimère semblait ressortir avec tout cet alcool dans son sang. Boire, fumer, s'envoyer en l'air et bouffer. Si c'était pas de ces p'tite guerres débiles entre les Démons et tous ces idiots, la vie s'rait parfaite. La Reine et ses histoires de vengeance ou d'Arcadie ou bien les deux. Non mais sérieusement, qu'est-ce qu'elle en avait à foutre? Surtout, depuis quand était-elle un sujet de la Reine? Aux dernières nouvelles, elle avait toujours agi comme bon lui semblait sans jamais obéir à qui que ce soit. Personne ne viendrait lui passer un collier ainsi qu'une laisse autour du cou, car... Oh tiens, n'était-ce pas un gargouillement au creux de son ventre? J'ai faim... Articula-t-elle lentement avant de tourner son regard bleuté - feux, bien évidemment, pour ça il fallait dire merci aux verres de contact - vers Lucia. Non, ce soir ce n'était pas une faim ordinaire, c'est-à-dire un besoin de se nourrir de ce que les humains avalaient tous les jours, mais plutôt celui de l'énergie vitale. Interdiction de toucher à ceux et celles qu'elle appréciait. Ne suivait-elle pas un code d'honneur grâce à sa mère par la faute de sa condition de Furie? Mais cette dernière s'avérait en droit de se poser la question suivante; est-ce qu'une Chimère de son espèce pouvait tuer un Selenim en se nourrissait sans chercher à la tuer? Cela ne risquait pas d'être ce soir qu'elle aurait la réponse à cette étrange question.

«Bang, bang, bang!». Curieux, ce rythme ne faisait habituellement pas partie de la musique. Après de longues secondes à analyser ce bruit, l'asiatique compris enfin sa provenance. C'moi ou y'a quelqu'un qui tape dans l'mur? Rien de bien surprenant vu le volume de la musique qui envahissait la pièce et assurément la chambre d'un de ses voisins qui ne semblait pas du tout content d'être retiré des bras de Morphée. C'est peut-être la bouffe qui va débarquer toute seule. Un rire s'échappa d'entre ses lèvres au moment où elle aspirait la fumée de son joint, passant à deux doigts de s'étouffer comme une idiote. Fumer, boire et peut-être même manger, Katniss s'approchait de plus en plus de sa petite vie parfaite...
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Lun 20 Juil - 20:38
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Alors apparemment, un mari c’était inutile. Pour les enfants, Lucia était plutôt d’accord, c’était sale, ça coûtait cher, c’était bruyant, ça cassait tout et surtout, c’était tout petit et c’était trop bizarre de voir ces versions de poche d’êtres vivants normaux, franchement. La Selenim avait deux étranges récriminations, dans le domaine des enfants : le fait qu’ils étaient petits et les jumeaux. Quand elle voyait deux petits jumeaux côte à côte, ça lui faisait toujours froid dans le dos, on avait vraiment l’impression que la nature avait eu le hoquet ou quelque chose comme ça. Mais bref, elle applaudit d’une main contre le canapé pour donner sa bénédiction à cette affirmation. Pour le mari, eh bien ça dépendait. Lucia croyait fermement en l’amour, peut-être un peu trop fermement pour le laisser un jour entrer dans sa vie, même. En revanche, le mariage n’avait rien à voir avec l’amour, elle était bien placé pour le savoir vu la famille dans laquelle elle était née. Être amoureuse un jour, pourquoi pas, se marier, certainement pas, ça ferait trop plaisir à sa mère. Ou alors, elle se marierait avec un rebut du genre Berserker. Mais à condition qu’elle en soit amoureuse, et elle ne risquait pas de tomber amoureuse d’un Berserker, autant épouser une cuvette de chiottes, ça revenait au même. Mais non, le mariage, pour Lucia, c’était un devoir, c’était ainsi qu’on le lui avait appris et cela faisait très longtemps qu’elle le fuyait comme la peste.  

Puisque Katniss le lui demandait, elle ne bougea pas de là où elle était, de toute façon elle n’était pas certaine d’en être capable. Elle vit donc la Chimère la rejoindre et se poser à côté d’elle, deux bouteilles à la main. Lucia prit celle que son amie lui tendait et l’imita, avalant une grande lampée d’alcool. Elle regarda Katniss sortir son joint – le fameux joint qui avait survécu à son voyage dans l’Underground, au shopping de tout à l’heure et aux danses endiablées de boîte de nuit. Oui, il avait bien mérité d’être fumé. Elle contempla la main tendue de la Chimère et hésita quelques secondes avant de secouer la tête. Elle ne se rappelait pas avoir fumé ou ingéré la moindre substance chimique de ce genre depuis le début de ce siècle, voire du siècle dernier. Là d’où elle venait, et compte tenu de la vie qu’elle menait, elle avait souvent dû s’adonner à ce genre de pratique – absinthe, opium et autres trucs douteux qui arrivaient souvent de Chine ou d’Amérique du Sud par bateau directement sur les quais du port de Genève avant d’être acheminés vers Milan. A bien y réfléchir, finalement, elle s’était drôlement assagie, ou bien elle s’était lassée, elle ne savait pas trop. Elle donna une petite tape sur l’épaule de Katniss en faisant sa modeste devant le compliment, comme si elle avait quatorze ans. Il faut dire que Lucia aimait bien les compliments, surtout sur son apparence.

— T’es sympa tu sais ? Tu le sais que t’es sympa ? Je t’aime beaucoup.

Il fallait bien beaucoup d’alcool dans son sang pour qu’elle en vienne à dire des trucs pareils. Elle laissa échapper un rire bref et leva sa bouteille pour saluer les paroles de Katniss, avant de se rendre compte qu’en fait, elle n’était pas vraiment d’accord. Et le pouvoir alors ? Et l’ambition ? La vie n’avait plus d’intérêt sans ça ! Et la guerre, justement, même si c’était clair qu’elle était idiote, servait des tas d’intérêts, de tas de personnes. Elle tourna son visage vers son amie et la regarda avec deux grands yeux mouillés.

— Dis pas ça. Je me lèverais pas le matin si ma journée n’était faite que de bouffe et de sexe. Et en plus, si tu faisais ça tu rentrerais plus dans les jolies robes qu’on a achetées. Tu sais, la bouffe… là, et là…

Elle enfonça son doigt sur le côté de la fesse de Kat en gloussant, sans trop penser qu’elle s’était mise à bitcher sévèrement. Est-ce que c’était de parler de nourriture qui donnait faim à Katniss ? La Selenim allait lui proposer de commander une pizza ou quelque chose comme ça, bien trop saoule pour comprendre qu’elle parlait d’autre chose, pour se méfier ou capter son regard. Mais des coups tapés au mur l’empêcha de parler et elle se contenta de rester là le bec ouvert comme si le bruit émanait de Dieu en personne. Mais non, apparemment, quelqu’un tapait au mur. Lucia se releva en titubant, alla jusqu’au mur et donna elle-même quelques coups dedans en criant :

— On se calme c’est pas poli de faire autant de bruit !

Non mais oh… Ce que les gens étaient mal élevés, n’empêche. Elle se retourna vers Katniss.

— T’en fais pas, je vais te faire à manger. Tu vas adorer ma cuisine.

Enfin, ou pas. Lucia, sobre, faisait le strict minimum en matière de nourriture et passait son temps à commander des plats chez des traiteurs de luxe. Elle trouva la cuisine un peu par miracle, tourna en rond dedans pendant deux minutes, puis oublia ce qu’elle était venue faire ici et retourna dans le salon en buvant une gorgée de vodka. Elle s’agenouilla face à Katniss et plongea son regard dans le sien.

— Tu veux manger quoi, au fait ? Demande tout ce que tu veux, je sais tout faire.

Mensonge ou prétention, elle-même ne savait plus. En revanche, elle aussi commençait à avoir faim, une drôle de faim dévorante, qui en fait venait de Katniss, mais déjà que l’empathie, d’habitude, Lucia ne maitrisait pas, alors dans son état, c’était encore pire. À ce moment-là, le voisin recommença à taper au mur. Par réflexe, Lucia balança sa bouteille contre le mur, qui éclata en morceaux. Oups. Katniss n’allait pas être contente. Son pauvre appartement de prolétaire… Le voisin cessa de cogner. Lucia reporta donc son attention sur son amie, attendant qu’elle lui passe commande. Franchement, Katniss était un peu floue, avec tout l’alcool que la Selenim avait dans le sang. Et soudain, d’autres coups retentirent. À la porte, cette fois.



   

   
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Katniss B. Park
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Mar 28 Juil - 8:30

It's not only a nightmare
Son joint entre les lèvres, une bouteille d'alcool dans une main, l'autre autour des épaules de Lucia et la musique en fond sonore qu'elle entendait à peine malgré le volume élevé, Katniss n'aurait pas échangé sa place pour rien au monde. N'était-elle pas bien là en train de boire et de fumer en compagnie d'une copine? Pas de monstres cauchemardesques pour venir les emmerder ou pour bouffer les chaussures hors de prix de la Selenim. Pas de vêtements déchirés - quoique sa robe l'agaçait sérieusement au point où elle était bien capable de se mettre à poil sans se soucier de l'avocate à ses côtés -. Rien qu'un paradis parfait et bruyant à souhait. Un peu trop bruyant pour l'un de ses voisins, mais ça, la Chimère s'en fichait éperdument...

Quand la jolie brune toucha une partie de son anatomie, l'asiatique ne put s'empêcher d'éclater de rire même si ses propos s'avéraient plus ou moins sympathiques. Si j'm'envoie tout l'temps en l'air, j'vais jamais grossir! Puis, laissant celle-ci envoyer balader son voisin mécontent pour ensuite la laisser se balader librement dans son appartement - avait-elle dit qu'elle allait lui préparer un truc à manger ou c'était une hallucination produite par l'alcool et la drogue? -, la blondinette rigola de nouveau en voyant son amie revenir bredouille tout en s'agenouillant en face de sa petite personne. Qu'est-ce qu'elle voulait manger? Ah ça, ce n'était pas compliqué à préparer. Un peu de folie et c'était prêt à manger! J'ai une p'tite idée... Articula lentement la Furie en laissant tomber son joint sur le plancher tout en ayant l'intention de glisser ses deux mains sur son visage pour que son regard n'échappe pas au sien. Manque de bol, le crétin de voisin se remis à taper de plus belle comme un véritable cinglé... La scène de la bouteille qui éclatait contre son mur se passa trop vite pour que son cerveau puisse analyser l'information. Heureusement, puis Katniss aurait probablement péter un câble, quoique, vu son état, les chances semblaient très minces pour que sa nature de volcan sur deux pattes n'éclate ce soir. «Bang, bang, bang!». Ah, ça par contre, sa cervelle lui signalait que la personne mystère cognait à cet instant à sa porte.

- J'arrive! Se relever fut plus difficile que prévu même en s'accrochant au canapé et de poser sa main contre le mur histoire d'avoir un minimum d'appui. Si cela n'avait été des coups donnés à la porte pour l'encourager à se lever plus vite et qui accessoirement, semblait résonner à l'intérieur de son crâne, la Chimère n'aurait pas levé le petit doigt pour un voisin frustré. Conservant sa main contre le mur d'un côté pour ne pas tomber et de l'autre pour se guider - à ce stade-ci, elle aurait été bien capable de se perdre dans son propre appartement -, cette dernière longea celui-ci jusqu'à la porte d'entrée avant de l'ouvrir d'un coup sec. Devant elle, se tenait un type d'environ son âge, c'est-à-dire dans la trentaine, dont le nom lui échappait totalement et qui ne se gênait pas pour l'engueuler comme un fou sans prendre la peine de noter son taux d'alcoolémie très avancé. Alors qu'il hurlait un truc par-dessus la musique sur «le respect des voisins de palier» et du «boucan fait à une heure pareille», Katniss se contenta de lui sourire bêtement pendant quelques secondes jusqu'à ce que sa main se précipite vers l'avant à la manière d'un fauve dans le but de l'empoigner par la gorge, ses doigts serrant durement sa trachée. Au moins, il ne pourrait plus gueuler comme une truie et ça ne gâcherait plus la musique. Loin de vouloir l'étrangler devant sa porte d'entrée, la Furie l'attira dans sa direction pour l'obliger à pénétrer dans son appartement, referma la porte, puis le plaqua contre celle-ci tandis que sa main libre attrapait sa mâchoire pour le forcer à baisser la tête. Regarde-moi dans les yeux. Au fond de ses pupilles, des flammes dansaient littéralement au fond de celles-ci. Plus son regard s'attardait sur lui, plus l'homme devenait agité sans pour autant pouvoir exprimer cette nouvelle folie puisque les sons mouraient au fond de sa gorge à moitié écrasée par sa main. Quand la créature chimérique le jugea prêt à la consommation, cette dernière plaqua sa bouche sur celui-ci pour en aspirer le plus rapidement possible son énergie vitale. En moins d'une petite minute, l'être vivant se transforma en vulgaire cadavre encore chaud. Puisqu'il était devenu inutile pour sa petite personne, Katniss le relâcha sans douceur ce qui fit chuter le corps comme un simple sac de patates.

- Oups... J'crois que j'ai fait une bêtise, dit-elle avec une voix enfantine tout en relevant son visage souriant vers Lucia. Le point positif dans cette histoire, c'était qu'elle n'avait maintenant plus faim et au lieu d'avoir pris son amie comme repas - qu'elle aurait pris la peine de garder en vie soit dit en passant -, c'était un humain qui en avait fait les frais. Sauf, un petit problème se présentait de lui-même à l'asiatique. Un problème d'environ quatre-vingts kilos étalé devant sa porte d'entrée. Quoique, était-il vraiment mort? À la suite d'un coup de pied dans les cotes, la confirmation s'imposa aussi d'elle-même. Ça aurait été bête de gâcher de l'énergie vitale. On s'en débarrasse comment? On l'balance par la fenêtre? On l'découpe en morceaux? Et ensuite? Un cadavre balancé sur le bitume ou encore dans une benne à ordures ne semblait pas être la chose la plus subtile au monde. Le tailler en pièces pouvait être intéressant, mais qu'est-ce qu'elles pourraient bien faire avec les membres découpés? Organiser un barbecue entre copines autour de quelques verres? Non, très mauvaise idée et c'était passible de prison. Comme le meurtre d'ailleurs... Dire que l'on avait faim comme ligne de défense ne risquait pas d'être réellement utile devant le juge ainsi que le jury. Tu sais faire disparaître un cadavre? J'bouffe pas chez moi quand j'ai faim! À cause de l'alcool dans son sang, son cerveau refusait de fonctionner correctement. En temps normal, Katniss aurait trouvé une solution en un claquement de doigts, mais là, tout s'avérait différent et surtout très problématique. Chaque nouvelle idée s'avérait plus farfelue et irréalisable que la précédente. Dans l'état actuel des choses, est-ce que Lucia risquait de trouver une meilleure idée?
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Lucia T. Caravaggio
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Jeu 30 Juil - 22:34
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
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Pendant quelques secondes, Lucia eut un blanc, alors qu’elle avait demandé à Katniss ce qu’elle voulait mangeait et que celle-ci la regardait comme une part de gâteau dans la vitrine d’un boulanger. Autant dire que la Selenim était bien trop saoule pour se rendre compte de ce qui était en train d’arriver, ou plutôt de ce qui avait failli arriver. Pire qu’un nouveau-né, totalement désarmée, sauf, bien sûr, quand on l’emmerdait, et de ce point de vue-là, le voisin de la Chimère se posait là. Sérieusement ? Il avait décidé d’arrêter de taper au mur, ce qui était bien, mais en échange, à présent, il tapait à la porte. Lucia pouvait comprendre pourquoi, dans la presse, on lisait parfois que des gens tout à fait normaux pétaient un boulon et allaient assassiner leurs voisins à coup de marteau dans la figure, sur un coup de folie. Heureusement, c’est Katniss qui se chargea d’aller lui ouvrir, et en même temps, c’était normal, c’était chez elle, ici. Lucia se contenta de se relever en titubant et de se laisser tomber sur la banquette comme une radasse, la robe relevée sur ses cuisses, les cheveux en bataille et le mascara plus vraiment à sa place sur ses yeux, bref, elle commençait à ressembler à une ruine et quand elle verrait sa tête dans le miroir le lendemain matin, elle allait pousser des cris perçants et faire promettre Katniss en lui faisant signer un contrat avec son sang de ne jamais parler de cette soirée à qui que ce soit, il en irait de son image et de sa réputation tant personnelle que professionnelle. Mais tout ça, ce serait pour plus tard, après la nuit, après la gueule de bois. Non, là tout de suite, Katniss avait apparemment convié le voisin à la rejoindre. Bon, okay.

Enfin, convié, c’était un grand mot. Comme il venait tout d’un coup d’arrêter de gueuler, Lucia se pencha en avant pour voir ce qui se passait et vit la Chimère violenter quelque peu son voisin, ce qui la fit rire. Il se débattait et elle le regardait et lui disait des choses que la Selenim ne captait pas, et puis tout d’un coup, elle lui roula un gros patin. Du moins c’est ce qu’elle crut pendant encore de longues secondes jusqu’à ce qu’ENFIN elle percute, de même qu’elle comprenne d’un coup ce que Katniss avait été sur le point de faire tout à l’heure. Une pensée qui offensait son côté Selenim et les siècles d’éducation bourgeoise qu’elle avait reçue, même si d’un autre côté, elle se disait que ça lui était égal, mais c'était peut-être l'alcool qui parlait. Enfin, sauf qu’elle ne voulait pas mourir. Oh, est-ce que son amie l’aurait tuée ?? Noooooon… Si ? Bon ben elles ne le sauraient jamais maintenant. En tout cas, ça n’était pas vraiment coquin à regarder, la scène ne dégageait pas du tout la même impression qu’un vrai baiser, personne n’aurait pu s’y tromper, même bourré. Et puis le type tomba, avec la mollesse et la lourdeur d’un cadavre, elle en déduisit donc qu’il était mort. Elle garda le regard fixé sur le cadavre de longues secondes avant de le relever sur Katniss. C’était étrange comme Lucia avait tout à fait la sensation qu’elles venaient de se mettre dans les ennuis jusqu’au cou en dix secondes et comment, en même temps, elle n’arrivait pas à s’en inquiéter, et pire, elle fut prise d’un fou rire incontrôlable. Une bêtise ! Elle roula sur le canapé en se tenant le ventre et en se disant qu’elle allait vomir toute sa tequila dans trente secondes, à ce rythme. Puis elle se redressa d’un coup, la main levée comme une élève à l’école cherchant à prendre la parole.

— Oui ! Moi je sais ! Enfin, j’ai déjà défendu plein d’assassins et ils avaient tous leur technique pour ça.

Elle se rassit correctement sur le canapé et compta sur ses doigts avec application.

— Y en a qui a tué sa femme et qui l’a laissée tremper trois mois dans sa baignoire remplie d’eau de javel. Mais ça fait pas fondre les dents et les ongles… Sinon y a ce type qui a découpé le corps et passé les morceaux dans son micro-ondes pour les cuire et ensuite il les a fait bouffer à ses chiens. T’as des chiens ? Non ? Bon. T’as pas un chantier de construction pas loin ? Parce qu’on pourrait balancer le corps dans du béton et personne le retrouverait jamais, sous l’immeuble une fois construit. Ah, une fois j’ai eu une femme comme cliente qui avait le pouvoir de changer ce qu’elle touchait en pierre, elle avait transformé sa belle-mère en statue et l’avait cassée à coup de batte de baseball ! Ah mais on n’a pas de batte de baseball…

Bon ben c’était mort alors, elles allaient devoir appeler la police. Le point positif c’était que Lucia pourrait leur servir d’avocat. Elle fronça le nez, parce que tout d’un coup, elle trouvait que ça sentait le brûlé. Elle resta immobile quelques secondes en se disant qu’elle avait chaud, aussi, surtout dans le dos. Elle s’agenouilla sur le canapé et se pencha au-dessus pour regarder derrière. Des flammes en léchaient la base, et sautillaient aussi sur le parquet en ligne droite vers le mur le plus proche.

— Oh…

Elle se tourna vers Katniss sans trop savoir comment lui dire, mais en même temps, ça commençait à se voir. Lucia resta plantée sur son canapé comme une crypto-Jeanne d’Arc.

— On fait quoi ? Qu’est-ce qu’on fait ? On fait quoi ?

Pas très efficace en situation de crise, donc, la Selenim bourrée.



   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Sam 15 Aoû - 4:58

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À force de parler autant pour lui expliquer diverses manières de se débarrasser d'un cadavre, l'avocate allait lui refiler la migraine ou encore la nausée. La bouche légèrement entrouverte comme une espèce d'abrutie - le mélange alcool et drogue ne l'aidait pas à améliorer son image et encore moins sa raison -, l'asiatique suivi le regard de son amie vers l'arrière du canapé sans réagir immédiatement à la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Tiens, d'où venaient ces flammes? D'une défectuosité électrique? Sans chercher à vraiment comprendre le problème, la créature chimérique fit quelques tours sur elle-même pour trouver une solution.

- Je sais! Fière d'avoir une idée en tête pour éteindre les flammes - ah non, pas celle d'aller chercher l’extincteur accroché à un mur de la cuisine -, Katniss attrapa la première bouteille d'alcool qui traînait à ses pieds afin de la balancer dans la direction du feu de camp. Dès que la bouteille éclata en plusieurs morceaux de verre sous l'impact, mais aussi celle de la chaleur, le feu augmenta d'intensité en une fraction de seconde. Alors là, bravo, elle venait d'empirer une situation déjà catastrophique. À quoi avait-elle pensé? Ah oui, non, elle n'avait pas vraiment pris la peine de réfléchir à son action. Merde... Souffla-t-elle tout en observant d'un œil hagard les flammes lécher tranquillement le plafond de son appartement. Plus les secondes passaient, plus la fumée devenait épaisse et l'air pratiquement irrespirable. Non, elles ne pouvaient pas rester ici plus longtemps à moins de souhaiter de mourir asphyxié. Mourir ne se retrouvait pas dans les activités à accomplir durant cette soirée. Allez viens! Au moins il va cramer avec mon appart'! Le «il» concernant le cadavre du pauvre type allongé sur le plancher, cela lui faisait un problème en moins sur sa liste déjà un peu trop longue. Au moins, personne ne viendrait l'accuser d’homicide volontaire et elle ne passerait pas l'éternité enfermée dans une prison pour femmes. Qui sait si quelqu'un allait prendre la peine de la visiter de temps en temps. Certainement pas sa famille, car sa propre mère aurait été capable d'aller la voir simplement pour l'étrangler de ses mains devant les bêtises de son unique fille alcoolique.

Alors que la Chimère fit un mouvement vers la sortie, cette dernière retourna son attention vers la Selenim qui ne semblait pas se déplacer assez vite à son goût. Ni une ni deux, la Furie s'élança vers elle dans le but de lui attraper le bras pour l'entraîner à sa suite. Lucia! Bouge tes fesses! Sans attendre une quelconque réponse de sa part, Katniss l'amena en dehors de son appartement, non sans tituber dangereusement au passage, pour regagner rapidement l’ascenseur de son immeuble. Bien entendu, cela aurait été sympathique de sa part d'avertir ses voisins pour éviter qu'ils se réveillent sous les diverses alarmes détectant la fumée, mais à ses yeux, sa vie valait beaucoup plus que celle d'une poignée d'humains insignifiants. Une fois à l'extérieur, au lieu de déserter les lieux, la blondinette se contenta de traverses la rue, puis de s'asseoir sur le trottoir en face du bâtiment dont elle pouvait voir les flammes par les fenêtres aux côtés de Lucia. Au loin, des sirènes d'urgences semblaient s'approcher à une vitesse folle. Couverte d'un peu de suie et loin d'être affolée, les yeux de la jeune femme fixaient son lieu de vie partir littéralement en fumée.

- J'peux dormir chez toi? J'ai plus d'appart', lui demanda-t-elle d'une voix morne tout en tournant son regard vers son amie. Puis, comme si elle réalisait l'ampleur de la situation, l'asiatique ne se mit pas à pleurer, mais plutôt éclata de rire à la limite des larmes. Il valait mieux rire que de pleurer? Au bout de quelques secondes à tenter de récupérer son souffle, cette dernière articula quelques mots supplémentaires tout en posant sa tête sur l'épaule de la Selenim, merci pour la robe, ça m'fera un truc à mettre d'main pour le boulot... Au moins elle ne serait pas obligée de se pointer à poil au boulot, quoique, un incendie accidentel devait être un excellent motif pour ne pas aller bosser, non? Une chose à la fois, avec son cerveau embrouillé par l'alcool, trouver une solution à chacun de ses nouveaux problèmes se révélait pratiquement impossible. La panique viendrait demain avec la gueule de bois. Là, ça allait être beaucoup moins drôle.
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Mer 19 Aoû - 18:08
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Ce n’était pas le premier incendie auquel Lucia assistait. Au fil de ses pérégrinations en Europe, elle en avait vues, des villes partir en cendre. Le feu avait été, pour l’homme, un ennemi mortel pendant des centaines de milliers d’années. Et aussi, dans certains pays, on faisait encore brûler les sorcières. Dans tous les cas, c’était un destin qui n’avait jamais vraiment tenté la Selenim, mais il n’y avait pas à dire, c’était fascinant, comme phénomène, voire hypnotique. Ce qui expliquait – avec aussi probablement le degré d’alcool qu’elle avait dans le sang – qu’elle reste plantée là à regarder ce pauvre canapé se faire dévorer par les flammes de plus en plus importantes. C’était comme un monstre cannibale qui aurait eu toujours faim et dont la bouche vorace engloutissait tout ce qui se présentait à lui, moquette, canapé, rideaux, mobilier. Rien à voir avec, par exemple, ses récentes expériences incendiaires avec Phoenix, dont le pouvoir était si agressif. Non, là, c’était beau. Et ce fut beau aussi, le lancé de bouteille de Katniss. Lucia suivit des yeux la courbe élégante, puis la bouteille éclata et l’alcool tomba en pluie sur le brasier qui doubla de volume aussitôt. Comme si elle venait d’assister à l’explosion d’une fusée un peu plus grosse que les autres pendant un feu d’artifice, elle laissa échapper un « oooooooh » fascinée et applaudit des deux mains. Katniss était une vraie magicienne !

Mais apparemment, il était temps de partir. Où, Lucia ne savait pas. Elle continuait de fixer les flammes d’un air débile, et elle avait totalement oublié qu’il y avait un cadavre vautré sur le sol de l’appartement de la Chimère. Mais oui, effectivement, il allait brûler avec l’appart – et peut-être même avec tout l’immeuble. Est-ce qu’il fallait appeler les pompiers ? Le temps qu’elle y pense, Katniss s’était déjà mise en mouvement, elle, et Lucia se sentie tirée vers la sortie et se laissa faire avec l’impression de planer à quelques centimètres du sol. Et pour cause. Elle s’aperçut seulement une fois dehors sur le trottoir qu’elle était de nouveau pieds nus dans ses collants. Non ! Noooooooooooooon ! ! Comme un choc électrique, elle se releva et gesticula toute seule sur le trottoir face à l’appartement en feu pendant que Katniss restait prostrée. Comme si son propre enfant était bloqué dans les flammes, la Selenim poussait des cris aigus et portait les mains à ses cheveux en pensant à sa pauvre paire de chaussures toute neuve en train de se racornir et de fondre sous l’action de la chaleur. C’était une malédiction et un drame personnel, deux paires de chaussures perdues en une journée. Lucia n’était pas sûre de se remettre un jour de cette catastrophe. Finalement, à bout de forces et totalement déprimée, elle se laissa tomber sur le trottoir à côté de la Chimère, qui lui demanda si elle pouvait squatter chez elle avant d’éclater de rire comme une démente.

— Oui, tu peux, mais interdiction de fumer chez moi. Je ne peux pas perdre une paire de chaussures de plus dans ma vie, là, tout de suite.

Elle se mit à geindre des trucs inintelligibles pendant que Katniss continuait à se marrer, et toutes les deux avaient l’air de folles échappées de l’asile, mais en même temps, la rue s’était remplie de gens, dont des habitants de l’immeuble qui eux aussi criaient et tournaient en rond. D’ailleurs, ça serait une bonne idée de partir d’ici. Lucia conservait encore quelques réflexes d’avocates malgré son état d’ébriété avancé et elle savait bien que bientôt, il allait falloir un coupable et que l’enquête pointerait Katniss du doigt. Et ils trouveraient même probablement l’origine du feu, ils trouvaient toujours. Sans parler du corps. Bon. Tout ça, elles s’en occuperaient demain. Elle se leva, et cette fois ce fut elle qui tira la Furie par la main pour la mettre debout.

— T’en fais pas, j’ai plein d’affaires à te prêter, tu n’iras pas bosser toute nue.

Oui, Katniss n’imaginait probablement pas la taille du dressing de la Selenim. Et d’ailleurs, l’idée qu’elle allait pouvoir imposer des tas d’essayage à la Chimère remettait un peu de baume au cœur à Lucia. Katniss, elle, ne se doutait peut-être pas encore des terribles moments qui l’attendaient, et Lucia ne lui dirait rien avant qu’elles soient arrivées chez elle, histoire de ne pas la faire fuir. Une fois la porte de l’appartement refermée sur elles et verrouillée, la Furie n’aurait plus nulle part ou aller. D’ailleurs, vu que son appartement finissait de se consumer, c’était déjà le cas. Direction son appartement, donc, dernier stop avant la fin de cette journée de fou.



   

   
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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 28 Aoû - 5:50

It's not only a nightmare
Ça n'avait rien d'un feu de joie, le genre de spectacle que tout le monde venait voir avec un air enjoué sur le visage et une caisse d'alcool calé sous le bras. Non, cela avait plutôt une ressemblance avec une apocalypse sous les cris de ses voisins de palier qui s'agitaient dans tous les sens, tous pratiquement couvert de suie ainsi que de brûlures mineures. Peut-être qu'il allait y avoir des victimes qui perdraient la vie sous le torrent de flammes et de l'épaisse fumée. Aussi, qui sait si le bâtiment n'allait pas s'effondrer, du moins en partie, sur lui-même à cause des nombreux dégâts. Au fond, si la deuxième option se produisait, les risques de se retrouver avec une accusation d'incendie involontaire ainsi qu'un potentiel meurtre s'envoleraient - sans mauvais jeu de mots - en fumée. Qui a dit que l'on ne pouvait pas voir du positif dans un malheur?

Pour cette nuit, la Furie ne serait pas forcée de contacter quelqu'un au beau  milieu de la nuit pour quémander un endroit où dormir. Elle imaginait déjà la scène si elle osait passer un coup de fil à ses parents. Jeune créature surnaturelle ou non, ces derniers ne se priveraient pas de lui rappeler qu'à son âge, on pouvait très bien se débrouiller seul sans emmerder tout le monde. Parce que oui, un appartement qui se faisait dévorer en direct sous les flammes semblait être un emmerdement inutile. Promis! D'façon je n'ai plus rien sur moi. Pas littéralement, puisque la Chimère avait encore sa robe pour couvrir son anatomie. À l'exception de son téléphone portable ainsi que ses clés dans son soutien-gorge, la jeune femme n'avait plus rien d'utile entre les mains. Tout était en train de brûler tranquillement dans son appartement. Adieu le portefeuille, les meubles, les papiers importants, les vêtements. Bref, adieu à sa vie actuelle. Tout partait carrément en fumée. Pour l'instant, cela ne semblait pas trop grave à ses yeux puisque l'alcool faisait office de barrière envers sa raison ainsi que son jugement, mais ça, c'était que temporaire.

- Dommage, j'suis sûre que t'aurais aimée m'voir partir toute nue d'chez toi! Une phrase dit à voix haute avant d'éclater de rire qui attira quelques regards surpris et d'autres outrés sur leurs petites personnes. Ils pouvaient bien la dévisager si cela leur faisait plaisir, car au final, la Chimère n'en avait absolument rien à faire de leur jugement. Toute la journée, elle avait commis des bourdes par-dessus d'autres bourdes, donc une petite  phrase déplacée ou non au milieu d'une foule n'allait pas l'empêcher de dormir. De toute façon, avec tout l'alcool qui coulait encore dans ses veines, ce liquide risquait en quelque sorte de l'assommer à la seconde où sa tête se poserait sur un oreiller et que son corps trouverait le repos... Sans relâcher la main de la Selenim qui l'avait aidée à se relever du trottoir, Katniss l'obligea à venir dans ses bras pour la remercier de ne pas la laisser seule au milieu de la rue. Bien entendu, elle pouvait toujours envoyer un sms à une certaine Damnée, mais sa mémoire refusait de lui transmettre une information cruciale. Étaient-elles encore ensemble ou bien s'étaient-elles séparées pour une énième fois? Difficile à dire, quoique, le rendez-vous arrangé que sa mère lui avait concocté en début de journée pouvait lui mettre la puce à l'oreille.  Sauf que sa génitrice n'appréciait pas du tout son existence, prétextant une vulgaire distraction puisque les deux femmes partageaient des points communs destructeurs. Merci Lucia! T'es une vraie copine! Et peut-être même la seule qu'elle avait à ses côtés à cause de son caractère explosif. Qui accepterait, sobre ou non, de l'héberger une seule nuit en toute amitié? N'importe qui l'aurait abandonné à son sort ou bien l'aurait conduit devant la façade d'un hôtel avant de tourner les talons dans la direction opposée. Sympa l'amitié... Lorsque l'asiatique se décida à lâcher son emprise sur Lucia, cette dernière se laissa conduire jusque chez elle tout en babillant sur des sujets qu'elle ne se souviendrait plus le lendemain matin.  

Combien de temps avaient-elles marché pour se rendre à son appartement? C'était quel coin de la ville déjà? Est-ce qu'elle avait franchi un jour la porte d'entrée de chez Lucia? Voilà une série de questions qui ne prenaient pas du tout forme dans un coin de sa boîte crânienne. Non, en ce moment, ses pensées se tournaient surtout vers sa coordination plus ou moins douteuse. Mettre un pied devant l'autre sans trébucher ou simplement se casser la gueule ne se révélait pas d'une grande facilité... Dès que la porte fut ouverte, Katniss s'avança à l'intérieur, fit quelques pas sans prendre la peine d'observer les lieux, puis se retourna avec un grand sourire sur les lèvres afin de lui poser une question cruciale.

- J'dors où? De l'espace, ce n'était pas ce qui semblait manquer ici. Dormir dans un lit, une baignoire, sur le plancher ou encore sur le sofa, la créature chimérique se fichait totalement de ce qui lui ferait office de matelas. Ah oui, un autre petit détail venait soudainement de lui percuter la tête. Ce n'était trois fois rien et sans s'en rendre compte, la blondinette tentait déjà de mettre la main sur la fermeture éclair. Tu peux m'aider à enlever cette robe? J'crois pas que tu vas aimer que j'la déchire devant toi! L'art de demander poliment de l'aide sans avoir peur de se retrouver à moitié à poil chez une avocate. Il valait mieux éviter de tailler en pièces le seul bout de tissu qui lui restait sous la main.
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.


Kitkat
I'm searching for something that I can't reach. I don't like them innocent. I don't want no face fresh. Want them wearing leather. Begging, let me be your taste test. I like the sad eyes, bad girls and guys. Mouth full of white lies, kiss me in the corridor but quick to tell me goodbye. (♠️) Ghost
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Lucia T. Caravaggio
the offspring of angels.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 30/04/2015
⊰ Nombre de Méfaits : 1437
⊰ Fragments d'Ombre : 1616
⊰ Nom de l'Avatar : Alexandra Daddario
⊰ Crédits : Shiya
⊰ Couleur Rp : white
⊰ Origine du Personnage : Selenim:Samaëliens
⊰ Citation : « Never were we told we'd be bought and sold when we were innocent. »

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⊰ Présence sur MU: Présent(e)
⊰ Forces & Faiblesses:


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MessageSujet: Re: Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss   Ven 4 Sep - 19:59
Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before
ft. Katniss B. Park & Lucia T. Caravaggio.



Au moins, les propos de la Chimère eurent le don de sortir la Selenim de son état de stress post-traumatique, et elle tourna un regard sévère et quelque peu embrumé par l’alcool. Ah ça non, pas question qu’elle se balade à poil dans les couloirs, l’escalier, l’ascenseur ou n’importe quelle partie commune de son immeuble. Le bâtiment, malgré sa taille et ses nombreux étages, ne comprenait pas tant d’habitants que ça : il y avait seulement quatre appartements par étage, puisque les appartements étaient gigantesques. De sorte que Lucia connaissait au moins de vue tous ses voisins de palier ainsi que ceux des étages immédiats au-dessus et en-dessous de son appart, et ils étaient tous des avocats, des médecins, des rentiers, des chefs d’entreprise ou des commerçants de luxe, bref, elle avait une réputation à tenir. Oh, bien sûr, ils étaient comme tout le monde, une fois bien à l’abri derrière leur porte blindée une fois celle-ci refermée. Ils étaient même pires que la lie de l’humanité habituelle, parce qu’ils avaient de l’argent et pouvaient donc tout se permettre, et en guise de perversion également. Nul doute qu’ils se baladaient tous tout nus chez eux, mais dans les couloirs, ça non, chacun maintenait les apparences, et Lucia ne voulait pas que les commérages se fassent dans son immeuble à propos d’une dingo qui errait sans vêtements devant son foyer.

Elle sortit de ses pensées quand Katniss l’attira dans une étreinte pleine de reconnaissance – du moins c’est ainsi que Lucia choisit de l’interpréter parce que c’est vrai qu’elle faisait acte de charité, en hébergeant une sans domicile fixe, là, elle avait vraiment tout de la vraie bourgeoise, maintenant, même sa bienfaisance envers les pauvres. Et pendant tout ce temps, l’immeuble en face d’elle brûlait dans les flammes de l’enfer sous les yeux de ses habitants et tous les habitants du quartier qui semblaient assez mal le vivre. La Selenim avait du mal à se sentir concernée vu qu’elle ne vivait pas dans ce trou à rat, si ce n’était que ses pauvres chaussures avaient péri, évidemment, mais son empathie s’arrêtait là, ce qui était ironique, vu que l’empathie était son don. Elle captait bien évidemment la détresse des gens qui l’entouraient, cette sensation de vivre la fin d’une vie, d’un monde tout entier, mais pour le moment, la tristesse qu’elle ressentait pour ses chaussures parvenait à tenir les émotions des autres à distance. Question de priorités. Elle balaya les remerciements de la Chimère d’un revers de main : on ne remerciait pas une bonne action. Le principe, pour celui qui faisait acte de charité, c’était d’en retirer une certaine auto-satisfaction, c’était bon pour l’ego, en gros, et c’était vrai, que c’était bon pour son ego. Amusant d’ailleurs comme elle n’avait pas eu trop de mal à accepter que Katniss vive chez elle le temps de trouver un autre logement – c’est-à-dire, parce que la patience de Lucia avait des limites, pas longtemps – alors que ça la gonflait mémorablement de s’occuper gratuitement des criminels sans le sous quand il s’agissait pour elle de défendre un cas pro bono.

Mais soit, Lucia se mit en marche, Katniss à la remorque, direction le centre-ville et ses buildings de verre, évidemment. Les gens pensaient toujours que les centres-villes des grandes villes étaient déserts et qu’il n’y avait plus que des bureaux, mais c’était loin d’être vrai. Le prix du mètre carré était simplement tellement aberrant que personne n’imaginait que quiconque puisse y vivre, et pourtant… C’était bien le coin le plus démoniaque de la ville, en tout cas. Le trajet fut pénible puisqu’elle était pieds nus, qu’elle commençait lentement à désaouler et que Katniss ne cessa de babiller à propos de choses que la Selenim n’écouta pas, trop occupée à fixer le trottoir où elle posait chacun de ses pas. Finalement, elles arrivèrent en bas de son immeuble gigantesque et brillant dans la nuit de toutes ses lumières allumées. Elle pria pour ne croiser aucun de ses voisins immédiats. Ce fut déjà assez pénible de passer devant le type de la sécurité dans le hall, bourrée, pieds nues, avec une Chimère tout aussi bourrée collée au train. Mais le type avait vu bien pire, de sa part et de la part de tous les autres habitants. C’était le principe de travailler pour des riches, on voyait tout, on voyait même le pire. Elle respira un peu mieux dans l’ascenseur, qui les amena jusqu’au vingt-neuvième étage, où Lucia sortit d’abord la tête pour vérifier que le couloir était vide, puis elle ouvrit sa porte et poussa Kat à l’intérieur avant qu’une sale commère de voisine ne vienne voir de quoi il retournait.

Son appartement était vaste, sobre, tout en blanc cassé et gris de plusieurs tons, ultra-moderne et sans aucune décoration. La seule chose accrochée au mur, c’était un écran plat géant qu’elle n’allumait jamais. Tout en ouverture, l’appartement était en deux parties, un coin salon-cuisine ouverte-salle à manger sans aucune délimitation entre les uns et les autres, et un autre coin avec les chambres, la sale de bain, un cellier, un dressing immense et une petite salle qu’elle avait aménagé en salle de gym. Seules les deux chambres et la salle de bains avaient des portes. Dans la grande pièce principale, il y avait deux double baies-vitrées avec d’où partait un grand balcon qui courait le long de l’appartement, qui donnait sur la ville en contrebas. Lucia laissa tomber sa pochette sur le comptoir de la cuisine dont elle ne se servait jamais non plus en soupirant et alla prendre deux petites bouteilles d’eau dans le frigo qui ne contenait que des bouteilles d’eau. Elle en tendit une à Katniss avant de la piloter jusqu’à la chambre d’ami, dont elle ouvrit la porte.

— Là, tu dors là. C’est la chambre d’ami, l’armoire est pleine de vêtements que je ne mets plus depuis des années, tu peux te servir. Il y a une sale de bains privative, aussi, alors si tu dois vomir cette nuit, pas sur le balcon, hein ?

La Selenim n’osait pas imaginer le genre de drame qui pouvait se jouer cette nuit. Et si elle vomissait sur les draps ? Ou sur le parquet vitrifié ? Ou pire, par-dessus le balcon, jusqu’au sol vingt-neuf étages plus bas ? Elle grommela des choses incompréhensibles et fit pivoter son amie pour s’attaquer à la fermeture éclair de la robe.

— C’est coincé… Comment c’est possible, c’est du fait main, pas une de ces fichues robes assemblées par une gamine dans une cave pour trois centimes !

Elle était à deux doigts de lui proposer de dormir dedans pour cette nuit quand enfin la fermeture éclair cessa de résister et la robe s’ouvrit brutalement jusqu’en bas.

— Voilà. Comme tu vois, il n’y a pas de vis-à-vis immédiat donc tu peux te balader à poil dans la chambre, mais je te préviens, il y a des pervers avec des jumelles dans tous les buildings environnants, je le sais, je suis allé en tabasser un une fois.

En volant, qui plus est. Le type était interné depuis, et Lucia s’en fichait bien, quoiqu’il en soit.

— Tu as tout ce qu’il te faut ? Tu as besoin de quelque chose d’autre ?

En même temps, elle avait tellement peu d’objets personnels dans son appartement qu’elle ne voyait pas trop ce qu’elle pouvait mettre à disposition de Katniss à part un lit, une serviette de toilette et des tas de savons et de shampoings de luxe. Pas de la bouffe, c’était sûr.



   

   
Why should I care ?
Encumbered forever by desire and ambition, there's a hunger still unsatisfied. Our weary eyes still stray to the horizon, though down this road we've been so many times. ©️ code : Rose. // quote : Gilmour&Samson  
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Long I stood there, dreaming dreams no mortal ever dared to dream before || Katniss

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