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 On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai

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Céleste L. Northman
the demoniac soul.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 10/02/2015
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MessageSujet: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Lun 16 Fév - 18:17
« La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié. »



Cela faisait quelques semaines maintenant que je me planquais dans un coin. Sohan avait été sympa, il avait réussi à me trouver un appartement en sous-location pour quelques temps, histoire que je puisse me retourner, et le propriétaire n'était pas très regardant du moment qu'on lui filait une grosse enveloppe pleine d'argent. J'avais promis de me tenir tranquille en attendant que je puisse me construire une nouvelle vie et jusqu'ici, je m'étais plutôt bien débrouillée. Je n'avais pas encore trouvé de travail, mais chacune de mes sorties s'étaient déroulée dans un calme parfait. Même lorsque j'étais avec Hyda', c'est dire si j'avais été sage. Seulement voilà, je commençais à m'ennuyer. Et Ipes aussi. Il voulait sortir, s'amuser, voir du monde... Je ne pouvais pas le garder enfermer plus longtemps, sinon il allait finir par me rendre folle. Non, je ne l'étais pas déjà, merci ! Enfin, bon, disons que je pourrais être bien pire. Bref, ce n'est pas le sujet.
Je farfouillais un peu dans l'armoire de la chambre et dénichais quelques fringues féminines. Sans doute avaient-elles été oubliées là par une ancienne locataire ou par la femme du propriétaire... Qu'importe, Sohan m'avait laissé un peu d'argent pour survivre, mais je n'en avais pas suffisamment pour faire les boutiques, et je ne pouvais décemment pas sortir toute nue, ça créerait une émeute. Je me saisissais donc d'une jupe moulante et d'un t-shirt qui faisait effet de chemisier et m'observais dans le miroir. « Si tu veux mon avis, faut couper ! J'ai vu des ciseaux dans la cuisine... » « Si je voulais ton avis je te le demanderais Ipes ! Bon cela dit, tu n'as pas tort. » « Oh n'aies pas peur des mots, tu peux même dire que j'ai raison. » Connard ! Suivant les conseils de mon démon, je récupérais les ciseaux dans le tiroir de la cuisine et enlevais une bonne dizaine de centimètres à la jupe. Elle m'arrivait maintenant au milieu des cuisses, ce que je trouvais beaucoup mieux. Un coup de ciseau de plus, et le T-shirt version chemisier avait maintenant un léger décolleté. Parfait ! Mon manteau et mes escarpins -qui étaient à la mode il y a quinze ans- enfilés, je partais à la recherche d'un endroit plus animé que cet appartement un poil trop sinistre pour nous.

Entertainment District, il paraissait que c'était là qu'il fallait aller si l'on voulait s'amuser le soir, et la rumeur semblait bien dire vrai. Je passais devant une dizaine clubs qui ne m'attiraient pourtant pas. Danser comme une dingue pour finir en sueurs, les cheveux en bataille, et les oreilles décalquées par une musique trop forte, on pouvait le faire gratuitement à la maison. Enfin, quand on avait une maison. Mais je ne voyais pas l'intérêt de payer pour ça. En revanche, le Joker's show me tentait bien.
Une fois le videur passé après un petit baratin charmeur et sensuel, comme quoi les années passent mais ce genre de personnes restent les mêmes, je m'installais confortablement à une table, seule. L'humoriste sur scène n'était pas vraiment drôle, et les spectateurs semblaient se forcer à rire par politesse alors que moi, je riais à gorge déployée. C'était de l'humour crade et peu recherché mais ça faisait tellement du bien de sortir de voir autre chose que l'horrible papier peint qui tapissait les murs de ma planque que j'aurais apprécié n'importe quel spectacle, même des marionnettes. Je n'avais commandé qu'un seul verre, vu mes finances limitées, et je prenais mon temps pour siroter doucement chaque gorgée. Et alors que je jouais machinalement avec ma paille, je sentais un regard braqué sur moi depuis plusieurs minutes. A la table à côté de la mienne se trouvait un couple avec... un enfant. Eurk. Je détestais ces bêtes là. La gamine me fixait de son air de poule apoplectique et en réponse, je louchais. Devant son air choqué, je ne pouvais réprimer un nouveau rire et j'enchaînais alors plusieurs grimaces. Ipes se marrait intérieurement, et l'on ne m'arrêtait plus. Peut-être que le tirage de langue était de trop car la gamine commençait à se plaindre à ses parents. Ca sentait les emmerdes... Et Ipes jubilait.  Le père se levait, je l'imitais, même pas peur. Je me foutais du scandale, je me foutais de ses répliques à la con où il disait que j'embêtais sa gamine, moi tout ce que je voyais c'était que la gamine pleurait, que la mère tentait en vain de raisonner le père et que lui, il était vraiment excédé. Adieu belle et douce famille modèle. « Attaque la gamine ! Ca va l'énerver encore plus ! Vas-y je te dis ! Maintenant ! Frappe-là ! » Profitant que le jeune papa m'accusait d'avoir traumatisé sa pauvre petite et tendre princesses, je répliquais : « Non, si j'avais vraiment voulu la traumatiser votre sale gamine j'aurais fait ça ! » annonçais-je, en lui jetant le contenu de mon verre en pleine tête. La petite fille hurlait de plus belle, criant que les bulles lui piquaient les yeux alors qu'en réalité ce n'était que sa frange trop longue qui, mouillée, lui accrochait les cils. « Ah tiens, elle est moins moche comme ça... On dirait ! » ajoutais-je avec un grand sourire narquois, tandis que les parents demandaient à ce qu'on appelle le proprio. « Bah vas-y appelle-le ! Que veux-tu qu'il fasse de toute manière ? Vu comme elle est moche, il n'y a que la chirurgie qui peut faire quelque chose pour elle... » « Et vlan ! »
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Kai A. Jung
Let’s put a smile on that face!

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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Dim 22 Fév - 1:10


On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde
- Je n'aime pas qu'on me mente et encore moins qu'on me fasse faux bond monsieur... Monsieur quoi déjà? Comme à son habitude, le jeune homme marchait dans la pièce tout en gesticulant pratiquement à chaque mot qu'il prononçait. Accompagné d'un type qui n'était pas loin de faire deux fois sa taille ainsi que son poids, les deux hommes faisaient face à un autre attaché sur une chaise grâce à quelques cordes. Sur le visage de sa «victime», on pouvait voir des hématomes çà et là, signe qu'il avait eu droit à une correction... Lorsqu'il murmura faiblement son nom, Kai lui adressa un large sourire avant de s'approcher d'un peu plus près de ce dernier. Ah oui! Monsieur Powell! Comme je disais, je n'ai pas apprécié votre comportement. Je n'aime pas les gens qui ne respectent pas leurs engagements! Si je respecte les miens, pourquoi ne pouvez-vous pas en faire autant? N'est-ce pas un manque flagrant de respect? Quand il faisait affaire avec une autre personne, le jeune homme s'attendait à recevoir le même traitement qu'il fournissait à ses partenaires, mais il fallait croire encore une fois qu'il était un peu trop idéaliste sur ce sujet, voire un tantinet naïf. Malheureusement pour ce type, voilà que son comportement se révélait être la goutte d'eau qui venait de faire déborder le vase. Cette fois-ci, le châtiment risquait d'être sévère.

S'affalant sur la chaise la plus proche, Kai observait sa «victime» avec un air amusé sur le visage tout en se frottant le menton, signe qu'il faisait mine de réfléchir sérieusement à la situation. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de vous...? Vous ne savez pas à quel point vous me causez des problèmes en ce moment! Articula-t-il tout en conservant son sourire qui rappelait celui d'un psychopathe, surtout avec sa chevelure et son style vestimentaire qui rappelait aisément un certain clown célèbre. Au moment où il allait ajouter une petite blague, l'un de ses videurs se présenta dans l'encadrement de la porte avec un air qui semblait dire que quelque chose d’inhabituel se déroulait dans la salle de spectacle. Monsieur Jung! Il y a un problème dans la salle. Y'a un type qui vous réclame pour porter plainte. Sans poser de questions, l'humain se leva d'un bond à la manière d'un félin avant de faire signe au gros gorille de garder un œil sur leur invité. Quittant calmement la pièce du fond où personne n'avait accès, sauf quelques membres de son personnel trié sur le volet, l'asiatique laissa le videur ouvrir la marche jusqu'à l'homme qui réclamait sa présence.

Il n'avait pas eu le loisir de marcher une vingtaine de pas dans la salle de spectacle que l'homme d'affaires repérait déjà le problème. Entre une gamine qui pleurait toutes les larmes de son corps, une mère qui tentait de la consoler, un père qui hurlait sur une autre femme, il aurait fallu être sourd ainsi qu'aveugle pour ne pas se rendre compte de la scène. Demandez aux tables voisines de s'éloigner. Si la situation dégénère, vous devrez évacuer les clients, chuchota-t-il à son homme de main avant de s'approcher calmement du quatuor. Malgré qu'une petite émeute puisse être fortement divertissante, le propriétaire n'avait pas envie de devoir éponger financièrement les dégâts de son propre commerce... Bonsoir, je suis Kai Jung, le propriétaire du Joker's Show. C'est vous monsieur qui avez demandé à me voir? Expliquez-moi ce qui se passe. Pendant une fraction de seconde, le jeune père sembla se figer après avoir vu l'apparence de celui qui se présentait comme le propriétaire des lieux, puis comme s'il reprenait soudainement ses esprits, ce dernier vomit un flot de paroles en lien avec sa fille, la femme devant lui et tout un tas d'insultes en lien avec le contenu du verre balancé sur son enfant. Quand l'asiatique jeta un coup d’œil vers la gamine, Kai du placer son bras gauche sur son ventre afin que son coude droit puisse prendre appui dans sa paume histoire de placer sa main devant sa bouche pour ne pas laisser voir son sourire amusé au père. Pardon... Dit-il tout en faisant semblant de tousser pour atténuer son rire avant de reprendre un air sérieux quand l'homme tomba sur le sujet de «poursuites judiciaires». Vous savez, nous ne sommes pas responsable de ce genre d'incident ou encore des parents qui amènent leurs enfants. Je suis certain que nous pouvons trouver un terrain d'entente. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de le flanquer à la porte lui et sa petite famille pour se débarrasser de ce problème futile. Quoique, là où l'asiatique faisait une erreur, c'était que son véritable problème prenait la forme d'une femme à la chevelure foncée et aux yeux bleus.

- Cette charmante demoiselle pourrait vous présenter ses plus plates et sincères excuses, proposa-t-il en se tournant vers celle qui avait débuté cette altercation. Avec un peu de chance, il aurait la chance de vaquer à nouveau à ses occupations qui prenaient la forme d'un pauvre type attaché sur une chaise.
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Dim 22 Mar - 15:30
« La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié. »



La gamine pleurait de plus en plus tandis que son père semblait carrément offusqué de ma remarque sur le besoin de chirurgie esthétique. Intérieurement, j'étais totalement pliée de rire. L'un des chiens de garde du club se pressait d'aller chercher le propriétaire et je profitais de ces quelques minutes de répit pour surenchérir. « Non mais c'est vrai quoi, vous l'avez vu votre gamine ? Avec son strabisme prononcé, sa frange trop longue, ses cheveux plats et raides comme des baguettes, ses dents écartées … Ah d'ailleurs, je crois qu'il lui en manque une et en plus de tout ça, elle est blanche comme un cul ! Elle est moche ! Je me demande même comment vous osez vous afficher en sa compagnie. Non pas que vous soyez mieux, enfin surtout concernant votre femme... Quand on la voit on comprend bien que la mocheté c'est héréditaire mais sérieux, à votre place, j'aurais honte ! Je l'aurais noyée dans son bain depuis longtemps, ou peut-être bien mise dans le congélo... » concluais-je, soudain pensive sur toutes les façons plaisantes qui existaient pour se débarrasser d'un enfant dont on ne voulait pas. Enfin, le mieux étant, bien entendu, d'éviter de se reproduire quand on avait une gueule comme la leur mais bon, le bon sens et les humains, ça faisait toujours deux je ne saurais dire pourquoi. Le propriétaire arrivait et je sortais alors de mes pensées pour me réintéresser au père de famille outré. La veine gonflé sur sa tempe menaçait d'exploser à tout moment et j'étais prête à jurer qu'elle avait soudain doublé de volume en découvrant le look du patron du club. Surtout, ne pas rire Céleste, ça ferait mauvais genre. « Ca ferait mauvais genre mais en même temps, le père frôle tellement la crise cardiaque là que c'est vachement marrant, avoue... » Je le vais les yeux au ciel, je ne pouvais pas répondre à Ipes à voix haute en présence de tout ce beau monde, mais je n'en pensais pas moins.

J'écoutais d'un air distrait le mari frustré expliquer à l'asiatique -qui se retenait de ne pas pouffer devant l'état de la gamine- tout ce qui s'était passé, comme si je n'étais absolument pas concernée. Remarque, ouais, en fait je ne me sentais vraiment pas concernée. J'en avais rien à foutre de ces conneries, le proprio semblait de mon côté en plus alors j'attendais juste qu'ils règlent la situation pour que je puisse me réinstaller confortablement devant la suite du spectacle et profiter du reste de ma soirée détente. Mais c'est alors que des mots chatouillèrent mon oreille d'une manière on ne peut plus désagréable. Des excuses ? Hein ? Non ! Sûrement pas. Fronçant légèrement les yeux d'un air de désarroi, je plantais mes iris bleutés désespérés dans le regard du Joker genre « mais pourquoi tu me fais ça ? » juste avant de pousser un hurlement terrible qui venait du plus profond de mon estomac. Pendant mon temps à l'asile, j'en avais entendu des cris similaires et ils m'avaient toujours remplie d'effroi. Je ne savais pas d'où me venait celui-là, sans doute d'une durite en train de péter dans mon cerveau, mais il m'avait échappé de la façon la plus naturelle du monde au point que même Ipes en était surpris. Le père reculait d'un pas, pendant que la mère et la fille me regardaient avec des yeux ronds. Apparemment, il n'y avait que moi que cela avait soulagé. Enfin bref. Secouant légèrement la tête, mes lèvres s'étiraient dans un sourire narquois tandis que je reprenais mon air hautain.
« Des ex...  » même le mot m'écorchait la bouche. « Non je ne crois pas. »  annonçais-je, le plus calmement du monde. « Ou alors si ! » reprenais-je en me tournant vers la famille soudain apeurée. « Je suis profondément désolée que la société ait laissé deux abrutis comme vous penser qu'ils avaient le droit de procréer en toute liberté et que le mélange de leurs gènes ingrats donnerait un résultat satisfaisant. Je suis désolée que vos parents ne vous aient jamais dit à quel point vous étiez moches et stupides et que faire un enfant serait la pire chose du monde à infliger aux gens qui vous entourent. Je suis également désolée qu'un bus n'ait jamais croisé votre chemin pour vous écrabouiller et qu'ainsi, tout ce bordel ne se produise jamais. Je suis désolée que vous ayez choisi la table à côté de la mienne. Je suis également désolée que votre sale gamine moche et mal élevée ait décidé de me faire chier ce soir, moi, qui du coup se retrouve à devoir vous avouer tout ça alors qu'un tas d'autres gens auraient pu le faire avant moi s'ils n'étaient pas si hypocrites. Et enfin, je suis tellement désolée d'avoir balancé mon verre à la tronche de votre fille, non seulement j'en ai foutu partout mais en plus j'ai gâché un mojito merveilleux et c'était le seul que je pouvais me payer. D'autant qu'en plus, c'est carrément le verre que j'aurais dû lui envoyer, ça aurait pu lui redresser le nez !» terminais-je dans un petit soupir satisfait.

La famille me regardait interloquée, comme si je venais de leur balancer les numéros gagnants de la loterie. On n'avait jamais dû leur balancer autant de saloperies en moins de soixante secondes et j'étais hyper fière de moi pour le coup. Il fallait leur laisser le temps de digérer tout ça et ma tirade m'avait épuisée, aussi me laissais-je choir dans mon fauteuil, jambes croisées avec classe et affichant mon air méprisant le plus suffisant. Ce n'est qu'une trentaine de secondes plus tard que la mère sauta enfin de sa chaise, telle une hystérique le visage barré par la haine, pour me sauter à la gorge en hurlant qu'elle allait me tuer. Eh beh ! Elle avait mis le temps à tout comprendre. Je n'avais pourtant pas utilisé de mots trop compliqués... Le gros bras de la sécurité l'arrêtait dans son élan et je me tournais alors vers l'asiatique, un sourire en coin.

« Franchement, vous offrir un spectacle aussi hilarant juste en étant honnête, ça mériterait un verre gratuit non ? Vous vous joignez à moi ? » demandais-je le plus innocemment du monde comme s'il n'y avait aucune folle prête à m'égorger qui hurlait des menaces dans mon dos. Après tout, après quinze ans passés à l'asile, c'est la routine pour moi ce genre de choses.
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Mer 25 Mar - 19:10


On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde
Les gens qui criaient, s'énervaient ou qui s'agitaient dans tous les sens ne l'impressionnait plus depuis longtemps, voire cela le faisait simplement rire. Donc, assister à la crise d'un homme - dont la veine de son front risquait d'exploser d'une seconde à l'autre si la pression de son sang continuait à s'élever - qui prenait la défense de sa gamine en pleurs ne lui faisait ni chaud ni froid. Pourquoi est-ce que les gens s'avéraient aussi stupide? Depuis quand cet endroit était fait pour les enfants surtout avec les blagues que racontaient les artistes en herbe? De plus, n'avait-il pas un cas à gérer de l'autre côté des rideaux et qui nécessitait toute son attention? Si la jeune femme pouvait simplement formuler ses excuses à la petite famille, toute cette histoire prendrait fin dans un pseudo calme et il proposerait au père de les rembourser en guise de bonne fois. Malheureusement pour l'homme d'affaires, cela serait bien trop facile de passer à autre chose...

Lorsque la femme poussa son cri qui semblait tout droit sortir de l'enfer, Kai fit un pas vers l'arrière à cause de la surprise avant d'esquisser un vague sourire. Alors que la folle furieuse crachait ses insultes en guise d'excuses sur le couple, les murmures des autres clients s'élevaient dans la salle. Pour le moment, ce n'était plus l'humoriste et ses blagues douteuses sur scène qui intéressait les gens, mais plutôt leur petit groupe. À la seconde où le propriétaire entendit un client formuler à voix haute qu'ils devraient penser à appeler les flics pour qu'ils viennent régler la situation, ce dernier fit signe à ses videurs près de la porte d'entrée de commencer à évacuer la salle histoire de ne pas se retrouver avec des fouineurs en uniforme sur le dos. Si jamais l'un d'eux se trainait les pieds derrière le rideau, de nombreux problèmes risquaient de lui tomber dessus, dont un petit séjour en prison pour une durée indéterminée... Puis, une fois son petit numéro terminé, la mère voulue lui sauter à la gorge à la manière d'une bête sauvage, mais son homme de main fut assez rapide pour la rattraper avant qu'elle n'attrape sa cible. Le plus impressionnant dans cette scène, c'était que sa cliente psychotique semblait carrément oublier la présence de celle qui voulait sa peau à tout prix. D'un geste de la main, Kai fit comprendre à son employé de sortir le couple et la gamine avec le reste des clients. Bien sûr, il aurait pu conduire la femme dans son bureau pour lui parler en tête à tête et faire comme si de rien était en laissant ses clients apprécier les artistes en herbe qui se produisaient sur la scène, mais quelque chose lui disait que l'ambiance de la soirée ne serait plus du tout la même. De cette manière, en fermant ses portes pour le reste de la soirée, personne ne viendrait l'accuser de prendre la situation à la légère surtout qu'on pouvait se rendre compte que cette femme ne semblait pas posséder toute sa tête. Ne disait-on pas qu'une réputation était longue à construire, mais facilement détruite...

Entre les cris des parents, les pleurs de la gamine et les interrogations des quelques clients qui passaient une bonne soirée une dizaine de minutes plus tôt, la salle de spectacle commençait à être de plus en plus vide. D'ici quelques minutes, il ne resterait plus que les employés du Joker's Show et les deux protagonistes. Alors qu'il s'avançait vers la jeune femme de nouveau installée à sa table, ce dernier lui adressa un sourire en coin. C'était... Intéressant à observer, déclara-t-il tout en attirant l'attention d'une serveuse pour qu'elle aille chercher deux verres d'alcool. Puis, prenant place à la table de l'inconnu instable, Kai passa une main dans sa chevelure verte avant de poser ses coudes sur la surface en bois pour croiser ses doigts ensemble. Son menton posé sur ceux-ci, le jeune homme voulait prendre un moment pour interroger cette étrange femme. C'est la première fois que vous mettez les pieds ici? Je ne me souviens pas de vous avoir déjà croisé dans le coin. Malgré qu'il fouillait dans sa mémoire afin de se souvenir des traits de son visage, rien ne semblait lui indiquer qu'il l'avait vu franchir la porte de son établissement. Vous n'êtes pas ce qu'il y a de plus discret quand quelque chose vous indispose. Je suis ouvert à l'idée à ce que vous veniez encore ici, par contre, il faudrait éviter de balancer des verres ou tout autre objet à la tête des clients. C'est très drôle à voir, mais ce n'est pas bon pour les affaires. Une fois les deux mojitos devant eux, l'asiatique prit une courte gorgée tout en continuait d'observer l'autre femme. Curieusement, son étrangeté éveillait chez lui son intérêt à son endroit.
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Dim 29 Mar - 16:00
« La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié. »



Le propriétaire avait décidé de faire évacuer la salle ce qui était à mon sens la meilleure chose à faire. « On a de la chance qu'il n'ait pas appelé les flics, sinon on était bons pour un retour à l'asile » balançait Ipes. « Oh ta gueule ! » lui répondais-je machinalement, comme si c'était ma réponse à l'hystérique qui hurlait au scandale qu'ils soient tous virés de la salle à part moi. Je levais les yeux au ciel quand je l'entendais s'énerver encore plus en disant que je continuais de l'insulter. Quel narcissisme, franchement. Enfin bref, une fois la salle vidée, l'asiatique aux cheveux verts s'installait face à moi sans toutefois oublier de commander des mojitos. Il avait trouvé ma petite intervention intéressante ce qui m'arrachait un sourire en coin pleinement satisfait. Personnellement, j'avais trouvé ça très amusant. C'était même génial. Foutre le bordel juste en disant la vérité c'était mon jeu favoris et je m'étais bien entraînée à l'asile durant ces quinze dernière années. Malheureusement, je n'avais eu que très peu de répondant, la plupart étant plongés bien trop profondément dans une réalité alternative où même la vérité blessante ne les atteignait pas. Alors là, voir ma cible se transformer en folle furieuse ça avait été jouissif.

La conversation s'articulait autour de ma visite de ce soir. Je hochais doucement la tête en prémices de réponse. « En effet. J'espère néanmoins que le petit incident de ce soir ne m'empêchera pas de revenir … J'aime beaucoup cet endroit et je me suis amusée comme une folle ! » répondais-je en me disant que s'il avait pour habitude de se souvenir de la tête de tous ses clients, après ce soir, la mienne il ne l'oublierait plus jamais. Cela me faisait rire intérieurement, Ipès également. Les mojitos arrivaient tandis qu'il me donnait l'autorisation de revenir en ces lieux une fois prochaine. Posant le coude sur la table pour lever mon verre à la hauteur de ma tempe, j'opinais du chef avec un petit sourire. « C'est promis. Plus de verre ou d'autre objet lancé à la tête des clients. Même s'ils sont malpolis. Et moches. » concluais-je en buvant une gorgée. De toutes façons, je n'avais pas suffisamment d'argent pour me permettre de balancer mes consommations à la tête des cons aussi régulièrement que je le voudrais. A la mort de mes parents, ma part d'héritage avait été placée sur un compte bloqué et géré par un avocat pour payer l'institution qui m'hébergeait. C'était beau la justice quand même, non seulement je butais mes parents mais en plus, j'avais quand même le droit de bénéficier de leur argent. Enfin bref. Le seul problème bien entendu, c'était que vu que je m'étais échappée en toute discrétion de ma prison pour fous, je ne pouvais en aucun cas réclamer mon dû. Ca, c'était vraiment la partie la plus pourrie de l'histoire. « Non la partie la plus pourrie aurait été s'il avait appelé les flics et qu'ils nous aient renvoyés là bas... » Hum. Ipès marquait un point sur ce coup. Sortant soudain de mes pensées, je reportais mon regard acier sur le propriétaire.

«  C'est gentil à vous de ne pas avoir prévenu la police. Beaucoup d'autres ne se seraient pas gênés. Enfin, sauf ceux qui planquent de la drogue dans leur réserve, là ils ont tout intérêt à laisser les flics en dehors de tout ça... » ajoutais-je en fronçant légèrement les sourcils. Peut-être qu'effectivement s'il n'avait pas appelé la police, c'était parce qu'il avait lui aussi quelque chose à se reprocher. « Vous ne planquez pas de drogue dans votre réserve hein ? » demandais-je alors. « Non parce que si c'est le cas, premièrement j'en veux bien une ligne et deuxièmement, je ne le répéterais à personne promis. Personne ne croirait une folle de toutes manières et j'ai tendance à éviter, moi aussi, tout ce qui porte un badge et un flingue. » concluais-je dans un petit rire. Le badge surtout, parce que le flingue à la limite...
Soudain frappée comme par une révélation, je sursautais légèrement et ouvrais de grands yeux. « Au fait ! Je ne me suis pas présentée ! Je m'appelle Céleste » annonçais-je en lui tendant une main délicate au dessus de nos verres. « Céleste, un peu foldingue sur les bords, qui déteste les enfants, surtout les moches mais ils le sont tous et qui serait capable de tuer pour un mojito bien glacé. Enchantée ! » concluais-je en guise de présentation. Il fallait avouer qu'il y avait mieux comme entrée en matière mais bon, on ne peut faire qu'avec ce qu'on a. Et puis, je doutais que cela puisse le choquer... Après tout, il arborait bien une tignasse vert fluo, il ne devait être conventionnel lui non plus.
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Kai A. Jung
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Dim 5 Avr - 6:06


On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde
Adieu la tempête, bonsoir le calme. À l'exception de ses employés, les deux protagonistes se retrouvaient seuls dans un espace qui pouvait accueillir un grand nombre de clients. Maintenant qu'ils étaient en tête à tête, tous deux pouvaient parler librement sans avoir peur que qui que ce soit contacte les autorités de la ville. Allergique aux gens qui possédaient un titre d'autorité supérieur au sien depuis son enfance, le jeune homme n'avait pas envie de voir l'un d'eux pénétrer dans son établissement avec l'intention de prendre possession des lieux sans son consentement. Pourquoi aurait-il envie de laisser ces gens faire ce qu'ils souhaitaient, alors qu'aucun d'entre eux n'avait lever le petit doigt pour lui? Enfant, ceux censés protéger les gamins n'avaient jamais rien vu de ce qui clochait avec ses pseudos parents. Adolescent, il s'avérait aussi renfermé qu'une huître au point d'abandonner l'école avant l’obtention de son diplôme. Jeune adulte, la police ne s'était pas montré très ouvert à l'aider à retrouver ceux qui lui avaient brisé la jambe et par la même occasion ses rêves. Qu'ils brûlent tous en enfer.

À peine le liquide alcoolisé coulait au fond de sa gorge que son interlocutrice abordait le sujet de la drogue. Amusé par son comportement, mais surtout pour sa franchise, Kai éclata de rire avant de glisser sa main dans son veston pour retirer de sa poche intérieur une cigarette ainsi qu'un briquet. Je crois que personne n'aime les fouineurs. Malheureusement pour vous, je ne cache pas de drogues et la seule chose que je peux vous proposer qui s'en rapproche le plus est un paquet de cigarettes. Sans prendre la peine de lui demander si elle fumait, ce dernier glissa sur la table la clope ainsi que le briquet vers la femme avec un sourire en coin. Puis, quand elle lui révéla finalement son prénom avec une petite phrase de présentation qui venait avec, l'asiatique attrapa gentiment sa main dans la sienne non pas pour la serrer, mais pour poser délicatement ses lèvres sur le dessus de sa paume. Céleste... Murmura-t-il à lui-même comme s'il goûtait une nouvelle sorte de vin pour la première fois tout en coupant le contact physique. Un charmant prénom pour une magnifique femme. Je vois que nous partageons le même dédain envers les enfants. Un large sourire sur les lèvres, Kai appréciait lentement et sûrement la compagnie de cette curieuse inconnue au point de vouloir faire durer le plaisir. Souhaitez-vous manger quelque chose en ma compagnie? Je me sens l'âme généreuse ce soir, je vous offre le repas! Je vous conseille le bœuf braisé au vin rouge, il fait fureur en ce moment. Charmeur dans l'âme dit-on, mais ce n'était qu'une simple façade, car il n'y a rien de charmant chez le Joker. Seulement une folie latente...

Son éternel sourire collé sur son visage, celui-ci s'atténua légèrement quand l'asiatique remarqua au bout de quelques secondes la silhouette pleine de muscles de son videur se diriger vers lui avec un air bien trop sérieux. Monsieur, votre autre client vous attend. Devons-nous s'occuper de lui? Je peux... Ne voyait-il pas qu'il discutait autour d'un verre avec une charmante femme? Levant brutalement la main dans le but de le faire taire, ce dernier tourna son regard vers lui. Une chose à la fois mon cher, retournez voir notre client et attendez que je me présente devant lui avant de faire quoique ce soit que je n'ai pas ordonné. Alors qu'il terminait sa phrase, une étrange idée lui traversa l'esprit qui concernait son invitée de la soirée. Vous affirmez que personne ne va croire une folle, c'est bien vos mots exacts? Comme je disais, je ne touche pas à la drogue, du moins, pas directement et j'évite souvent de le faire, je n'ai pas envie de moisir dans une prison. De belles révélations sur de potentielles activités illégales. Même s'il choisissait ses mots avec soin, Kai n'avait pas l'impression que Céleste pouvait lui porter préjudice. Si vous voulez, nous pouvons manger un délicieux repas préparé par un cuisinier que j'ai réussi à dénicher pour trois fois rien et après je peux vous présenter Monsieur Powell. Ce cher homme s'est mis dans une position bien fâcheuse en osant ne pas respecter ses engagements, une mauvaise action mérite une punition n'est-ce pas? Si vous aimez les histoires, je peux vous raconter la sienne, elle s'avère divertissante, déclara-t-il sur un ton presque enfantin tout en replaçant une de ses mèches vertes récalcitrantes sur le sommet de son crâne.

Commettait-il une grave erreur en partageant ses plans de la soirée? Puisqu'il vivait depuis longtemps dans le mode de la pensée magique et qu'en bonus il avait des hommes de main pour rattraper ses propres bourdes, le jeune homme ne croyait pas s'attirer des ennuis...
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Lun 6 Avr - 19:29
« La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié. »



Il déposait un baiser sur la main que je lui tendais et aussitôt me la rendait-il que je me saisissais du paquet de cigarettes. Cela faisait un bail que je n'avais pas touché à cette drogue et ça m'avait manqué. Il n'y avait pas meilleure cure de désintoxication que l'asile, vous oubliiez toutes vos addictions dans ce genre d'endroit : adieu chocolat, vin, cigarettes, cuisine gastronomique et plaisirs sexuels. En revanche, bonjour plateaux cuisinés dégueulasses, abstinence et frustration en tous genres. Quinze ans, j'avais passé quinze putains d'années loin de tous ces petits plaisirs ! L'Enfer sur Terre.
J'inspirais profondément une bouffée de nicotine laissant la fumée se répandre en moi telle une araignée tissant sa toile et poussais même un petit soupir d'extase. Ca faisait tellement de bien, j'en avais presque oublié le goût. Le coude sur la table, j'observais avec attention le bâton de tabac se consumer. C'était hypnotisant. La bouche en cœur, je soufflais légèrement dessus pour donner à la fraise cette teinte bien rouge qui grignotait lentement mais inexorablement le papier. Fascinant. Ca avait du bon de sortir de quinze ans d'enfermement, on s'extasiait plus facilement sur les petits spectacles que nous offrait la vie à l'air libre. L'asiatique rompait finalement le silence, se proposant de m'offrir à dîner. Un bœuf braisé au vin rouge ? La vache ! J'étais à deux doigts de danser nue sur la table pour accepter sa proposition. Cela faisait des semaines que je ne me nourrissais que de bouffe en boite et plats surgelés réchauffés au micro-ondes. Le genre de plats qui ressort brûlant mais qui reste froid à l'intérieur, sans goût, sans sel, sans aucun autre intérêt que la nutrition de survie. Je ne pouvais assurément pas refuser une telle proposition ! Mais au moment où j'ouvrais la bouche pour accepter, je voyais le sourire de l'asiatique s'estomper légèrement. Piquée par la curiosité je tournais la tête pour suivre son regard et voyais alors un gros monsieur muscles s'approcher d'un air renfrogné. Je fronçais les sourcils, contrariée qu'il nous ait interrompus mais retrouvais bien vite mon sourire suffisant lorsque le propriétaire des lieux lui intimait de se taire. J'avais même la prétention de hocher la tête d'un air hautain comme pour lui signifier « et toc dans ta gueule monsieur muscles ! » alors qu'énerver un type dans son genre revenait sans doute à signer son arrêt de mort mais je m'en foutais, je voulais un bœuf braisé !
Je reportais alors toute mon attention sur l'homme qui s'adressait à moi. J'étais totalement admirative de cette personnalité, bien incapable de lui donner un âge avec ses traits fins et sa chevelure vert fluo, il semblait aussi fou que moi et pourtant, d'un seul tout petit geste de la main, il était capable de museler une armoire à glaces gonflée à la testostérone. J'étais impressionnée. Opinant du chef lorsqu'il me demandait de confirmer une nouvelle fois que j'étais bien dérangée et que personne n'était assez fou pour croire une folle, je secouais toutefois la tête à l'évocation de la prison. « Je vous comprends. L'enfermement ça rend dingue. » affirmais-je. Et je savais de quoi je parlais...

Il réaffirmait son intention de m'inviter à dîner et en profitait pour laisser entendre que ses activités n'étaient pas forcément légales. Il se proposait même de me faire des confidences... Je n'avais qu'à en exprimer le souhait. Soudain, je le trouvais encore plus taré que moi ! Mais en même temps, je me rappelais bien avoir dit que je détestais tout ce qui portait un badge alors sans doute se disait-il ne pas prendre trop de risques. Laissant le silence s'installer un peu, j'écrasais ma cigarette dans le cendrier sur la table et me redressait correctement. On m'avait toujours dit qu'il fallait se tenir droite, c'était plus poli et bon pour le dos. « Je prendrai un bœuf braisé au vin rouge ! S'il vous plaît. » annonçais-je fièrement, en guise d'acceptation. Puis, jetant un regard un poil dédaigneux à monsieur muscles, j'agitais rapidement un petit revers de la main. « Du vent gros bras ! » lançais-je, avec toute l'arrogance dont j'étais capable. J'étais faite pour donner des ordres, c'était inné chez moi et ça m'emplissait de satisfaction. Allumant une nouvelle cigarette, je me levais en emportant mon verre avant de tourner sur moi-même telle une gamine voulant faire voler sa robe. Sauf que ma jupe elle, ne volait pas. Marchant un pied serré devant l'autre comme si je me trouvais en équilibre sur un fil imaginaire, j'alternais entre une gorgée de Mojito et une bouffée de nicotine.
« Si Monsieur Powell a fait une mauvaise action, il mérite une punition ! Je suis d'accord. Et je suis très créative en punition...» ajoutais-je d'un air malicieux en tournant mon regard vers l'asiatique. « Je viens de sortir de quinze ans d'enfermement dans un endroit très sombre et traumatisant. » reprenais-je en me continuant mon jeu d'équilibre. « Alors pour m'aider à m'endormir le soir, un ami me contait les histoires horribles qui lui était arrivées dans sa vie. C'était encore pire que l'endroit où je me trouvais et bizarrement, c'était assez rassurant. Un soir, il était à court d'histoire. Nous avons donc inventé un nouveau jeu... On imaginait ce que nous pourrions faire à d'autres. Oh pas à n'importe qui bien sûr, je suis juste un peu folle, pas sociopathe. A des gens choisis. Des gens qui l'avaient mérités. Bref ! Du coup, j'ai en réserve un paquet de punitions plus divertissantes les unes que les autres.» concluais-je avec un sourire en coin. C'était risqué de se livrer de la sorte, mais le Joker m'avait fait confiance, c'était donc à mon tour. Et puis, j'étais persuadée que rien de ce que je venais de lui confier était en mesure de le faire me flanquer à la porte.

Arrivée au bout de ma ligne imaginaire, j'ôtais mes chaussures en les faisant voler dans la pièce et remontais ma jupe avant de m'installer confortablement sur l'une des banquettes près du bar. Les genoux sous le menton, la cigarette et le verre d'alcool dans chacune de mes mains, je regardais le propriétaire de mon air le plus innocent. « Je suis prête pour l'histoire. »
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Kai A. Jung
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Sam 18 Avr - 5:48

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde
«L'enfermement ça rend dingue.» Le contraire aurait été une véritable surprise. Quand on se retrouvait enfermé dans un bâtiment réputé pour rendre plus fou qu'au départ ceux qui pénétraient dans cet institut, aucune personne saine d'esprit ne souhaitait se retrouver là-bas contre son gré. Du point de vue du jeune homme, cela se révélait être un ou plutôt son pire cauchemar, c'est-à-dire de croupir le reste de ses jours dans une pièce à moitié vide avec comme seule compagnie des blouses blanche ainsi que des cinglés aussi réactifs qu'une poignée de porte par la faute des médicaments. Il y avait de quoi vouloir se pendre avec ses propres draps.

Cette femme possédait une personnalité intrigante. Capable d'envoyer balader un de ses employés sans la moindre gêne, son invitée lui plaisait de plus en plus. Il appréciait les femmes avec un certain caractère et surtout qui n'avait pas peur de tenir tête à qui que ce soit. Loin d'être misogyne, l'homme d'affaires ne portait simplement pas dans son cœur celles qui se laissaient manipuler sans rien dire par le premier venu. Même s'il méprisait plus de la majorité de ses semblables, ce n'était pas une raison pour avoir autant de personnalité qu'un tapis. Avant de partir, dites au cuisinier de préparer le bœuf braisé au vin rouge de notre invitée. Qu'il ajoute une bouteille de vin et deux verres, adressa-t-il à son employé avant de suivre Céleste d'un pas léger en laissant son verre presque vide sur la table. Vous semblez être une femme pleine de surprises en plus d'être pourvu d'un charme qui peut rendre fou n'importe quel homme. Que serions-nous sans l'imagination? Son éternel sourire collé sur ses lèvres, ses mains jointes derrière son dos, Kai observait les faits et gestes de la jolie créature jusqu'à ce qu'elle prenne place sur l'une des banquettes vides. Prenant place face à elle, l'asiatique fit mine de réfléchir à la manière de commencer son histoire. Voyons voir par où je peux commencer... Voilà qu'il frottait son menton avec son pouce ainsi que son index d'un air soucieux, puis... Ah oui! S'exclama-t-il en relâchant son menton afin de lever son index en l'air avec une lueur malicieuse dans les yeux. Jouer un rôle, un personnage pittoresque au point de croire que c'était sa véritable personnalité, c'était cela son talent.

Monsieur Powell est un homme près d'une quarantaine d'années qui aime s'asseoir sur sa fortune, mais surtout qui a comme passe-temps de revendre quelques armes volées à celui ou celle qui veut bien payer. Malheureusement pour cet homme, il a eu quelques démêlés avec la justice ce qui l'a obligé à être un peu plus discret. À ce moment, un de ses employés connaissait l'un des miens et il m'a fait part de ses problèmes. Dans toute la générosité dont je peux faire preuve à l'égard des autres, je lui ai proposé de cacher ses armes dans mon établissement en échange d'un certain montant d'argent et d'une arme en gage de remerciement. Le petit souci, c'est que ce cher Monsieur Powell n'a pas voulu respecter ses engagements en oubliant de me payer et de me fournir l'objet en question! En plus de cela, il ose jouer à l'amnésique! Puis, sans s'y attendre, Kai éclata d'un rire digne d'un vrai psychopathe qui se répercuta dans la salle vide. À peine eut-il le temps de calmer son fou rire que la silhouette d'un des serveurs s'approchait de leur table avec la commande entre les mains. Une fois l'assiette devant Céleste et leurs verres respectifs devant eux avec le liquide alcoolisé à l'intérieur, le jeune homme leva son verre en guise de toast. Si vous voulez le voir, il est dans une pièce du fond derrière la scène. En ce moment, il est attaché à une chaise avec quelques petites égratignures et un bâillon sur la bouche. Mais avant tout, je vous laisse profiter de votre repas, nous avons toute la soirée, sauf si vous devez partir. Autant dire tout de suite qu'il ne souhaitait pas la voir quitter les lieux dès maintenant. Entre diverses conversations autour d'une bouteille de vin, les deux protagonistes avaient tout le temps de se connaître...

***

Prenait-il un risque en amenant une inconnue derrière la scène, là où se déroulaient ses activités illégales? Certes, cette femme se disait folle, mais au fond, jouait-elle la comédie dans le but de l'embobiner? Qui sait... Politesse oblige, Kai lui avait présenté son bras gauche afin de l'entraîner derrière ce fameux décor criminel. Lorsqu'ils furent dans la pièce où l'être clownesque s'était trouvé un peu plus tôt dans la soirée, ce dernier s'adressa froidement aux deux hommes présents. Partez. Maintenant seuls avec l'homme attaché au milieu de la pièce - et qui accessoirement semblait avoir des blessures supplémentaires -, le Joker récupéra son sourire tout en s'approchant de sa victime. Ma très chère Céleste, je vous présente Monsieur Powell. Monsieur Powell, voici Céleste. N'est-elle pas magnifique? Demanda-t-il comme s'il s'attendait réellement à recevoir une réponse de sa part. Sous ses gémissements étouffés à cause du bâillon, l'homme regardait d'un œil presque suppliant la nouvelle venue. Croyait-il vraiment recevoir de l'aide avec cette attitude. Je suis désolé, il faut parfois inculquer les bonnes manières à nos semblables. Je vous laisse cet honneur si vous le souhaitez. Derrière le pauvre type, des objets comme un poing américain, un couteau, une paire de pinces et autres joyeusetés du genre étaient posées sur une petite table. N'étant pas friand de la violence physique, du moins, de la commettre lui-même, l'asiatique laissait ce boulot à ses subalternes.  
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Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Ven 8 Mai - 2:32
« La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié. »



L'asiatique avait commandé à manger et en attendant mon plat, il m'avait conté l'histoire du fameux Monsieur P. J'avais écouté avec attention, telle une petite fille à qui l'on aurait raconté un conte de fées. Sauf que Powell n'avait pas sa place dans ce genre d'histoire, ou en méchant alors et tout le monde savait pertinemment comment ils finissaient ceux-là. Le rire guttural qu'avait laissé échapper le propriétaire m'avait fascinée. Il était aussi fou que moi, sans jamais avoir été enfermé -de toutes évidences, et je commençais à sérieusement apprécier sa compagnie. Alors nous avions dîné enfin, moi parce que lui n'avait rien mangé, et nous avions discuté entre deux bouchées délicieuses de bœuf. Ca me changeait des boites de conserve des derniers temps, vraiment. Je le lui avouais, d'ailleurs. L'histoire de la jupe et du chemisier découpé aussi mais je gardais toutefois secrète mon évasion de l'asile. Je n'allais pas tout lui raconter le premier soir quand même. Et puis, il fallait toujours garder une part de mystère, c'était bien le mystère.

Une fois mon assiette terminée, je ne prenais même pas la peine de réclamer un dessert puisqu'il se trouvait déjà derrière la scène. Ipès en salivait d'avance. Cela faisait tellement longtemps que nous n'avions pas pu nous amuser de la sorte que son excitation n'était pas loin de me déclencher une syncope.
J'avais accepté le bras que me tendait l'asiatique et le suivait jusqu'au « prisonnier » non sans avoir récupéré mon verre de vin au passage. C'aurait été bête d'oublier dans un coin une pareille cuvée, même pour une séance de torture -aussi divertissante puisse-t-elle être. Après avoir congédié ses hommes de mains, le propriétaire aux activités illicites me présentait à l'homme attaché. Je me redressais alors, pointant légèrement le menton vers le haut pour me donner un air fier. C'est vrai que j'étais magnifique. Bon certes, Monsieur P. avait d'autres choses à penser que contempler mon teint diaphane mais je prenais tout de même son manque de réactivité comme une impolitesse. Kai, dont j'avais finalement appris le prénom entre deux bouchées de bœuf, m'invitait à prendre les choses en mains avec son « invité forcé » et j'ouvrais des yeux ronds, le cœur au bord des lèvres. « C'est vrai ? Je peux... ? » demandais-je sans arriver à dissimuler mon sourire ravi. Je pensais être seulement  observatrice, à aucun moment je ne me serais doutée qu'il me laisserait prendre part active à la séance mais j'en étais plus qu'heureuse. Alors sans me faire prier, je me dirigeais vers la petite table où reposaient divers instruments.

Me saisissant du poing américain, je tapotais mon index dessus. « Pas assez pointu ! » annonçais-je en faisant la moue. Concentrée comme jamais, j'examinais chaque arme avec la plus grande attention, faisant claquer les différentes pinces, les ciseaux, caressant les rasoirs et autres lames pour finalement jeter mon dévolu sur un pistolet à clous. Un sourire carnassier s'étirait sur mes lèvres tandis que je me retournais vers l'asiatique. « J'ai toujours rêvé de m'amuser avec ce jouet ! » répliquais-je, en venant me positionner devant l'otage. Ipès était tellement impatient que je devais user de beaucoup de self-contrôle pour ne pas céder à la tentation de le dépecer en trois minutes top chrono. Mes doigts venaient doucement caresser la main ligotée sur l'accoudoir, insistant sur la peau entre le pouce et l'index, quand un craquement sonore imbiba la pièce. Le geste avait été rapide bien qu'un peu sournois mais surtout, précis. Un clou était désormais planté dans la chair humaine et l'homme ligoté laissait échapper des sanglots étouffés par son bâillon. C'était jouissif. Un sourire triomphant adressé à Kai et un nouveau clou venait se planter dans l'autre main, en parfaite symétrie.  Je prenais une profonde inspiration, comme si plus je le faisais souffrir, mieux je me sentais. Le problème, c'est que ne pas pouvoir entendre distinctement ses cris me frustrait.

« Je peux lui enlever son bâillon ? » demandais-je à Kai, les yeux plein d'espoir comme une gamine au matin de Noël. Je me doutais qu'ils lui avaient mis ce truc uniquement pour ne pas qu'il ameute la salle de spectacle lorsqu'elle était pleine, mais maintenant qu'elle était vide, je doutais qu'on puisse l'entendre crier de la rue. Après avoir attendue l'approbation du Maître des lieux et finalement libéré la bouche de l'otage, je retournais choisir une nouvelle arme. « Vous avez une famille Monsieur P. ? » demandais-je tout en examinant une nouvelle fois le contenu exposé sur la table. Vu que rien ne me satisfaisant vraiment, je revenais lentement vers l'asiatique, d'une démarche féline et un petit sourire en coin. Oui, j'avais une idée derrière la tête. Balançant les hanches au rythme des sanglots de Powell, qui avouait entre deux jérémiades avoir effectivement une famille, je venais planter mon regard azur dans celui de l'humain à la chevelure verte. Sortant une cigarette -que j'avais volée un peu plus tôt lors du dîner- de mon soutien gorge, je la portais à mes lèvres, attendant que le propriétaire daigne me l'allumer. La torture avait toujours eu tendance à m'émoustiller et je venais flirter sans vergogne avec l'humain qui m'avait offert le plus beau cadeau qu'on ne m'ait fait depuis longtemps. C'était ma façon de le remercier.

Reportant mon attention sur l'otage, je reprenais mes questions sur sa famille, le nombre d'enfants qu'il avait, s'il aimait sa femme, si elle était belle, j'avais besoin de m'imprégner de son histoire, de l'imaginer jouer au foot avec son fils, ou féliciter sa fille pour son coloriage, embrasser sa femme pour la remercier d'avoir fait à dîner... A chaque détail que j'apprenais, j'écrasais ma cigarette sur l'une de ses phalanges, puis la rallumais, posais une autre question, l'écrasais de nouveau. Malgré qu'il soit un homme pourri qui s'adonnait à des activités illégales, il me semblait être un bon époux et un bon père. Ca me donnait encore plus envie de le tuer, de détruire ce bonheur parfait de famille idéale.
Je me dirigeais une fois encore vers l'étal d'armes pour me saisir d'un scalpel et d'une pince. Je savais exactement ce que je comptais faire et il n'y avait aucune hésitation dans mes gestes, pas plus que dans mes paroles. « Vous n'avez pas tenu votre promesse envers mon ami Monsieur P., ça ne se fait pas. Vous dites des choses mais vos actes ne suivent pas. Ce n'est pas correct. Ca mérite une punition. » achevais-je, en revenant vers lui. Mon genou posé sur sa cuisse, ma main venait enserrer sa mâchoire. Il essayait de se débattre mais j'arrivais tout de même à pincer sa langue avec l'instrument avant de  la lui trancher d'un coup sec. Du sang avait giclé sur mon chemisier mais ce n'était pas grave, plus rien ne l'était, je me sentais comme planer au pays des merveilles. « Comme ça, vous ne pourrez plus faire de promesses en l'air ! » lâchais-je, d'un air hautain avant de me retourner vers Kai, satisfaite.
« Je ferais un bras droit excellent, vous ne croyez pas ? »
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Kai A. Jung
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Dim 24 Mai - 7:41

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde
La torture. Le Joker en herbe savait faire plaisir à sa future Harley Quinn. Avec une panoplie d'objets à sa disposition, n'importe qui pouvait y trouver son compte en matière de torture. Si cela représentait un cadeau pour Céleste, la signification de ce geste ne se révélait pas la même chose pour le jeune humain. N'ayant jamais fait couler le sang de manière volontaire chez quelqu'un d'autre, Kai agissait de la sorte afin de ne pas entacher son image d'homme possédant un certain pouvoir sur l'existence de ses semblables. S'il avouait n'avoir jamais blessé quelqu'un, alors qu'il avait là, derrière la scène de son propre commerce, un homme attaché à une chaise et dont les blessures trahissaient des mauvais traitements de la part de ses gorilles, pour quelle espèce d'abruti passerait-il aux yeux de cette femme? Être profondément narcissique ainsi que dépendant des regards des autres, histoire de continuer à exister dans ce monde, si son petit jeu se retournait contre lui, son pathétisme atteindrait un tout autre niveau dont il ne voulait pas connaître l'existence et encore moins l'expérimenter.    

Un fin sourire étira ses lèvres lorsqu'elle lui présenta le pistolet à clous comme s'il s'était avéré être un simple jouet qu'on refilait aux gamins afin qu'ils fichent la paix à leurs parents. Puis, quand le premier clou vint pénétrer la chair de la pauvre victime, traversant les muscles, les nerfs et tout ce qui constituait ce point précis de la main humaine, Kai s'efforça de contenir un frisson de dégoût. Ce fut le même manège pour le deuxième morceau de métal qui traversa la peau jusqu'à l'accoudoir. Son visage, qu'il arrivait à maîtriser habilement à cause de ses talents d'acteur, ne laissait pas voir son écœurement face à ce spectacle qui deviendrait de plus en plus macabre. Pourtant, s'il se voyait comme le véritable Joker sortie tout droit de la bande-dessinée, il n'aurait pas le choix de s'adapter à cette violence gratuite ainsi qu'à la barbarie de la torture... Et bien pire encore. D'un simple signe de la tête, le jeune homme lui autorisa à lui retirer son bâillon. De toute façon, plus personne ne pourrait entendre les cris de leur victime à l'exception de ses employés qui connaissait ses activités illicites. Ici, c'était son territoire et il pouvait faire tout ce qu'il souhaitait sans craindre de quelconques représailles.    

Au moment où la belle créature se retourna vers lui jusqu'à s'avancer dans sa direction avec une démarche qui lui rappelait celle d'un prédateur prêt à attraper sa proie, ce dernier glissa lentement sa main dans la poche intérieure de son veston pour se saisir de son briquet. Incapable de la quitter des yeux une fraction de seconde à la manière d'un marin ensorcelée par une magnifique sirène, l'asiatique se pencha légèrement vers l'avant avec cette fois-ci un sourire plus charmeur sur les lèvres avant de faire jaillir la frêle flamme de son briquet. Sans dire un seul mot, le nouvel homme d'affaires laissa celle qu'il commençait à voir comme sa potentielle Harley Quinn s'amuser avec leur invité. Chaque nouveau craquement, chaque gémissement, cri, chaque nouvelle brûlure sur sa peau et goutte de sang qui coulait au sol semblait effriter petit à petit cette barrière dans son esprit qui contenait sa peur de céder à la violence physique. À moins d'être en réel danger, jamais l'être clownesque n'avait levé la main sur qui que ce soit... Quand la voix de Céleste vint briser le fil de ses pensées, l'homme à la chevelure verte dû faire un effort pour ne pas ouvrir de grands yeux surpris devant la quantité de sang qui couvrait maintenant le haut de la belle.

D'abord silencieux depuis le début de la séance de torture, le jeune homme sembla enfin récupérer l'usage de sa langue. Vous seriez parfaite très chère. Vous êtes une créature surprenante qui n'a pas peur de se salir les mains. C'était tout à fait admirable. Vous devriez travailler pour moi ou plutôt avec moi. Votre dangerosité est à la hauteur de votre beauté. Je n'ai jamais croisé la route d'une femme telle que vous. Certes, l'asiatique aimait user de son charisme et de ses belles paroles pour leurrer sa cible, mais dans ce cas-ci, il ne jouait pas la comédie surtout avec ce qui passait présentement. Puis, s'avançant lentement vers la Berserker, le jeune homme s'arrêta à sa hauteur avec un sourire énigmatique collé sur son visage. Vous permettez? Sans plus de cérémonie, Kai retira son veston, le gilet sans manches, sa cravate et sa chemise qu'il alla déposer sur la table pour simplement conserver un débardeur blanc. Sur sa peau qu'il dévoilait rarement aux yeux du reste de l'humanité, ce dernier possédait plusieurs tatouages aux diverses inscriptions. Sous son costume, personne ne pouvait se douter de l'encre qui couvrait sa peau et encore moins les muscles qu'il cachait sous cette tonne de tissu - son ancienne vie de danseur et les quelques heures d'entraînement par semaine qu'il s'obligeait à accomplir l'aidaient à entretenir une apparence physique très acceptable -. Une fois ses vêtements à l'abri d'une quelconque giclée de sang, le jeune homme enfila une paire de gants en cuir histoire d'éviter de se salir les mains avec ce liquide poisseux qui coulait en grande quantité de la bouche de leur victime. Face à face, le haut de son corps penché vers l'avant dans le but que leurs deux visages soient en même niveau, l'humain lui adressait un large sourire digne du véritable Joker.

- Votre leçon va vous coûter votre insignifiante petite existence mon cher Monsieur Powell. Comme vous pouvez le constater, Céleste prend un grand plaisir à vous enseigner les bonnes manières et je dois vous remercier pour ça. Grâce à vous, je viens de croiser cet être exceptionnel. Oh oui, il allait connaître le sens du mot «souffrance», mais d'abord il devait lui exprimer ses sincères remerciements pour cette rencontre. Malheureusement pour lui, son ancien associé ne semblait pas partager le même avis puisque ce dernier toussa - ou peut-être avait-il tenter de cracher - du sang sur son visage. À la fois chaud et glacial, le liquide coulait insensiblement sur sa joue jusqu'à son cou en même temps que son sourire disparaissait afin de laisser la place à un air beaucoup plus mauvais. Sans dire un mot, le Coréen se redressa en prenant tout son temps, puis d'un geste vif, ce dernier lui flanqua une claque magistrale en pleine gueule. Voilà une facette de sa personnalité que personne n'avait encore vue jusqu'à présent. Au bout de quelques secondes à assimiler le geste qu'il venait de poser, sa bonne humeur revint d'elle-même tout en se retournant vers Céleste. C'était amusant... Mais salissant à la fois... Déclara-t-il sur un ton presque enjoué tout en essuyant le sang avec l'aide de ses gants.

Céder à la violence... Au fond, cela se révélait plutôt divertissant! Incapable de se retenir plus longtemps, le Joker en herbe se dirigea à nouveau vers la table, non pas pour remettre ses vêtements, mais pour se saisir d'un couteau dont la lame affûtée brillait sous les rayons des lumières. Devrais-je? Je ne m'occupe pas de ce genre de problème, j'ai des hommes pour ce boulot. Un doute? Encore cette barrière qui tentait de résister aux changements de ce besoin presque avide de violence gratuite et macabre? Passer d'une gifle au découpage ne se faisait probablement pas en un bête claquement de doigts. J'ai la ferme conviction que notre invité ne s'amuse pas autant que nous. Peut-être devions nous l'aider à sourire un peu plus! Pourquoi ne pas lui découper un sourire des commissures des lèvres jusqu'aux oreilles? De cette façon, tout le monde dans la pièce afficherait leur joie d'être présent... Ou peut-être pas.
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Dim 7 Juin - 17:33
« La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié. »


Parfaite, il disait que j'étais parfaite. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas reçu ce genre de compliment et je me sentais flattée. Là où la plupart des gens étaient effrayé par ma dangerosité, lui semblait fasciné. Pour une fois qu'Ipès était le bienvenu quelque part, nous ne pouvions que nous en réjouir. Car oui, c'était bien lui le responsable de ce massacre. Kai disait n'avoir jamais croisé une femme une telle que moi et même si la première pensée que j'avais eue était que j'étais unique en mon genre, c'était faux. Un seul corps certes, mais deux âmes aussi antagonistes que complémentaires. « Ce serait un réel plaisir de travailler avec vous, mon cher ami. » répondais-je avec un sourire éclatant. Le « cher ami » n'était pas choisi au hasard car même si ne nous connaissions pas grand chose l'un de l'autre, l'asiatique était pourtant la personne qui se rapprochait le plus d'un ami à l'heure actuelle dans mon entourage, hormis mon démon intérieur bien entendu.

Le sourcil haussé lorsqu'il me demandait la permission de s'occuper lui-même de son invité, je m'effaçais toutefois du passage pour aller m'installer confortablement sur la table au fond de la pièce. De là, j'avais une vue admirable sur l'otage et son nouveau bourreau. C'était étrange mais à la place de Monsieur P. j'aurais eu vachement plus la trouille de voir le patron des lieux s'approcher de moi, que n'importe qui d'autre. Avec ses traits fins, presque enfantins, son allure décontractée limite perchée dans un autre monde et ses cheveux verts fluo, il semblait sympathique, inoffensif même. Mais quand on croisait son regard, on y lisait de la folie pure. Nous avions quelques points communs en fait.
Le regardant enlever tour à tour son veston, puis sa cravate, et sa chemise, je ne pouvais m'empêcher de le scruter avec des yeux éblouis. Il était musclé, plus que je ne l'aurais soupçonné d'ailleurs, mais surtout, il avait des tatouages. J'adorais les tatouages. Oh, pas n'importe lesquels bien sûr. Je détestais ceux faits juste pour être à la mode, parce que ça faisait « cool » d'avoir de l'encre qui courait sur la peau. Non, j'aimais ceux avec une histoire. C'était peut-être l'un de mes plus profonds regrets... Si j'avais accompli mon destin de Nocturne, j'en aurais eu moi aussi, et beaucoup, j'en étais persuadée. Mais bon, cela ne servait à rien de ressasser, on ne pouvait pas refaire le monde avec des « si ».

Je levais le museau bien haut lorsque Kai parlait de moi comme un être exceptionnel. Il me flattait depuis la première minute où nous nous étions rencontrés et cela me mettait du baume au cœur. Quinze ans à l'asile et vous avez vite tendance à oublier que des gens pouvaient être sympathiques avec vous. Il faut dire que dans ce genre d'endroits, les interactions sociales sont plutôt limitées. L'otage trouvait malin de cracher sur le propriétaire des lieux et je secouais la tête d'un air désapprobateur. C'était stupide. A sa place, je n'aurais pas fait ça. Cela dit, je préférais mille fois être à ma place qu'à la sienne. « Il faut lui trancher la tête ! C''est tout ce qu'il mérite le bougre ! » Ah tiens, Ipès se réveillait. Je ne prenais même pas la peine de commenter, car je ne doutais absolument pas de la fin de la séance de torture. J'avais foi en Kai et je savais que Monsieur P. ne ressortirait jamais d'ici vivant. J'attendais juste de pouvoir assister au spectacle.

« Hum. C'est vrai que c'est salissant. » répondais-je sur le même ton enjoué que l'asiatique en baissant les yeux sur mon chemisier maculé de sang. Et tandis qu'il se dirigeais vers l'établis à la recherche d'une arme tranchant, je défaisais lentement, un à un, tous les boutons de mon corsage. Je n'allais pas restée salopée de la sorte le reste de la soirée, ça faisait mauvais genre. Et puis, je n'étais pas pudique. Et j'avais un soutien-gorge alors... Retirant complètement le tissu taché, je le roulais en boule et essuyais ma peau dénudée avec, pour enlever le plus gros du liquide carmin. Cependant, la question de mon nouvel ami me coupait dans mon élan. Le devait-il ? J'ouvrais la bouche mais aucun son ne sortait. Bien sûr qu'il le devait ! Balançant mon chemisier derrière moi sans même regarder là où il atterrissait, je m'approchais du Joker le regard ivre de folie.
« Bien sûr que vous devriez... Ce n'est pas pareil de le faire... Soi-même. » disais-je d'une voix douce, en laissant mon index glisser le long du tatouage de Kai. « C'est comme... Non. En fait, c'est... Je ne sais pas. On se retrouve comme plongé dans un monde ailleurs... On se laisse remplir de volupté et de bien-être absolu. Ca ne dure qu'un petit moment mais... C'est tellement mieux qu'un orgasme ! J'imagine que ça ressemble un peu à un moment au spa. Bien que je n'y sois jamais allée.» concluais-je pour finir de le convaincre. J'étais surexcitée et mes yeux brillaient d'une lueur sauvage, carnassière même. Kai était vierge de toute violence faite de sa main, et ça me faisait prendre mon pied de l'aider à se dépuceler. En tout cas, mes mots semblaient l'avoir atteint puisqu'il envisageait de taillader le visage de Monsieur P. Oh qu'est-ce que j'étais contente ! J'étais presque prête à jouer les cheerleader sans pompons.

Je jetais néanmoins un coup d'oeil à la lame qu'il tenait entre ses doigts et secouais la tête. J'avais une bien meilleure idée en tête. Parcourant du regard l'étal derrière nous, je ne mettais pas longtemps à trouver ce que je cherchais. Une serpe. « C'est beaucoup mieux ça ! Faites moi confiance. » annonçais-je dans un clin d'oeil tout en lui glissant l'arme entre les mains. « Vous vous placez derrière lui et vous laissez la forme de la lame épouser les traits de son visage. Vous appuyez un peu, pas trop, et... PAF ! Vous tirez d'un coup sec comme si vous arrachiez un sparadrap ! » lui expliquais-je, un peu trop enjouée peut-être pour l'otage qui avait sursauté au moment où je criais mon « PAF ». Pour ma part, j'attrapais un fléau, que je maniais délicatement jusqu'à le poser en équilibre sur mon épaule.

« Allez-y... » encourageais-je l'asiatique. « Après, on pourra le finir et... Peut-être ... Je pourrais utiliser votre douche ? » demandais-je hésitante, en me mordant les lèvres comme une gamine qui aurait fait une bêtise. « Nous pourrions voir ensuite comment peut se terminer la nuit... »
Cela faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas autant amusée que je n'avais aucune envie de rentrer chez moi. Enfin, je n'avais même pas de chez moi, juste une vulgaire planque sinistre. Pas étonnant que je ne sois pas pressée. Et puis, je me sentais bien en compagnie de Kai, alors ma proposition était on ne peut plus légitime et sans (trop) d'arrières pensées.

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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   Ven 12 Juin - 22:44

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde
Jouer avec la vie de quelqu'un, décider s'il allait vivre un jour de plus ou non, choisir entre une mort lente ou particulièrement douloureuse, ça avait quelque chose de grisant, mais surtout de jouissif. Certes, son travail consistait à éliminer ceux qui tentaient de lui mettre des bâtons dans les roues, mais jamais le jeune homme n'avait assisté et encore moins participé à un meurtre en direct. Voir le sang couler des blessures de sa victime ou encore lire la peur sur ses traits ainsi que dans ses yeux lui procurait un sentiment de puissance comme s'il était le roi du monde - ou dans ce cas-ci un véritable bourreau -. Avant ce soir, cette pulsion sadique et violente ne s'était jamais manifestée ou du moins, jamais aussi intensément devant quelqu'un qui ne méritait pas un châtiment aussi cruel que celui qu'il vivait depuis près d'une heure sous différentes mains. Perdre à son tour cette «innocence» le rapprochait un peu plus de son idole dont il croyait être en quelque sorte la réincarnation. Le Joker n'était-il pas un être imprévisible, violent, immoral et qui ne ressentait rien d'autre que de l'amusement quand il prenait une vie? Un cadavre de plus ou de moins, quelle différence cela faisait-il? Lentement et sûrement, il serait identique en tout point à son vilain favori. Sauf peut-être pour les cicatrices, ça faisait mauvais genre...

Son regard sombre rivé sur Céleste, ce dernier me pouvait détacher ses yeux de la créature qui se débarrassait maintenant de son chemisier ensanglanté sans la moindre gêne pour dévoiler un joli soutien-gorge. Malgré que Kai n'était pas l'homme dont les hormones prenaient une très grande place dans sa vie personnelle, cela aurait été tout de même un mensonge de sa part de dire que ce spectacle ne lui faisait aucun effet. Non, il n'était pas un animal prend à lui sauter dessus à la première occasion - heureusement qu'il savait se tenir -, mais le caractère ainsi que le physique de cette femme lui faisait ressentir quelque chose qu'il n'avait jamais connu auparavant. Était-ce ça que le Joker ressentait devant sa Harley Quinn? Sans bouger le moindre muscle, le criminel observait sa magnifique invitée avec cette étincelle de folie dans les yeux pendant qu'elle lui décrivait la sensation que l'on pouvait ressentir quand on torturait quelqu'un tout en caressant les tatouages sur sa peau. À chacun de ses mots, son sourire ne cessait de s'agrandir jusqu'à ce qu'elle lui remette une serpe entre les mains. Laisser la lame épouser les formes de son visage? Une petite voix intérieure lui soufflait dans un coin de sa tête qu'il pouvait lui faire confiance sur ce sujet.

D'un pas moins assuré que tout à l'heure, Kai s'avança vers Monsieur Powell afin de s'installer derrière lui sous les conseils de Céleste. Sa main, légèrement tremblante face à l'action qu'il allait commettre pour la première fois de son existence, l'être clownesque plaça la lame de son arme au niveau de la bouche de son prisonnier non sans prendre la peine de répondre à la belle brunette. Faites comme chez vous! Considérez mon offre d'emploi comme étant sérieuse. Mon établissement sera aussi le vôtre très chère, déclara-t-il tout en relevant la tête dans sa direction afin de lui adresser un sourire sincère. Puis, la douceur n'ayant pas sa place dans cette ô combien distrayante activité, l'asiatique obligea l'autre homme à ouvrir la bouche avec l'aide de son autre main afin d'y appuyer la pointe de la lame à la commissure. Je suis certain que nous trouverons quelque chose pour nous divertir. Au moment où il prononçait cette phrase, le criminel tira vers l'arrière avec une force non nécessaire au point où la serpe trancha la peau à seulement quelques centimètres de son oreille. Sous le choc, l'homme hurla de douleur ce qui déchira un peu plus sa peau pendant que le sang coulait à flots sur son visage ainsi que sur son épaule. À la fois excité devant cette souffrance pure, mais aussi dégoûté devant les dégâts sanglants, Kai ne lui laissa pas le loisir de continuer à hurler, puisque ce dernier enroula son bras gauche autour de son cou tout en lui murmurant quelques mots à l'oreille - cela ressemblait à un «vous êtes mon premier, mais pas mon dernier. C'est un honneur.» -. Puis, encouragé par ses cris et par l'adrénaline qui parcourait maintenant ses veines, l'homme à la chevelure verte trancha l'autre partie de son visage sans une once de remords dans le regard... Occupé à admirer son oeuvre, le jeune homme ne remarqua pas le rire tonitruant s'échappait de sa gorge. Quelque part dans son esprit, quelque chose venait de se briser et qui ne se réparerait probablement jamais de toute son existence. Il ne craindrait plus d'user de la violence physique sur ses futures victimes. Et maintenant? Monsieur Powell allait mourir le sourire aux lèvres. D'un geste excessivement galant, le Joker en herbe fit signe à Céleste et à son fléau de donner le coup final qui allait clore cette séance de torture.  

Recouvert de ce liquide carmin, le jeune homme ne se fit pas prier pour se débarrasser de son débardeur avant de le laisser tomber mollement sur le sol. Alors qu'il retournait vers la table pour récupérer le mouchoir en tissu dans la poche de son veston non pas pour s'essuyer les mains, mais plutôt pour s'approcher de la belle créature afin d'éponger délicatement les gouttes de sang sur son visage. Cette teinte de rouge vous va comme un gant! Dit-il avec un sourire presque enfantin aux lèvres, chose qui jurait un peu avec le décor. Oh non, il ne disait pas cela pour rien, car la couleur rouge devait s'harmoniser avec le teint de sa Harley. Laissons-le là, mes hommes se chargeront du nettoyage. Il faut bien qu'ils gagnent leur salaire! Hors de question qu'ils se salissent les mains à nettoyer tout ce bordel! De toute façon, ils avaient quelque chose d'autre à faire que de s'embêter à rincer du sang sur le sol et de faire disparaître un corps atrocement mutilé. Venez avec moi, je crois que je peux vous dégoter des vêtements propres pendant que vous prendrez votre douche. Ils mettront les deux cristaux que vous avez dans les yeux en valeur. À nouveau, le propriétaire de l'établissement lui présenta son bras le moins couvert du liquide poisseux dans le but de la guider jusqu'aux vestiaires là où il y avait des douches. Amusons-nous ce soir! Nous devons célébrer cette merveilleuse rencontre et a notre future collaboration! Oui, c'était un devoir de célébrer en grand cet événement...
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MessageSujet: Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai   
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On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde | Kai

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