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 We were not made for heaven || Meghara

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Faust A. Seldzar
the demoniac soul.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 18/06/2015
⊰ Nombre de Méfaits : 516
⊰ Fragments d'Ombre : 1504
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⊰ Origine du Personnage : Berserker

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the demoniac soul.

MessageSujet: We were not made for heaven || Meghara   Ven 14 Aoû - 22:19
We were not made for heaven
ft. Meghara & Faust.

Soudain, des sensations. C’est comme ça que ça se passe à chaque fois. Pas d’avertissement, pas d’autre échange entre lui et moi que quelques mots qui se mélangent dans sa tête et dont il ne parvient pas lui-même, la plupart du temps, à définir. Est-ce lui qui pense ? Est-ce moi ? Pour lui, c’est une torture, pour moi aussi, mais je suis le bourreau et il est la victime. Soudain, l’air sur sa peau est devenue mienne. Il fait chaud. Moite. Je sens sur moi couler les ténèbres qui grouillent dans cette ville. Il ne comprend pas mon malheur. Si proche des vices de ce monde et pourtant incapable de les absorber, enfermé que je suis dans ce vaisseau qui bouge et parle indépendamment de ma volonté. Ce corps. Deux bras, deux jambes, deux yeux qui m’appartiennent. Ils roulent un moment dans leurs orbites ; il me faut toujours quelques secondes d’adaptation. Pendant ces quelques secondes, il s’en va et alors c’est comme si les murs de ma prison s’écartaient soudain. La place est à moi. Il fait nuit. C’est une rue comme il en existe des milliers. Je ne sais pas où je suis. Lui le sait puisqu’il est venu là, mais ça ne m’intéressait pas. Je ne vis que pour la violence et m’éveille quand je la sens affleurer en lui ou devant lui. Le monde des humains m’indiffère s’il ne brûle pas dans les flammes du chaos.

Je lève les mains, ouvre et ferme les poings. C’est moi, ça. Désormais, c’est moi. Il le sait, qu’il ne devrait pas faire ça. Mais il n’a pas le choix, parfois. Comment ne pas me féliciter du choix que j’ai fait en possédant cet être ? Notre seul point commun nous rapproche plus sûrement que n’importe quoi d’autre. Si je pouvais, je l’empêcherai de revenir, mais je ne peux pas, c’est comme ça. L’arrangement n’en est pas un mais je fais comme si c’était le cas. La nuit, la rue, la chaleur. La moiteur, même, humide, qui grouille sur la peau comme des millions d’insectes. L’air vicié brûle la gorge et laisse un arrière-goût métallique sur la langue. Le goût du vice. Je comprends que ce soir, je ne serai pas le seul à porter un péché capital sur mes épaules. Cela veut dire que je suis comme eux, ou qu’ils sont comme moi. Je peux faire ce que je veux d’eux. Personne ne me jugera. Comme si ça m’avait déjà arrêté avant. J’avance : un pied devant l’autre. Le mouvement est lent, lourd, pénible. La frustration d’un corps fait de chair et de sang. Quiconque ferait attention à moi cette nuit frissonnerait sûrement en croisant l’être que je suis et qui n’a rien de naturel malgré son apparence. Cela se voit, cela se sent, que je ne suis pas quelqu’un, mais quelque chose. Une chose venue du fond des âges et d’un puits de ténèbres sans limites. J’ai tous les droits.

Voilà, des humains. Ils sont quatre, dans une ruelle, devant la vitrine d’un magasin. Un autre est à terre. Tout le monde crie, s’agite, je n’écoute pas, je ne vois pas s’il s’agit d’hommes ou de femmes, cela ne m’intéresse pas, je ne pose pas ce genre de regard sur leur monde. Je ne vois que des corps vivants, le sang qui pulse sous la peau, les os si faciles à casser. Je m’approche et sens quelque chose sur mon visage. Un des types se retourne vers moi et je fixe sa peau nue jusqu’à la taille. Le labyrinthe de ses veines et ses organes si mal protégés. Il dit quelque chose, me demande, je crois, pourquoi je souris. Ah, c’est donc ça, sur mon visage ? Ça tire les joues… J’aime pas ça. Tue-les tous. Ah ! C’est amusant, ça. D’habitude, c’est moi qui le dis à Faust, mais cette fois, il n’y a que moi. Le silence se fait dans ma tête – je suis seul avec moi-même ! Mais je ne dois pas trop me couper de la réalité. Il faut bien que je les entende hurler. Et pour hurler, ils hurlent. Hurlent, appellent, supplie, insultent, menacent, mais pas dans cet ordre. Et puis ils font ce bruit étrange que produisent les humains en mourant violemment, cet espèce de gargouillement à moitié surpris, comme si jusqu’au bout ils ont du mal à y croire.

Et puis, face à moi, une femme. Je pose mon regard sur elle, un regard qui ne m’appartient pas. C’est difficile de se focaliser. Mais elle n’est pas humaine, celle-là. Ça change plein de choses. Je sens de nouveau ce truc sur mon visage et je tends la main – sa main à lui – vers elle, je la pose à la naissance de sa gorge, du moins c’est là que je vise.

« Je peux t’avoir ? »

C’est pénible de parler, ce bruit dans la gorge, ce grondement sur la langue. Pénible aussi d’exprimer l’envie violente que j’ai de la posséder au même sens où je possède Faust avec un langage aussi pauvre que celui de ce monde. Peu m’importe qu’elle comprenne ou pas ce que je veux dire. La violence et la possession, voilà mes deux spécialités, et ce que je veux, je le prends, et si je ne peux pas le prendre, je le détruis.



I am a zombie
Blow the smoke right off the tube, kiss my gentle burning bruise. I'm lost in time, and to all the people left behind, you are walking dumb and blind. And two thousand years I've been awake waiting for the day to shake.  ©️ code : Rose. // quote : Momsen.  
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Meghara B. D'Almeryan
moderatrice ▽ the princess fey.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 02/11/2014
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MessageSujet: Re: We were not made for heaven || Meghara   Lun 17 Aoû - 1:44
We were not made for heaven
ft. Faust & Meghara.

La vie et l'existence prennent parfois des chemins bien détournés, et vous pourriez alors rapidement et aisément penser qu'elles sont prêtes à tout pour vous emmerder et vous placer dans des situations délicates, tout ça parce qu'elles ont une dent contre vous. Forcément, à vos yeux, il ne peut pas en être autrement. Il n'y a pas de possibilité autre, c'est comme ça, vous ne voulez pas voir plus loin que le bout de votre nez, et vous vous entêtez à tomber dans la paranoïa. A moins que vous n'ayez raison. Meghara ne se prononçait pas sur le sujet. Tout ce qu'elle savait, c'était que, elle, elle n'avait rien demandé, et rien fait pour mériter ça, alors que, pourtant, ça lui était quand même tombé sur le bout du nez sans qu'elle ne s'y attende. Parce qu'à la base, quand même, elle, elle était juste venue jusqu'à Little Italy pour se faire un petit restaurant italien, ne faisant pas forcément entièrement confiance en ces boîtes de traiteurs qui vous font croire que leur chef est italien et que ce n'est pas du tout le cas. Pas que tous les restaurants dits italiens soient forcément tenus par des italiens, bien sûr. Mais disons qu'il était bien plus aisé pour elle de vérifier tout ça par elle-même, en visuel, ayant passé plusieurs mois en Italie, de façon plus ou moins prolongés. Oui, elle, elle avait juste eu envie de se faire un plat de pâtes, et une bonne pizza, aussi, avec peut-être quelques cantucinni et des antipasti pour l'apéritif, histoire de s'ouvrir l'appétit en beauté, non sans siroter, tout du long, une bouteille du meilleur chianti qui puisse figurer sur la carte. Mais visiblement, pour les pâtes, cela devrait attendre, aux vues de la situation dans laquelle elle s'était fourrée. Devait-elle voir ça comme un signe qu'elle était trop gourmande, trop exigeante, voire trop médisante sur la qualité des plats livrés par les traiteurs de Toronto ?

Elle était arrivée en cours de route, alors que le spectacle avait déjà commencé. Oui, visiblement, pour ce genre de choses, on n'attendait pas toujours d'avoir du public. Quoi que Meghara ne soit pas exactement friande de ce genre de faits. Après tout, la violence, c'est mal, n'est-ce pas ? C'est réservé aux vilains méchants, aux délinquants, à ceux qui sont asociaux et ne savent pas bien se comporter en société. Tout le contraire d'elle, n'est-ce pas ? Elle avait visiblement affaire à un chaotique mauvais, ce qui ne la changeait que très peu, au final, de ses fréquentations habituelles, puisque, bien qu'elle, elle soit encore parmi ces rares Chimères Neutres, la quasi totalité des troupes, ou plutôt des sujets de sa reine de sœur suivaient l'exemple royal, étant elles aussi chaotiques mauvaises. Quand aux quatre pauvres pèlerins, au mauvais endroit au mauvais moment, visiblement, ils étaient 100% humains, eux. Elle aurait pu passer son chemin, faire comme si de rien n'était, oui mais voilà, s'il s'avérait que ce dépit était une Chimère, et qu'une certaine personne apprenait que Meghara l'avait laissé faire n'importe quoi sans intervenir alors qu'il cassait de l'humain sans raison, la Muse pressentait fortement qu'elle allait se faire tirer les oreilles, et sans doute aussi tanner la peau des fesses à coups de chaussures de grands couturiers. Et puis, bon, ce n'était pas non plus comme si elle était une petite chose fragile se brisant en mille morceaux au moindre contact, n'est-ce pas ? Mais elle se serait tout de même bien garder d'une telle étreinte, surtout que ce n'était pas du tout son genre de se faire tripoter sans raison, et surtout, sans son accord.

Il avait souris. Peut-être qu'elle aurait dû prendre ça comme un signe, sauf que, merci bien, mais si tout être tirant la tronche devenait absolument normal là où toute personne souriant était forcément un psychopathe prêt à passer à l'action, cela se saurait, et depuis longtemps ... Quoi qu'il était quand même un peu étrange, son sourire. On dirait qu'il a fumé, ou plutôt mangé des tas de paquets de clopes, le tout arrosé de whisky et de vodka histoire de faire passer le tout. Ça, ou alors il sort tout juste d'un vœu de silence séculaire. Elle frissonne cependant, un instant, de façon incontrôlé, ne trouvant pourtant rien de très érotique dans une telle prise de contact, même s'il y a ce petit goût sur sa langue, et cette pensée fugace, comme échappée d'un sac de mauvaises plaisanteries et de fautes de goût, qui traverse son esprit en zigzagant et en laissant un relent quelque peu déroutant dans les autres pensées de la Chimère. Cependant, Meghara n'hésite pas un seul instant à quelque peu remettre l'audacieux à sa place d'une claque bien sentie, sans nullement contenir sa force.
    « Sûrement pas ! »