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 We were not made for heaven || Meghara

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Faust A. Seldzar
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MessageSujet: We were not made for heaven || Meghara   Ven 14 Aoû - 22:19
We were not made for heaven
ft. Meghara & Faust.

Soudain, des sensations. C’est comme ça que ça se passe à chaque fois. Pas d’avertissement, pas d’autre échange entre lui et moi que quelques mots qui se mélangent dans sa tête et dont il ne parvient pas lui-même, la plupart du temps, à définir. Est-ce lui qui pense ? Est-ce moi ? Pour lui, c’est une torture, pour moi aussi, mais je suis le bourreau et il est la victime. Soudain, l’air sur sa peau est devenue mienne. Il fait chaud. Moite. Je sens sur moi couler les ténèbres qui grouillent dans cette ville. Il ne comprend pas mon malheur. Si proche des vices de ce monde et pourtant incapable de les absorber, enfermé que je suis dans ce vaisseau qui bouge et parle indépendamment de ma volonté. Ce corps. Deux bras, deux jambes, deux yeux qui m’appartiennent. Ils roulent un moment dans leurs orbites ; il me faut toujours quelques secondes d’adaptation. Pendant ces quelques secondes, il s’en va et alors c’est comme si les murs de ma prison s’écartaient soudain. La place est à moi. Il fait nuit. C’est une rue comme il en existe des milliers. Je ne sais pas où je suis. Lui le sait puisqu’il est venu là, mais ça ne m’intéressait pas. Je ne vis que pour la violence et m’éveille quand je la sens affleurer en lui ou devant lui. Le monde des humains m’indiffère s’il ne brûle pas dans les flammes du chaos.

Je lève les mains, ouvre et ferme les poings. C’est moi, ça. Désormais, c’est moi. Il le sait, qu’il ne devrait pas faire ça. Mais il n’a pas le choix, parfois. Comment ne pas me féliciter du choix que j’ai fait en possédant cet être ? Notre seul point commun nous rapproche plus sûrement que n’importe quoi d’autre. Si je pouvais, je l’empêcherai de revenir, mais je ne peux pas, c’est comme ça. L’arrangement n’en est pas un mais je fais comme si c’était le cas. La nuit, la rue, la chaleur. La moiteur, même, humide, qui grouille sur la peau comme des millions d’insectes. L’air vicié brûle la gorge et laisse un arrière-goût métallique sur la langue. Le goût du vice. Je comprends que ce soir, je ne serai pas le seul à porter un péché capital sur mes épaules. Cela veut dire que je suis comme eux, ou qu’ils sont comme moi. Je peux faire ce que je veux d’eux. Personne ne me jugera. Comme si ça m’avait déjà arrêté avant. J’avance : un pied devant l’autre. Le mouvement est lent, lourd, pénible. La frustration d’un corps fait de chair et de sang. Quiconque ferait attention à moi cette nuit frissonnerait sûrement en croisant l’être que je suis et qui n’a rien de naturel malgré son apparence. Cela se voit, cela se sent, que je ne suis pas quelqu’un, mais quelque chose. Une chose venue du fond des âges et d’un puits de ténèbres sans limites. J’ai tous les droits.

Voilà, des humains. Ils sont quatre, dans une ruelle, devant la vitrine d’un magasin. Un autre est à terre. Tout le monde crie, s’agite, je n’écoute pas, je ne vois pas s’il s’agit d’hommes ou de femmes, cela ne m’intéresse pas, je ne pose pas ce genre de regard sur leur monde. Je ne vois que des corps vivants, le sang qui pulse sous la peau, les os si faciles à casser. Je m’approche et sens quelque chose sur mon visage. Un des types se retourne vers moi et je fixe sa peau nue jusqu’à la taille. Le labyrinthe de ses veines et ses organes si mal protégés. Il dit quelque chose, me demande, je crois, pourquoi je souris. Ah, c’est donc ça, sur mon visage ? Ça tire les joues… J’aime pas ça. Tue-les tous. Ah ! C’est amusant, ça. D’habitude, c’est moi qui le dis à Faust, mais cette fois, il n’y a que moi. Le silence se fait dans ma tête – je suis seul avec moi-même ! Mais je ne dois pas trop me couper de la réalité. Il faut bien que je les entende hurler. Et pour hurler, ils hurlent. Hurlent, appellent, supplie, insultent, menacent, mais pas dans cet ordre. Et puis ils font ce bruit étrange que produisent les humains en mourant violemment, cet espèce de gargouillement à moitié surpris, comme si jusqu’au bout ils ont du mal à y croire.

Et puis, face à moi, une femme. Je pose mon regard sur elle, un regard qui ne m’appartient pas. C’est difficile de se focaliser. Mais elle n’est pas humaine, celle-là. Ça change plein de choses. Je sens de nouveau ce truc sur mon visage et je tends la main – sa main à lui – vers elle, je la pose à la naissance de sa gorge, du moins c’est là que je vise.

« Je peux t’avoir ? »

C’est pénible de parler, ce bruit dans la gorge, ce grondement sur la langue. Pénible aussi d’exprimer l’envie violente que j’ai de la posséder au même sens où je possède Faust avec un langage aussi pauvre que celui de ce monde. Peu m’importe qu’elle comprenne ou pas ce que je veux dire. La violence et la possession, voilà mes deux spécialités, et ce que je veux, je le prends, et si je ne peux pas le prendre, je le détruis.



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Meghara B. D'Almeryan
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MessageSujet: Re: We were not made for heaven || Meghara   Lun 17 Aoû - 1:44
We were not made for heaven
ft. Faust & Meghara.

La vie et l'existence prennent parfois des chemins bien détournés, et vous pourriez alors rapidement et aisément penser qu'elles sont prêtes à tout pour vous emmerder et vous placer dans des situations délicates, tout ça parce qu'elles ont une dent contre vous. Forcément, à vos yeux, il ne peut pas en être autrement. Il n'y a pas de possibilité autre, c'est comme ça, vous ne voulez pas voir plus loin que le bout de votre nez, et vous vous entêtez à tomber dans la paranoïa. A moins que vous n'ayez raison. Meghara ne se prononçait pas sur le sujet. Tout ce qu'elle savait, c'était que, elle, elle n'avait rien demandé, et rien fait pour mériter ça, alors que, pourtant, ça lui était quand même tombé sur le bout du nez sans qu'elle ne s'y attende. Parce qu'à la base, quand même, elle, elle était juste venue jusqu'à Little Italy pour se faire un petit restaurant italien, ne faisant pas forcément entièrement confiance en ces boîtes de traiteurs qui vous font croire que leur chef est italien et que ce n'est pas du tout le cas. Pas que tous les restaurants dits italiens soient forcément tenus par des italiens, bien sûr. Mais disons qu'il était bien plus aisé pour elle de vérifier tout ça par elle-même, en visuel, ayant passé plusieurs mois en Italie, de façon plus ou moins prolongés. Oui, elle, elle avait juste eu envie de se faire un plat de pâtes, et une bonne pizza, aussi, avec peut-être quelques cantucinni et des antipasti pour l'apéritif, histoire de s'ouvrir l'appétit en beauté, non sans siroter, tout du long, une bouteille du meilleur chianti qui puisse figurer sur la carte. Mais visiblement, pour les pâtes, cela devrait attendre, aux vues de la situation dans laquelle elle s'était fourrée. Devait-elle voir ça comme un signe qu'elle était trop gourmande, trop exigeante, voire trop médisante sur la qualité des plats livrés par les traiteurs de Toronto ?

Elle était arrivée en cours de route, alors que le spectacle avait déjà commencé. Oui, visiblement, pour ce genre de choses, on n'attendait pas toujours d'avoir du public. Quoi que Meghara ne soit pas exactement friande de ce genre de faits. Après tout, la violence, c'est mal, n'est-ce pas ? C'est réservé aux vilains méchants, aux délinquants, à ceux qui sont asociaux et ne savent pas bien se comporter en société. Tout le contraire d'elle, n'est-ce pas ? Elle avait visiblement affaire à un chaotique mauvais, ce qui ne la changeait que très peu, au final, de ses fréquentations habituelles, puisque, bien qu'elle, elle soit encore parmi ces rares Chimères Neutres, la quasi totalité des troupes, ou plutôt des sujets de sa reine de sœur suivaient l'exemple royal, étant elles aussi chaotiques mauvaises. Quand aux quatre pauvres pèlerins, au mauvais endroit au mauvais moment, visiblement, ils étaient 100% humains, eux. Elle aurait pu passer son chemin, faire comme si de rien n'était, oui mais voilà, s'il s'avérait que ce dépit était une Chimère, et qu'une certaine personne apprenait que Meghara l'avait laissé faire n'importe quoi sans intervenir alors qu'il cassait de l'humain sans raison, la Muse pressentait fortement qu'elle allait se faire tirer les oreilles, et sans doute aussi tanner la peau des fesses à coups de chaussures de grands couturiers. Et puis, bon, ce n'était pas non plus comme si elle était une petite chose fragile se brisant en mille morceaux au moindre contact, n'est-ce pas ? Mais elle se serait tout de même bien garder d'une telle étreinte, surtout que ce n'était pas du tout son genre de se faire tripoter sans raison, et surtout, sans son accord.

Il avait souris. Peut-être qu'elle aurait dû prendre ça comme un signe, sauf que, merci bien, mais si tout être tirant la tronche devenait absolument normal là où toute personne souriant était forcément un psychopathe prêt à passer à l'action, cela se saurait, et depuis longtemps ... Quoi qu'il était quand même un peu étrange, son sourire. On dirait qu'il a fumé, ou plutôt mangé des tas de paquets de clopes, le tout arrosé de whisky et de vodka histoire de faire passer le tout. Ça, ou alors il sort tout juste d'un vœu de silence séculaire. Elle frissonne cependant, un instant, de façon incontrôlé, ne trouvant pourtant rien de très érotique dans une telle prise de contact, même s'il y a ce petit goût sur sa langue, et cette pensée fugace, comme échappée d'un sac de mauvaises plaisanteries et de fautes de goût, qui traverse son esprit en zigzagant et en laissant un relent quelque peu déroutant dans les autres pensées de la Chimère. Cependant, Meghara n'hésite pas un seul instant à quelque peu remettre l'audacieux à sa place d'une claque bien sentie, sans nullement contenir sa force.
    « Sûrement pas ! »





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Faust A. Seldzar
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MessageSujet: Re: We were not made for heaven || Meghara   Mer 19 Aoû - 17:36
We were not made for heaven
ft. Meghara & Faust.

C’est difficile de se concentrer. La main, ma main, sur cette peau pâle sous laquelle palpitent le sang et la vie. L’idée que ce serait si facile pour moi de la déchirer, d’y enfoncer mes griffes, mes doigts, de fouailler la chair jusqu’à ce que le cœur s’arrête et que les yeux se vident de lumière… Difficile de penser à tout ça et de se concentrer. On me pardonnera de ne pas avoir tout de suite remarqué la nature surnaturelle de la femme. Je me pardonnerai, en tout cas. Mes yeux, fixés sur cette gorge. Ce n’est pas vraiment la politesse qui m’a fait lui demander son autorisation. C’est plus amusant ainsi, c’est tout. J’espère, je sais, même, qu’elle va refuser. Suspendu à cette seconde comme pour l’éternité, j’attends de basculer dans de nouvelles ténèbres de violence. Et je lis dans ses yeux ce qu’elle va faire avant même qu’elle le fasse, mais en même temps, je me sens tiré en arrière, mon champ de vision devient étroit et soudain, il est là.

***

Mais putain, qu’est-ce que c’était que ce bordel ! Celle-là, on ne lui avait jamais faite. Quand Faust réintégra son corps, en quelques sortes, parce qu’il n’y avait pas vraiment de mots pour décrire cette sensation quand il se servait de son don d’ubiquité, il se retrouva sans savoir pourquoi planté au milieu d’une rue, entouré de cadavres ou de presque cadavres, avec une blonde en face de lui. Il baissa les yeux sur sa main posée sur sa gorge à elle, et allait lui demander ce qu'elle était en train de lui faire, cette perverse, quand il se reçut une claque magistrale qui fit partir sa tête en arrière, le renseignant au passage plus sûrement que n’importe quelle aura sur la nature de l’inconnue. Aucune humaine n'aurait pu lui taper dessus aussi fort. Il resta quelques secondes avec les yeux tournés vers le ciel, puis abaissa de nouveau le regard sur elle, et autant dire que s’il avait pu tuer rien qu’avec les yeux, elle serait elle aussi étendue là à ses pieds, raide morte. En revanche, il ôta sa main de sa petite personne, et pas besoin d’être un génie pour savoir que c’était Abaddon le coupable de cette situation gênante. Brûlant de colère contre le démon et contre la blonde, il ressentit en arrière-plan une autre sensation, tout à fait malvenue dans cette situation précise. Il n’avait pas envie de désirer qui que ce soit, là, tout de suite, aussi attirante fût-elle. Il se retint de se frotter la joue comme un ado baffé par sa copine de lycée et gronda :

« Ça vous prend souvent de gifler des inconnus dans la rue ? »

Dans le même temps, Abaddon hurlait et s’agitait de toutes ses forces, une sensation tout à fait désagréable. Il ne supportait pas quand Faust reprenait les commandes et le vivait toujours une frustration et un sentiment d’injustice intense, surtout que, Faust ne comprenait pas pourquoi, le démon semblait vouloir vraiment, vraiment faire sa fête à cette blonde. Si le Berserker n’était pas revenu de son petit voyage mental pour récupérer son corps, Abaddon aurait tué cette femme – ou en tout cas, rien ni personne ne l’aurait empêché d’essayer. Faust ne compatissait pas vraiment dans ce genre de cas, c’est juste qu’ensuite, c’était à lui de nettoyer les dégâts parce que c’était avec son corps, et avec ses empreintes digitales, que le démon commettait ses crimes. Faust baissa les yeux sur les humains au sol et grimaça. Il tenta le coup, même s’il se doutait très bien de qui était le coupable :

« C’est vous qui avez fait ça ? »

Il y avait de fortes chances pour qu’elle ait vu faire Abaddon, et alors sa question, là tout de suite, devenait obsolète voire un peu tordue. Si elle ne partait pas en courant après ça, c’était qu’elle aussi en tenait une couche. Et Faust savait qu’il aurait dû tourner les talons et s’en aller sans plus s’occuper de rien, mais il y avait toujours cette sensation sous-jacente qui l’ancrait sur place comme un aimant. Un truc que le démon n’avait pas dû ressentir, pour sa part, mais Faust en était tout à fait conscient. D’un côté, il appréciait le phénomène, et d’un autre côté, il se sentait manipulé, pas vraiment ravi de se voir imposer des désirs qu’ils n’arrivaient pas à désolidariser des siens propres. Stupide mortel soumis à ses désirs ! Faust esquissa un rictus, totalement pas touché par le dépit du démon. Tue-la au lieu de l’imaginer dans ton lit ! Aaaaah, mais merde à la fin !

« Bon, ça m’ennuierait que vous me preniez pour un pervers, c’est juste un peu compliqué à expliquer… »

Et là il se tut, parce que oui, vraiment, c’était compliqué à expliquer. Ou alors, il lui disait juste qu’il venait de s’échapper de l’asile le plus proche, ça prendrait moins de temps et il y avait plus de chance qu’elle croit ça que la vérité. En désespoir de cause, il lui décocha un sourire charmeur. Dans le doute. Ça marchait, en général.



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Meghara B. D'Almeryan
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MessageSujet: Re: We were not made for heaven || Meghara   Mar 25 Aoû - 20:17
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Peut-être aurait-elle un peu plus fait dans la finesse et la délicatesse s'il avait s'agit d'un simple humain. Mais les sens de la Chimère ne la trompait nullement sur la nature toute surnaturelle de l'être qui se postait face à elle et, dès lors, non, elle ne s'était pas embarrassée de toute tentative de rester raisonnable, et surtout, prudente. De toute façon, elle n'aurait pas moins réagis, s'il avait s'agit d'un humain, elle aurait juste peut-être fait un peu autrement. Peut-être. Parce que, humain ou pas, sincèrement, elle n'aimait pas plus que ça qu'on pose la main sur elle sans avoir obtenu au préalable son autorisation, ou sans que ce soit elle qui ait souhaité engager les choses. Il la regardait mal, très mal, en représailles ? Grand bien lui fasse ! Meghara n'allait sûrement pas s'excuser d'avoir eu un tel geste, parce que, dans les faits comme dans le fond, la personne en tord, celle qui avait abusé et dérapé, ce n'était clairement pas elle ! Et si elle avait quand même un peu trop sur-réagit, peut-être, et bien ce n'était que parce qu'elle y avait été poussée. Ce serait en tout cas ce même genre d'argumentaire qu'elle présenterait à toute personne lui faisant le moindre reproche, quoi que cela ne concerne qu'elle et lui, qui qu'il soit, et quoi qu'il soit réellement. Cependant, elle ne s'était pas trop attendue à ce genre de réaction verbale de sa part. Oh, bien sûr, elle savait qu'il allait répliquer, les hommes répliquent toujours, sinon, ils pensent que vous les castrer bien trop facilement, symboliquement parlant bien sûr. Mais la question était un peu tordue, là. Et un peu hors contexte, aussi. Enfin, pas tout à fait. Disons plutôt que c'était l'une de ces questions qui ne devraient pas être posées étant donné que la réponse découlait d'elle-même. En réalité, non, cela ne collait pas trop. Qu'un tiers se pointe et se lance dans la même interrogative aurait été plus habituel et attendu, mais là ... Cependant, cela n'allait sûrement pas la laisser silencieuse !
    « Souvent ? Non. Seulement quand on se montre trop entreprenant. » Elle croisait les bras sur sa poitrine, signe qu'elle était un peu fermée à la discussion, selon les analystes comportementaux. Mais si lui, il prenait ça comme preuve qu'elle n'allait pas lui en remettre une, magistrale, là, tout de suite, alors qu'il avait ôté sa main de son cou, et bien tant mieux. Cependant, elle n'avait pu s'empêcher de froncer les sourcils et de se poster sur la défensive, un peu tendue, et visage pas franchement jovial, mais il ne fallait sans doute pas s'attendre à mieux, aux vues des circonstances. La seconde question la laisse pantoise, et perplexe, et blasée, et agacée, et tout un tas d'autres choses aussi. Sérieusement, encore une question dont il avait la réponse ?! A croire qu'il débarquait juste ! « Bien sûr, c'est moi, ça m'arrive souvent de faire une petite embardée pour buter des gens juste avant d'aller me chercher de quoi me sustenter. Moi, avec mes petites mains, et même que je suis trop forte parce que ça ne m'a pas décoiffée, et que ça n'a laissé aucune trace sur mes vêtements ! ... Non mais vous débarquez ou quoi ?! C'est vous, tout ça. Ce spectacle, et votre envie de me posséder ! »
Le terme "posséder" était sans doute trop fort, et malvenu. Mais ce ne fut pas ce qui chiffonna et perturba Meghara. Non, en fait, ce qui la faisait un peu vaciller sur son attitude offensive, ce fut ce double sens qui lui vint à l'esprit, et qui ne la laissa pas de glace. Ce n'était pas comme si, soudain, elle était assaillie de flash où elle le voyait au dessus d'elle, puis elle au dessus de lui, et pas pour jouer au scrabble, mais il y eut tout de même ce frisson qui la parcourut, et cette pensée qui la menait à se dire que ce ne serait pas forcément une expérience des plus désagréables, bien au contraire. Et, croyez-là, elle n'était pas le genre de personne à se taper des fantasmes sur toutes les personnes qu'elle rencontrait et qu'elle ne trouvait pas vilaine du tout. D'ailleurs, pourquoi était-elle en train de se dire que le jeune homme était séduisant et qu'elle n'aurait aucun regret, par la suite, de se l'être fait ? Et depuis quoi envisageait-elle ce genre de choses de façon aussi crue ?! Mais il la sortait de ses songes, et elle ne savait trop si, sur son visage, ne s'étaient pas succéder expressions alléchées et tentées et écœurées et effarées, quelque chose comme ça ... Il ne ressemblait pas à un pervers, vu de l'extérieur, mais y avait-il réellement un profil physique type du pervers ? Tous ne se baladaient pas vêtus de longs manteaux sans rien en dessous, et tous n'avaient pas la bave aux lèvres, une calvitie précoce et pas mal d'embonpoint !
    « Laissez-moi deviner, votre main s'est égarée toute seule autour de mon cou, et votre langue a malheureusement fourché en me demandant si vous pouviez me posséder ? » Avait-elle réellement besoin de se référer à ce terme si ambivalent, encore une fois ?! « Ça vous arrive souvent, à vous, de vous lancer dans une parade séductrice en mode bain de sang et tentative d'agression sexuelle prématurée ? » Agression agression ... Il l'avait juste saisie par le cou. Ce n'était pas affreux, mais cela constituait quand même un début qui pouvait mener à tout, même au pire.






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MessageSujet: Re: We were not made for heaven || Meghara   Sam 29 Aoû - 22:41
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En temps normal, Faust se serait défendu d’être un vicelard avec un peu plus d’énergie que ça, surtout que bon, il n’y avait pas mort d’homme non plus, pas de quoi réagir comme une bonne sœur agressée en pleine rue, non plus. Mais il savait qu’ils n’étaient pas en temps normal, là, il savait parfaitement ce qui s’était passé, ou du moins pourquoi c’était arrivé. Ce qui s’était passé exactement, il ne le savait pas, non, il n’avait hélas pas été là pour en témoigner et qui sait ce que ce pauvre taré d’Abaddon s’amusait à faire quand il lui laissait les commandes ? Il savait que le démon attendait ces occasions avec impatience et usait donc de son don le moins possible. En général quand il revenait dans son corps, il se retrouvait entouré de cadavres, un peu comme aujourd’hui, ou bien dans des endroits détruits du sol au plafond, en flammes, ou avec des gens courant et hurlant et les sirènes des voitures de police hululant au loin. Mais s’en prendre à une femme, le démon ne lui avait jamais fait ce coup-là jusqu’à présent. Enfin à la limite, il les tuait, il ne faisait aucune différence sur ce plan-là, mais tripoter la première nana venue, ça non, ce n’était pas le genre d’Abaddon, qui pour l’heure restait mutique. Il se sentait coupable, peut-être ? Faust se marra intérieurement parce que ça, ce n’était pas possible. Cette femme n’était pas la première venue, alors, il avait vu en elle quelque chose qui l’avait fait dévié de ses travers habituels, et il en avait été puni – enfin, Faust avait pris la gifle à sa place. « Trop entreprenant », quand même, elle y allait fort. Il aurait pu lui montrer ce que ça voulait dire, chez lui, se montrer « trop entreprenant », mais rien qu’en songeant à cette idée, ce fut comme si elle prenait forme sous ses yeux, et il revint difficilement à la réalité.

Et comme de bien entendu, elle ne réagit pas très bien quand elle lui demanda si c’était elle qui avait fait ça. Faust baissa les yeux sur ses propres vêtements alors qu’elle évoquait les siens, puis sur ses mains, et c’était vrai qu’il était recouvert de sang, et ses jointures étaient encore un peu abîmées des coups qu’il avait donnés. Abaddon, vieux ringard, qui se battait à main nue alors que Faust se trimballait partout où il allait avec ses poings américains dans ses poches… Il ouvrit et ferma les mains, endurant l’engueulade de la blonde avec raideur. Cela dit, elle était toujours là, elle n’était ni en train de se barrer en hurlant à l’aide, ni en train d’appeler la police, ni en train de faire quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs. Il savait déjà qu’elle n’était pas humaine, quant à savoir ce qu’elle était vraiment, alors là, mystère, mais quoi qu’il en soit, sa nature, ou bien ses dons, ou bien les sphères dans lesquelles elle évoluait d’habitude, faisaient qu’elle ne ressentait pas le besoin de s’enfuir. Elle ne semblait même pas avoir peu, ni être particulièrement choquée par le traitement qu’il – qu’Abaddon – avait infligé aux humains. Bien bien… Cette rencontre allait peut-être s’avérer intéressante, au final. Si seulement l’autre voulait bien arrêter de hurler comme une mère abusive deux secondes. Faust fronçait de plus en plus les sourcils et finit par lever une main vers elle comme pour lui intimer le silence.

« Croyez-moi, je n’ai pas du tout envie de vous posséder. Du moins pas au sens où je… il… l’entendait. Ce n’était pas moi, qui parlait, c’était, comment dire, un locataire indésirable. »

Oh, et puis merde, de quoi il avait l’air à essayer d’expliquer l’inexplicable, à part d’un dingue ? Elle n’était pas humaine, donc elle comprendrait très la vérité. Il pointa un doigt vers sa tempe et ajouta avec un sourire sardonique :

« Il y a un démon là-dedans, et vous avez fait forte impression sur lui. »

Une constatation qui ne devrait jamais faire plaisir à quiconque. La dernière personne qui avait bien plu à Abaddon, c’était Faust lui-même, et voilà le résultat. Quant à parler comme si le démon campait dans sa tête, évidemment, c’était un peu simplifier les choses, vu qu’il était partout, tout le temps, et de toute façon qui est-ce que ça intéressait, toutes ces histoires ? Il détailla la femme, intéressé à son tour, autant pour chercher ce qui avait attiré l’attention d’Abaddon en elle que pour son propre compte. Agression sexuelle, non mais qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre. Elle était peut-être vraiment none, en fait. Il écarta les bras et tourna la tête des deux côtés pour embrasser la rue, tout le quartier, même, où ils se trouvaient.

« Et qu’est-ce que vous foutez, d’abord, toute seule, de nuit, alors que tout le monde est complètement dingue depuis des jours ? Vous avez besoin qu’on vous ramène chez vous, comme une demoiselle en détresse ? »

Parce que sinon, pourquoi est-ce qu’elle l’emmerdait ? À ce moment-là, Abaddon s’agita un peu, et Faust se demanda si le démon n’avait pas reconnue, ou connu cette femme. Il boudait toujours, laissant Faust s’adresser à celle qui était peut-être la reine d’Angleterre, pour ce qu’il en savait, mais tant pis. Ce n’était pas comme s’il était connu pour ses bonnes manières. Il inspira à fond et eut l’impression de laisser entrer un tas de pensées parasites en même temps que de l’oxygène dans ses poumons, et une nouvelle fois, comme attirés par un aimant, ses yeux se posèrent sur elle, et une nouvelle fois, il finit par sourire. Ce serait vraiment bête de s’engueuler, finalement.

« Sérieusement, je vous raccompagne ? Pour me faire pardonner… »

Hey oui, aucun problème pour lui à proposer à sa victime de la raccompagner, il ne voyait pas le problème, quand bien même elle considérait qu’il l’avait agressée. Quant à ses vraies victimes, les humains en train d’agoniser au sol, oh ben ça, il s’en fichait, il avait déjà oublié leur existence.



I am a zombie
Blow the smoke right off the tube, kiss my gentle burning bruise. I'm lost in time, and to all the people left behind, you are walking dumb and blind. And two thousand years I've been awake waiting for the day to shake.  ©️ code : Rose. // quote : Momsen.  
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We were not made for heaven || Meghara

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