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 Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk

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Ryûk Kang
the demoniac soul.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 07/07/2015
⊰ Nombre de Méfaits : 31
⊰ Fragments d'Ombre : 900
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⊰ Origine du Personnage : berserker, de ceux qui arrachent les poumons après avoir juré les protéger.


the demoniac soul.

MessageSujet: Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk   Mer 15 Juil - 19:43


NASTYA & RYÛK
aux alentours de dix-sept heure

Le salon était silencieux, calme, presque paisible. Il n'y avait que le bruit de l'appareil, de l'aiguille perçant la peau, injectant l'encre. Indélébile, meurtrière, sacrée d'une certaine manière. Ma main droite tenait l'aiguille, ma main gauche se contentait de tendre la peau du ventre du jeune homme assis face à moi. Vingt ans tout au plus, j'ignorais les raisons pour lesquelles il avait décidé de se tatouer. Ou, à vrai dire, je ne les lui avait pas demandé. Je ne m'en fichais pas, je préférais simplement ne pas savoir. Parfois c'était préférable, de ne pas savoir, d'ignorer tout d'une personne. D'en rester à un rapport professionnel et occasionnel. Ce n'était pas la première fois qu'il venait. La première fois, il m'avait demandé un crâne mexicain et je lui avait ainsi incrusté la peau du dos de ces traits noirs et colorés qu'il avait demandé. Cette fois-ci, il voulait une pyramide logeant en son cœur un œil, et il la voulait logée au creux des reins. Une tâche qui prendrait du temps à se faire, il allait falloir plusieurs séances et il le savait. Il s'en fichait, il voulait sa pyramide. Ainsi soit-il.

Je sentis mon portable vibrer dans ma poche droite. Surement quelque chose d'important. Auguste avait surement raison. Je m'excusais rapidement auprès de Mike, mon client, et sortie mon portable de ma poche. Un nom s'afficha et un soupir de déception m'échappa. Chouette ! Vite, vite, ouvres, je veux savoir ce qu'elle veut. Quant à moi, je m'en fichais royalement de ce qu'elle pouvait bien me vouloir cette chimère. Tout de suite Ryûk. L'ordre du démon perça mon libre arbitre et mon pouce glissa sur le sms qui s'ouvrit sous mes yeux. Passer la chercher ? Hors de question. Tu parles, on va y aller, c'est moi qui te le dit. Je devais m'occuper de Mike d'abord, c'était un client et ma clientèle passait avant une fée déchue. Ok, d'abord Mike. Mais je vais la prévenir que l'on arrive dès que c'est fini. Je sentis mes doigts taper le message, sans me concerter, en obéissant spontanément à Auguste. Je détestais lorsqu'il prenait ainsi des initiatives sans tenir compte de mon avis. Qu'est-ce que tu racontes, j'en tiens compte. Regardes, je lui dit que l'on passe la chercher dès que l'on aura fini notre rendez-vous pro. J'aurais très bien pu dire fuck à Mike et t'obliger à aller la chercher tout de suite. C'est bon, j'ai compris. Bien J'envoyais le sms indiquant à Nastya que je passerais la chercher d'ici peu, dès que j'aurais fini mon travail. Et intérieurement j'aurais espérer que ce tatouage me prenne deux heures de mon temps.

Je reposais le pistolet perceur sur la table à côté de moi après une trentaine de minutes de concentration, me munissant alors d'un mouchoir que je passais sur la peau tendu et lisse de mon client. J'y ôtais le sang, admirant l'espace de quelques secondes mon oeuvre. Les contours de la pyramide étaient nets, les premiers traits de l’œil étaient visibles. Il ne me restait que les détails, peaufiner l'oeuvre pour qu'elle n'en ressorte que plus belle encore. J'admirais ces gens qui, comme moi, avaient décidé de faire de leur corps un canevas vivant. Mes phalanges, mes mains et mes bras parsemés de tatouages faisaient de moi un croquis sur patte et c'est une idée qui me plaisait beaucoup.
- Ce sera tout pour aujourd'hui Mike, il me faudra deux autres séances pour le terminer comme il se doit.
- Ça marche, on fixe tout de suite la prochaine séance ?
- Tout à fait. Alors..., commençais-je en me mordant la lèvre inférieur en signe de réflexion,...hum...je te propose lundi dans un mois pour la deuxième séance et le mois suivant même jour pour les finitions. Ça te va ?
Il sorti son portable, glissa le bout de ses doigts sur l’écran tactile et quelques secondes s'écoulèrent avant qu'il ne relève la tête.
- C'est bon pour moi.
- Marché conclu. A la prochaine. Tu me régleras une fois que ce sera fini, comme la dernière fois.
Mike se leva et quitta les lieux après que j'eus pris le soin de panser la zone fraîchement tatouée pour éviter tout événement fâcheux.
Allez vite, vite, vite, ça fait déjà trente minutes qu'elle attend. Tu aurais pu te grouiller un peu quand même. Je levais les yeux au ciel. Non, je n'aurais pas pu faire plus vite. Tatouer prenait du temps, de la concentration. Je ne pouvais pas me permettre de foirer mon coup, ma réputation en dépendait, mon salaire, l'estime que j'avais de moi-même. Tu parles d'une estime... un soupire m'échappa alors que j'attrapais mon perfecto en cuir cintré. Je l'enfilais par-dessus mon tank gris chiné, vérifia que mes bottes étaient lassées comme il faut et passa une main sur la poche droite de mon slim noir troué, à la recherche de mon portable. Sur le comptoir, imbécile. Je me tournais vers le comptoir, me saisi de mon portable, le fit glisser dans ma poche droite, pris les clés de ma voiture et sortie du salon, prenant soin de fermer derrière moi.

Je tournais à l'angle d'une rue, écoutant d'une oreille les informations qui passaient à la radio. Du grabuge un peu partout, des emmerdes ici et là, des disputes, des querelles, des affaires sombres, encore cette histoire de barbecue géant. Quel bon beau et gros bordel que Toronto, n'est-ce pas ? Personnellement je ne vais pas m'en plaindre, je trouve ça divertissant. Puisque tu es occupé à conduire je vais pouvoir étaler mon avis sur la situation. C'est la pagaille, qu'on se le dise, c'est vraiment un foutoir monstre et j'adore ça. Non, franchement, je trouve ça tellement divertissant. Ça donne aux humains un avant-goût de ce qui les attend une fois que nous aurons pris le contrôle. Oui parce qu'à terme c'est bien ce qu'il va se passer. Non, tait-toi Ryûk, conduits. Auguste discute. Auguste réfléchit. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi une fois que notre plan démoniaque aura été mise à bien ? Je veux dire, je n'aurais pas besoin de toi éternellement, et ça me coupe un bras que d’admettre avoir besoin de toi, tu peux me croire. Mmh....me voilà bien perplexe. Non parce que je commence à t'apprécier, j'en ai peut-être pas l'air comme ça, mais t'es quand même moins chiant que les autres gars que j'ai pu posséder. Tu le fais pas exprès, mais des fois ce que tu dis, ce que tu penses, mes alleux c'est hilarant. A s'en tordre de rire, vraiment. Aaaah Ryûk...bon allez, gares-toi, elle est là. Oh. Elle n'a pas l'air très contente si tu veux mon avis. Je garais la voiture sur le bord du trottoir à quelques pas de Nastya. Sa silhouette, élancé, fine, presque onirique, se dessinait sur le décors unique du Downtown. Oui. Bon. Ca faisait pas moins de quarante minutes qu'elle attendait. Mais je l'avais prévenu, alors elle n'avait pas intérêt à me faire une quelconque scène ou je risquais fortement de perdre mon sang froid. T'as pas de sang-froid Ryûk Exactement.  


Where is your god ?
no matter how many time that I'll die I will never forgive ✻ “Break the skin 'cause I can't tell where your body ends and mine begins. Tear the flesh, I woke today feeling like some kind of masochist. I must confess. Pull, beg, and plead that I need your kiss like the ocean needs a breeze”
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M. Nastya Helviden
thunderfox; let me shock you

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« i'm just a problem that doesn't want to be solved, so could you please hold your applause »
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⊰ Couleur Rp : #FDD185
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MessageSujet: Re: Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk   Mer 15 Juil - 22:20
poisoned youth
ft. ryûk & nastya.


La salle d'attente était emplie de femmes toutes aussi superficielles les unes que les autres. Nastya laissa vagabonder son regard, curieuse, et les détailla toutes avec hâte et subjectivité. Il y avait d'abord Marie Jeanne, prénom d'emprunt qu'elle lui avait attribué car elle ressemblait à une femme au foyer aigrie, insatisfaite de son mari depuis vingt ans au moins. Elle possédait une longue chevelure rousse pourtant rassemblée en un chignon raté et s'était tartinée de rouge à lèvre carmin qui dévalorisait atrocement son teint. Marie-Jeanne, serrée dans son tailleur, ne semblait pas avoir été mise au courant que l'entretien qu'elle s'apprêtait à passer lui ouvrirait les portes du monde du spectacle, du champagne et des paillettes. Il y avait ensuite Nina, jeune femme plutôt séduisante approchant le quart de siècle. Contrairement à son aînée de droite, elle avait de beaux cheveux noirs, courts et déstructurés. Dommage que ses manières ne l'aient totalement décrédibilisées. Elle mâchait bruyamment un chewing-gum, les jambes écartées dans un baggy militaire flottant en tapant sur son portable. Et puis il y avait celle à qui elle ne trouvait aucun petit nom. Brune, fine, maquillée comme une voiture volée et habillée telle une danseuse de Pigalle. Aucun commentaire à faire sur elle, vous l'aurez compris : elle n'en valait pas la peine. Aucune d'entre elle, d'ailleurs.


« Mademoiselle Helviden, nous allons vous recevoir. »
Enfin. Cette audition, Nastya l'avait attendue depuis longtemps. Elle avait eu la chance d'être sélectionnée lors du premier écumage alors qu'une vingtaine d'autres candidates avaient regardé s'envoler leur Saint Graal, impuissantes, détruites. La Chimère, elle, s'était accrochée au dit objet si convoité en lançant des baisers méprisants à ses concurrentes. C'était bon, si bon d'être mauvaise. Elle se leva néanmoins, épousseta sa jupe et attrapa son sac à main avant de suivre celle qui avait prononcé son nom. Elle fut conduite dans une grande salle pourvue d'une scène elle même dotée d'un de ces micros vintages qu'elle appréciait tant. « Nous vous écoutons. » Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'à un certain point. Nastya grimpa sur la scène, confiante, et attrapa le microphone en attendant que la musique ne se lance. Elle avait choisi une chanson on ne peut plus célèbre, Feeling Good de Nina Simone. Elle n'avait jamais eu aucune difficulté à la chanter. En fait, elle se sentait plutôt à l'aise lorsqu'elle laissait sa voix se poser sur les notes de l'instrumental. Mais lorsque la musique se lança, elle fut littéralement incapable de laisser le moindre son émaner de ses entrailles. Pour la première fois, elle se surprit à être totalement paralysée devant un public exceptionnellement restreint.

Oh non non non. Non. Non. La Kitsune s'infligea une véritablement salve de baffes intérieures, s'ordonnant intimement de se reprendre si elle voulait avoir une chance d'être sélectionnée. Elle imaginait déjà Marie Jeanne déhancher son corps sexagénaire sur les plus grandes scènes canadiennes. Elle secoua lentement la tête et roula des cervicales, tentant de faire descendre cette pression qui l'habitait. « Excusez moi, pourrais-je réessayer? » Et en un battement de cil, son vœu fut exaucé. Mais à nouveau, rien. Une sensation de vide infernal monta en elle et la prit aux tripes. Le visage de la juge se raidit lorsqu'elle commença à gratter sur la feuille posée devant elle. « Mademoiselle Helviden, je comprends que l'angoisse vous submerge. Cependant, comprenez que je ne peux me permettre de perdre du temps alors que trois autres candidates patientent dans la salle d'à côté. » Nastya sentit sa mâchoire s'ouvrir, estomaquée par ce qu'elle venait d'entendre. Elle méritait sa chance, elle méritait sa place. Surtout face à une Marie-Jeanne maritalement frustrée. « Un dernier essai, s'il vous plait. » La femme remua négativement la tête, glaciale. « Je suis désolée mais mon club a pour seule devise de n'engager que de véritables talents. Or vous ne m'avez rien montré de convaincant aujourd'hui, mais je peux vous... » La Chimère n'attendit même pas que sa phrase ne soit achevée. Elle fit éclater les spots, plongeant par conséquent la salle dans le noir. La juge ouvrit un rideau, laissant pénétrer un faible rayon de soleil par l'unique fenêtre de la pièce. Et dans le plus lent des mouvements, elle fit une courbette sarcastique à la juge. « En espérant avoir satisfait vos désirs les plus enfouis. » Puis elle claqua la porte.

Nastya marcha seule à travers les avenues bondées de Toronto, perchée sur des talons plus désagréables que séduisants. Elle préférait regarder le bout de ses pied, trop effrayée d'affronter le regard inquisiteur de ce monde. Au final, elle avait besoin de rire et d'oublier cette journée maudite. Alors elle saisit son portable et envoya un message à Ryûk, ou plutôt à Auguste. C'était à lui qu'elle pensait lorsqu'elle s'imaginait rire à pleins poumons. Ô Auguste. Elle reçut une réponse quasi immédiate, lui laissant penser que c'était effectivement l'hôte qui avait pris la peine de répondre. Ryûk n'aurait sans doute pas pris la peine de regarder le message qu'elle avait pu lui envoyer. Même si elle était en situation d'urgence, il n'aurait pas bougé un doigt pour la sauver.
Quarante minutes passèrent. Quarante longues minutes à agoniser dans ses escarpins. Quarante longues, très longues minutes à ressasser le fiasco qu'elle avait écumé auprès de cette femme sans cœur. Finalement, le Berserker débarqua. Il se gara à quelques centimètres de ses jambes, tout aussi inexpressif que d'habitude. Nastya contourna la voiture en boitant, son expression facile littéralement décomposée. Elle s'installa puis claqua violemment la portière. « Tu es en retard. » Elle poussa un long soupir. « Emmène moi loin d'ici. »  C'était une supplique, un cri désespéré du cœur. « Emmène moi loin ou il y aura des morts. Et Dieu sait qu'au vu des événements récents, un meurtre de masse passerait vraiment, vraiment, vraiment mal. »



Ain't nobody
I just don't like big guys who speak cryptically and act like they understand the language better than me.→  code : Rose. // quote : RDJ.  


Dernière édition par M. Nastya Helviden le Dim 19 Juil - 17:54, édité 1 fois
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Ryûk Kang
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MessageSujet: Re: Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk   Sam 18 Juil - 14:09


NASTYA & RYÛK
aux alentours de dix-sept heure

Je ne connaissais pas Nastya depuis très longtemps. Peut-être aurais-je même préféré ne pas la rencontrer, qui sait...A vrai dire, je m'en fichais, qu'elle fasse partie ou non de ma vie m'importais peux. Vu qu'elle ne représentait à elle-même pas grand chose. Je n'avais jamais accordé grand crédit aux Chimères, qu'importe leur espèce, qu'importe leurs pouvoirs, q'importe leurs particularités et la multiplicité de leurs caractères. Elles étaient toutes uniques ? Bien. Qu'est-ce que ça allait changer à ma vie ? Rien. Elles auraient du resté dans leur royaume, à naître des récits et mourir de l'oubli. Elles auraient du toutes disparaître. On aurait dû les oublier, à jamais. L'oubli...peut-être la pire des morts. Peut-être la plus douloureuse...mais je n'en avais rien à faire. Si je m'étais donné le choix, je ne serais pas là à attendre qu'elle monte dans la voiture. Mais Auguste la trouvait intéressante, il voyait en elle quelque chose qui ne m'intéressait pas, que je ne voyais pas, que je ne voulais jamais découvrir. Parce que je me connaissais, je ne me leurrais pas quant à mes faiblesses. Dès qu'une personne développait en moi un intérêt, dès que je captais ce qui faisait d'elle une personne à part entière, quelqu'un de singulier, d'unique...alors j'étais foutu. Car j'étais curieux et que ma curiosité rendrait cette personne essentielle à mon quotidien. Et je ne voulais pas de Nastya dans mon quotidien. Qu'elle soit dans ma vie de façon ponctuelle, c'était déjà trop. Je vais garder mes réflexions pour moi sur ce coup, mais t'es quand même sacrément vache Ryûk. J'en ai rien à foutre.
Nastya contourna la voiture en boitant. Quelqu'un aurait-il osé touché ne serait-ce qu'un cheveux de la renarde ? Si c'est le cas, crois moi quand je te dis que je vais Oui Auguste, je te crois. La portière s'ouvrit et je baissais le son de la radio, par réflexe, parce que j'étais poli de nature malgré le fait que ces derniers temps elle soit mise à mal. Merci qui...Merci Bibi !...« Tu es en retard. » J'haussais un sourcil en la regardant. Pardon mademoiselle d'être venue vous chercher alors que j'ai cent autres choses à faire qui m'enthousiasment d'avantage ! Mais soit je me taisais, elle n'avait pas l'air de bonne humeur elle non plus. Non pas que j'y accordais grande importance, j'avais juste envie d'en finir avec ça le plus tôt possible. « Emmène moi loin d'ici. »  Bien mademoiselle ! Je soupirais, un soupir las, ennuyé. Non seulement je me devais de la supporter, mais en plus il fallait qu'elle me rajoute son sale caractère. Je me demandais comment Auguste pouvait lui trouver un quelconque intérêt. Non mais ça c'est parce que tu es trop bête et borné pour te rendre compte que c'est pas une fée sans intérêt. Faudrait peut-être que tu songes à voir plus loin que ce que tes parents d'adoption t'ont appris. Sur ce coup je me félicite de t'en avoir débarrassé. Une moue mécontente s'afficha légèrement sur mon visage. Je n'aimais pas lorsque Auguste se donnait le droit de parler ainsi de mes parents. Parce qu'il avait arraché sa vie à ma mère, qu'il m'avait fait tomber dans ce trou sans fond que je ne regrettais malheureusement pas. Comment veux-tu regretter un compagnon de vie tel que moi ? Sincèrement, tu devrais sauter de joie H24, c'est moi qui te le dit ! « Emmène moi loin ou il y aura des morts. Et Dieu sait qu'au vu des événements récents, un meurtre de masse passerait vraiment, vraiment, vraiment mal. » Je posais mes mains sur le volant avant de tourner la clé, redémarrant ainsi l'engin. « Déjà, bonjour et s'il te plait c'est pas pour les chiens. Ensuite, j'ai déjà l’obligeance de venir te chercher alors tu vas changer de tons avant de finir sur la liste des victimes de ton si terrible meurtre de masse. » dis-je d'un ton neutre mais d'où suintait mon énervement. Et ça y est, même pas cinq minutes que vous êtes en présence l'un de l'autre et déjà tu perds ton sang-froid. Je vais finir par me demander si il n'y a pas un soucis avec toi pour t'énerver aussi facilement en présence des autres créatures. Sérieusement. T'as un problème Ryûk

La voiture démarra et nous nous retrouvions bien vite dans un embouteillage d'une taille raisonnable. Je ralentissais, accélérais, ralentissais, accélérais puis stoppais lorsque la circulation ne sembla pas se décider à avancer. Une main sur le volant, je laissais la seconde reposer sur le frein à main. La radio crachait des informations dont je n'avais que faire et la voix de la présentatrice fini par me donner mal à la tête. Après trois petites avancées je perdis littéralement patience. « Oh la ferme. » lançais-je à l'auto-radio avant d'appuyer sur un bouton qui effectua un changement, passant des infos à une playlist enregistré par mes soins il y a de cela quelques semaines. Les premières notes d'une chanson de pop coréenne émergèrent et je changeais. Non, pas maintenant, pas envie, pas d'humeur. Les accords déchirant d'un violon remplirent l’habitacle. Non. Toujours pas d'humeur. Je changeais. Du piano. Non plus. Je changeais. Nirvana. Je changeais. Beethoven. Je changeais. Cats on tree. Je changeais. Steve Aoki. Je changeais. Motionless in white. Je changeais. Une vingtaine de titres se succédèrent et plus ils ne correspondaient pas à mon humeur, plus elle se faisait massacrante. Je finis par éteindre l'auto-radio, lâchant une série de vulgarités qui étaient devenu mon pain quotidien. J'en connais un qui est à fleur de peau. J'offris à Auguste une nouvelle fournée d'insulte, histoire de le faire se taire un peu. C'est bon, c'est bon....Je me tais. Pour le moment. Je le remerciais rapidement avant de me concentrer à nouveau sur la route. J'avais fini par oublier la présence de Nastya lorsque les bruits de sa respiration me rappelèrent qu'elle était là. Je me mordis légèrement la lèvre inférieur. « Vu la tête que tu tires, je présume que ça s'est mal passé. Je présume qu'ils en ont trouvé une plus jolie. Pas que ce soit compliqué, pas que ça m'intéresse, mais c'est toujours bon de savoir pourquoi tu affiches une mine défaite. Histoire que je prenne des notes tu vois. » Tu es incorrigible Ryûk. Je me souviendrais de ça, sois-en sûre. Je rigolais intérieurement à la réflexion d'Auguste. Qu'il se souvienne, qu'il se souvienne. Je n'attendais pas spécialement de réponse de la part de la kitsune. Je ne voulais pas réellement savoir non plus. Moi, ça m'intéresse. Bien sûr que ça l'intéressait, ce n'était même plus étonnant à force. Ce n'était plus drôle.
L’embouteillage prit fin et je tournais plusieurs fois d'affilé, traversant une flopée de rues. « Un café, ça te va ? Ah moins que ce ne soit pas assez convenable et dans ce cas, la porte de la bagnole se situe à ta droite. Non, parce que tu vois, c'est pas dans mes habitudes de fréquenter un représentant d'une grande et magnifique race déchue. » dis-je sur un ton grinçant. Ta mère aurait tellement honte de toi Ryûk. T'as vu comment tu parles à la demoiselle ? C'est tellement bas, c'est tellement gamin que même moi je ne me le serais pas permis. Ce n'est même pas amusant. Attend...tu veux que je te dise ce qui était amusant ? Ta mère. La façon qu'elle a eu de mourir, de lâcher son dernier souffle. Elle te regardait tu sais...toi et ta hache, ton air misérable et ton désespoir lorsqu'elle est tombé par ter... « TA GUEULE AUGUSTE ! » criais-je soudain. Puis je le sentis prendre le dessus. Ma colère devint sienne alors que je perdis le contrôle. Auguste se servis de ça, de cette rage soudaine pour me renvoyer en second plan et en une fraction de seconde je me retrouvais comme prisonnier de ma boîte crânienne. Lui, devant, sous les projecteurs.

Auguste aux commandes mesdames et messieurs. Il était temps. Nom d'un chien que son caractère de cochon peu être déplacé et gênant. Ce n'était clairement pas une façon de se comporter en compagnie de mademoiselle Nastya. Clairement pas. Mais comme il est susceptible je n'ai aucun mal à le renvoyer en arrière, à prendre le dessus. C'est tellement plus agréable lorsque je peux sentir ce corps mien, lorsque j'ai à nouveau la sensation d'exister, de ne plus être simplement une intention, une présence mais bel et bien un corps, une réalité matérielle. Je tournais la tête ver Nastya, la jolie renarde, avant d'afficher un sourire complice. « C'est bon, il est parti bouder. » lui confiais-je en ponctuant ma phrase d'un clin d’œil. « Allez, dis moi, où est-ce que tu veux aller ? » 


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M. Nastya Helviden
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MessageSujet: Re: Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk   Dim 19 Juil - 17:55
poisoned youth
ft. ryûk & nastya.



Elle soupira, longuement, puis clôt ses paupières dans un haussement affligé de sourcils. Elle venait à peine de prendre place dans le véhicule qu'il lui infligeait déjà une de ses leçons de morale à la noix. Nastya n'avait pas besoin d'écouter ses menaces légères, bien qu'elle ait immédiatement remarqué qu'il n'avait pas véritablement haussé le ton avec elle. L'expression dure, elle se tourna néanmoins vers lui pour imiter la même courbette qu'elle avait présentée à la juge du club qu'elle avait quitté une bonne heure avant. Ses longs cheveux se heurtèrent au plafond de la voiture pour retomber lourdement sur son crâne lorsqu'elle se redressa. « Bonjour messire, merci d'avoir pris la peine d'amener votre carrosse à moi, je vous en suis fort grée. » Elle se remit face à au pare-brise et plaqua le tissu légèrement froissé de ses habits. Voir ses fringues aussi peu présentables avait l'art de l'irriter, elle qui était habillée, maquillée, coiffée à la perfection chaque fois qu'elle se produisait dans un bar ou dans une boîte parfaitement aléatoire. Elle avait été habituée à la beauté des tenues, à la complexité d'un maquillage qui alliait avec perfection l'élégance à la discrétion. Et bien que sa coiffure lui ait pris un temps fou le matin même, elle se désespéra elle-même lorsqu'elle saisit sa tignasse dans une main afin que la seconde n'y enfile un élastique qui lui arracherait littéralement les cheveux de la tête.
Ryûk démarra lorsque les mains de la Chimère se posèrent sagement sur son sac à main, lui même étendu sur ses cuisses. Les avenues de Toronto n'avait rien à envier aux rues bondées de New-York ou Paris. Elles disposaient des mêmes embouteillages bruyants et saccadés, ceux qui laissaient l'espoir aux conducteurs que, lorsque la circulation reprenait, le trafic redeviendrait enfin fluide et ils pourraient finalement rentrer chez eux sans encombre. Grossière erreur. Les problèmes de trafic sont partout pareils. Trompeurs et énervants. Et Ryûk semblait en faire les frais. « Oh la ferme. » Du coin de l’œil, Nastya observait le Berserker s'exciter sur une pauvre radio qui n'avait absolument rien demandé. Elle crut d'abord qu'il s'adressait à elle et s'apprêtait à lui balancer une salve de "Baisse d'un ton avec moi si tu veux pas finir électrocuté". Mais elle se rendit bien rapidement compte qu'au final, il ne la visait absolument pas. Soulagement. Elle resta néanmoins stoïque en écoutant les pleurs fictifs de l'accessoire, écoutant ses larmes s'écouler à chaque fois qu'il changeait de titre. Elle crut reconnaître les premières notes d'un mouvement de Beethoven. Elle aimait profondément Beethoven. C'était en partie lui qui l'aida à oublier la douleur qu'avait pu lui infliger Faust. Bien qu'une révulsion certaine des Berserkers ne l'anime, elle ne comprenait pas comment elle avait pu se retrouver à apprécier un démon sans aucun doute aussi vil qu'Abaddon. Peut-être qu'il avait quelque chose de différent, de plus frais, de plus tentant. Et puis lui, il l'appréciait. Bien que son hôte ne partage en aucun point son avis, d'ailleurs.

Vint finalement le moment où son entrevue lui importa un minimum. Nastya n'avait aucunement envie de discuter du carnage qu'elle aurait pu faire dans cette salle sombre, ni des litres de sang qui auraient pu s'écouler dans les égouts de la ville. En fait, elle ne ressentait surtout pas le besoin de satisfaire Ryûk avec ses histoires défaitistes. Lui faire ce plaisir reviendrait à lui offrir l'arme, les munitions et à dessiner une cible en plein milieu de son front. La Chimère ne quitta pas la route des yeux et prit son ton le plus plat, histoire de s'éviter à nouveau les critiques du coréen. « Plus jolie? Toi, t'étais pas dans une salle d'attente avec trois nanas maquillées comme des bagnoles en fuite. » Elle lui épargnerait les détails physiques des trois voitures citées, question de principe. Aucune d'entre elle ne méritait pas seulement sa salive ou son temps, mais plutôt une leçon de bonne conduite. Bonne conduite. Et c'est Nastya Helviden qui pensait bonne conduite et manière, eh bien. Elle soupira à nouveau. « Juste que la gérante est une peau de vache et que je ne travaille pas avec des peaux de vache. Je m'essaye à un nouveau régime alimentaire, tu devrais essayer. » Au fond d'elle, la kitsune était profondément déçue par son propre comportement mais également par celui de tout ceux qu'elle avait rencontré dans la journée. Hormis Ryûk. Lui, il était incorrigible et ne ferait absolument pas preuve de gentillesse envers elle, quelque soit la situation. Mais elle appréciait cette relation très particulière qu'elle entretenait avec le duo.
La circulation revint à la normale et l'asiatique prit quelques virages, de quoi rendre la jeune femme nauséeuse. Elle se tut, évidemment, lorsque son estomac se retourna. Non pas qu'il conduisait mal, mais elle n'appréciait vraiment pas les virages successifs. L'idée d'un café lui sembla excellente. « Un café? Parfait. » Elle ignora volontairement ses autres remarques désobligeantes en voyant qu'il s'embrouillait avec lui même. La violente insulte envers Auguste lui signala que dans sa tête, tout n'allait pas spécialement bien. C'était en ça que la Chimère appréciait le démon. Il avait l'art et la manière de faire tourner son hôte en bourrique, de le rendre fou et hargneux. Elle esquissa un sourire diverti en se calant davantage au fond du siège. « Bonjour Auguste, tu vas bien?  » C'était tellement prévisible. L'arrivée d'Auguste aux commandes du corps de Ryûk, elle l'avait sentie venir à des kilomètres mais Nastya avait continué de prier pour qu'il débarque le plus rapidement possible. Elle passa sa main dans les cheveux du Berserker, son sourire étirant toujours sa bouche avec satisfaction. Elle sentait une aura de faiblesse émaner de la présence de Ryûk, et Ô seigneur qu'elle s'en délectait. « Ah, parce que Messire Ryûk est susceptible en plus de ça? Je l'aurais pensé plus... fort. Mais ça me fait vraiment plaisir que tu sois là. » La présence du démon était apaisante, délicate. Elle agrémentait ses journées de cette petite touche de légèreté qui avait longtemps manqué à son quotidien. Elle tourna son visage vers lui et haussa les épaules. « Un café me tente toujours, sauf si tu as une meilleure idée. On peut aller se perdre dans les ruelles de Toronto ou se poser dans un petit parc. Ou bien même faire tout ça  à la suite. » Elle releva son sac à main et le serra contre elle. « Quoi qu'il en soit, je te laisse le choix. Surprenez moi, cher Auguste. »



Ain't nobody
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Ryûk Kang
the demoniac soul.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 07/07/2015
⊰ Nombre de Méfaits : 31
⊰ Fragments d'Ombre : 900
⊰ Nom de l'Avatar : kim namjoon
⊰ Crédits : avatar: reckless
⊰ Couleur Rp : teal
⊰ Origine du Personnage : berserker, de ceux qui arrachent les poumons après avoir juré les protéger.


the demoniac soul.

MessageSujet: Re: Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk   Mar 21 Juil - 19:35


NASTYA & RYÛK
aux alentours de dix-sept heure

Je me sentais à nouveau vivant lorsque Ryûk me laissait aux commandes, lorsque je quittais l'arrière cours de sa tête, lorsque je pouvais enfin prendre l'entière possession de ce corps. Car sans cela, je n'étais qu'une voix, je n'étais qu'une intention, une volonté. Je n'étais rien d'autre qu'une ombre dans les pupilles, un sourire bestial dans un les rires et une envie de meurtre dans la rage. Là, en ce doux instant je reprenais conscience du corps qui était désormais mien. Sa peau, ses os, ses muscles, l'espace que je prenais désormais. Je n'étais plus infini, les ongles et les cheveux me limitaient, l'air roullait à nouveau contre ma peau. Vivant. La voix, maintenant, c'était Ryûk. Et il se taisait, parce qu'il ne savait pas comment s'exprimer dans sa tête. Là, seul, au milieu de ses propres pensées, ses regrets singuliers.  Il resterait piégé dans le silence, empêtré dans ses tourments jusqu'à ce que j'en décide autrement. Il n'était pas assez fort pour me parler, pas assez fort pour faire jaillir en moi des émotions si fortes qu'elles lui permettraient de reprendre le contrôle. J'allais donc jouer, j'allais donc m'amuser, j'allais vivre. Là, ailleurs, avec Nastya, avec n'importe qui d'autre, avec personne et tout le monde. Le plus important était de profiter, profiter du temps que j'avais à pouvoir sentir ce corps et cette vie couler en moi, en ce corps qui n'était à la base pas le mien mais que j'avais décrété comme possession éternelle il y avait de cela un peu plus d'un an.

« Bien mieux maintenant que je ne suis plus obligé de supporter les dires farfelues et déplacés de Ryûk. » dis-je sur un ton complice avant de tourner rapidement mon visage vers Nastya, un sourire mesquein flanqué sur le visage. Ryûk ne comprenait pas à quel point il se trompait sur les Chimères. Les haîr était stupide, déplacé. Elles étaient les créatures même du rêve, de la perfection. Ces histoires qui jadis l'endormaient, et désormais il n'hésiterait pas à leur enfoncer un pieu dans le palpitant si jamais elles posaient un pas de travers. Stupide, franchement crétin. Mais je ne pouvais pas influencer sur ce qu'il pensait, sur son éducation, sur ses propos. Ryûk restait Ryûk et malgré ma présence il resterait ainsi, jusqu'à ce qu'il ne soit trop faible, jusqu'à ce que ma présence n'ai détruit chaque parcelle de sa personnalité. Et ce jour là, tout changera. Ce jour-là je pourrais faire de Ryûk ce que je prévoyais depuis le début. Mon arme, mon hôte, mon armure de métal forgé. « Il est susceptible quand on sait par quel bout le chatouiller. Et je suis très fort pour deviner où les gens sont chatouilleurx.  » répondis-je sur le ton de la confidence. A dire vrai, je n'avais rien eu à deviner avec Ryûk. Il m'avait presque tout servi sur un plateau doré. Ses remords, ses cauchemars, ses terreurs nocturnes...tout ce qu'il vivait et pensait reflêtait ses faiblesses. C'était comme me lancer l'éponge alors qu'il s'afférait à construire sa propre chaise électrique. Il m'avait offert les arguments, il m'avait montrer les zones où frapper en me suppliant presque de l'y abattre, de l'y blesser. Mais je faisais toujours attention à ne pas aller trop loin. Car je devais prendre soin de Ryûk, car il n'était pas si désagrèable qu'il pouvait laisser paraître.

Les paroles de la renarde glissèrent le long de mes oreilles et un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres dessinés avec appétit. Le visage de Ryûk n'était pas le plus fin au monde, ses traits étaient secs, ses joues présentes et lorsqu'il souriait y apparaissait des faucettes. Il n'était pas l'asiatique au visage féminin et élancé que beaucoup auraient voulu qu'il soit. Non. Il était lui. Lui avec sa bouche fournie, lui et ses yeux malins, lui et son sourire à pleine dent, lui et ses épaules fortes et délicates. Et c'était parfait comme ça. Je n'aurais jamais décidé de passer les années à venir dans le corps d'une brindille. Je garrais rapidement la voiture dans un parking, détâcha ma ceinture et sortie du véhicule. Je pris au passage le sac en toile où Ryûk gardait porte-monnaie et papiers importants. Me tournant vers la demoiselle m'accompagnant je me souvins d'une chose. « Besoin d'aide avec ça ?  » lui demandais-je en désignant du menton sa cheville. Elle boitait auparavant, et je n'aimais pas ça. Alors soit elle prenait mon aide, soit elle décidait de jouer aux grandes filles et se démerdait toute seule. Ce qui n'était pas une mauvaise option, malgré ce que les mots choisis pouvaient laisser entendre. Non. Je préférais cent fois une nana qui prenait son mal en patience et allait au bout des choses, plutôt qu'une pleurnicheuse qui se contenterait de s'appuyer contre moi en attente d'une aide bienveillante que je n'étais pas prêt de donner. Fallait pas trop pousser non plus, que j'apprécie quelqu'un était déjà exceptionnel.
Je m'approchais de la demoiselle et replaçait une mèche derrière son oreille avant de me mettre en marche. « Je connais un endroit pas mal. Suis-moi  » déclarais-je brusquement en me retournant vers elle, continuant de marcher dos à ma direction. Les rues défilèrent, les boutiques se succèdérent, les gens changèrent, nous regardèrent puis reprirent leur petite vie de gens casés. Je tournais à l'angle d'un batîment rouge foncé. La ruelle était peu accueillante et il n'y avait personne. Je scruttais quelques instants les lieux avant de m'avancer vers une fenêtre qui donnait sur un appartement dont l'intérieur était sombre. La fenêtre était fermé et un juron m'échappa. Quelques secondes plus tard, le verre fut brisé et j'époussetais le coude de Ryûk en vérifiant que la veste n'avait rien. Je me tournais alors vers Nastya. « Tu me fais confiance ?  »


Where is your god ?
no matter how many time that I'll die I will never forgive ✻ “Break the skin 'cause I can't tell where your body ends and mine begins. Tear the flesh, I woke today feeling like some kind of masochist. I must confess. Pull, beg, and plead that I need your kiss like the ocean needs a breeze”
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Poison in our mouths ± Nastya&Ryûk

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