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 Darkest fairytale in the dead of night || Szaelyn

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Faust A. Seldzar
the demoniac soul.

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⊰ Date d'arrivée à Toronto : 18/06/2015
⊰ Nombre de Méfaits : 516
⊰ Fragments d'Ombre : 1120
⊰ Multi-compte(s) : Lulu
⊰ Nom de l'Avatar : Tyler Hoechlin
⊰ Crédits : rose (code signature)
⊰ Couleur Rp : white
⊰ Origine du Personnage : Berserker

▽ YOUR SOUL.
⊰ Présence sur MU: Présent(e)
⊰ Forces & Faiblesses:


the demoniac soul.

MessageSujet: Darkest fairytale in the dead of night || Szaelyn   Mer 15 Juil - 0:32
Darkest fairytale In the dead of night

ft. Szaelyn & Faust.

Cette nuit n’aurait pu qu’être une nuit comme toutes les autres. Faust vivait avec la colère comme compagne depuis toujours et il aurait pu mettre son humeur sur le compte de sa nature, et bien sûr du démon qui l’habitait. Il aurait pu ne pas s’attarder sur cette fâcheuse envie de détruire tout ce qui lui tombait sous la main parce que c’était quelque chose qu’il avait toujours envie de faire après tout, alors pourquoi est-ce que ce soir, les choses auraient été différentes ? Mais justement, il se connaissait trop bien, connaissait trop bien ce goût métallique et ces impulsions dans son corps jusqu’à ses poings qui s’ouvraient et se fermaient à intervalles irréguliers. Quelque chose clochait, et s’il s’était voilà la face en ce qui le concernait, il lui aurait suffi de poser son regard sur ce qui l’entourait. Il revenait de son bar préféré à Yorkville, mais n’y était pas resté longtemps. Tout le monde était dingue, comme ces soirs de canicule où les gens semblent ne plus avoir aucune limite dans l’abject et la rage. Les coups de poings fusaient pour un rien, les hurlements rebondissaient sur les murs des ruelles, dans la nuit, comme des échos furieux d’hommes s’empoignant pour des broutilles, et les regards qu’il avait le malheur de croiser lui renvoyaient au visage sa propre frustration, ses propres envies de meurtre. Ambiance d’apocalypse qu’il aurait pu apprécier en d’autres circonstances, si ce n’était qu’il n’aimait pas perdre le contrôle, et que ce soir, il le sentait, il était à deux doigts de craquer.

Et la preuve ultime de cette atmosphère étouffante et gluante, évidemment, était Abaddon. Il ne disait rien mais c’était comme si Faust pouvait le sentir palpiter dans chacune des cellules de son corps. Il faisait plutôt bon ménage avec le démon, mais cette nuit, sa présence était oppressante, presque angoissante. Le Berserker se sentait vulnérable, non pas vis-à-vis de menaces extérieures, et vis-à-vis de lui-même. Il ne pouvait pas jurer qu’il se contrôlerait ainsi jusqu’à être rentré chez lui. Son pas rapide résonnait dans la rue sombre qu’il remontait, le long de l’hôpital psychiatrique de la ville. Il tournait sans cesse la tête avec l’impression d’être suivi, ou du moins d’être entouré, encerclé, même. Çà et là, des cris retentissaient, mourraient aussitôt, des bruits de poings heurtant la chair, mats, secs, s’élevaient dans la nuit. Parfois, une cavalcade. Et Abaddon, qui respirait en rythme avec lui, il s’en rendait compte à présent. C’était un de ces moments où Faust ne faisait plus la distinction entre le démon en lui, entre ses envies de tuer et celles du démon, entre sa colère bourdonnante, cendres rougeoyantes sous la braise, et la fureur brûlante d’Abaddon. Il dut s’arrêter soudain, appuyant ses deux mains au mur de l’hôpital, tentant de calmer les battements de son cœur. Le rire du démon rebondit quelque part dans sa tête et Faust finit par laisser échapper un cri de rage. Serrant le poing, il frappa le mur de toutes ses forces. Pourquoi ne pas plutôt se chercher une proie et la briser comme une brindille ? Cette pensée parasite émanait d’Abaddon. Ou bien de lui-même ? Il contempla son poing meurtri et prit quelques secondes pour se rendre compte que sa colère était toujours là.

Et puis, des pas, une présence. Pas toute proche, un peu plus haut dans la rue, mais qui venait assurément vers lui. Il ne se retourna pas, laissa échapper un petit rire presque désespéré, puis un vrai sourire effleura ses lèvres. Eh bien, soit. Qu’il en soit ainsi. Pourquoi se torturer, pourquoi s’imposer des limites, se passer soi-même des fers aux poignets ? Il ne s’était jamais menti sur ce qu’il était et sur la créature qui avait pris possession de lui. Il ressentit fugacement l’approbation d’Abaddon, en un de ces moments pas vraiment rares où tous deux soudain se trouvaient véritablement à l’unisson. Et dans son dos, trois présences. Peut-être des échappés du centre pour paumés, justement. Parmi eux, Faust ressentit au moins une créature surnaturelle. Il pouvait aussi clairement ressentir leur envie de violence et de mort, à son image. Ce soir, de toute façon, c’était inévitable, apparemment. Nul besoin de se poser des questions. Quand il se retourna, il avait déjà décidé de laisser libre court à sa nature. Il ne prit pas la peine de les regarder, de dévisager leurs traits, de tenter de les replacer dans ce monde – qui étaient-ils, qui les attendaient chez eux, quels étaient leurs ambitions et leurs rêves avant de tomber sur lui ? Peu importait tout cela puisqu’ils allaient mourir. Il ne vit que le sang qui les maculait, leurs vêtements, leurs mains, leur visage là où il avait giclé. Ils avaient déjà tué ce soir. Et ils voulaient le tuer, lui. Mais Faust ne se battait jamais par instinct de survie. Il n’avait jamais ressenti cela. C’était, et ce soir en particulier, un pur plaisir.

Un des types parla pendant qu’ils commençaient à l’encercler pour le bloquer contre le mur, mais Faust était bien incapable de prêter attention à ses paroles. Il sentait la transformation, sentait son énergie se matérialiser sur son corps en la présence de son armure d’os aussi noire que la nuit, la sentait ramper sur ses bras et ses jambes et riraient silencieusement en chœur avec Abaddon, son ami d’un soir, son frère de violence et de rage. Soudain son champ de  vision changea alors qu’un masque de ténèbres recouvrait son visage. Dans ces moments-là, il n’était plus Faust Seldzar, pas plus qu’il n’était Abaddon, d’ailleurs. Il n’était qu’une créature sans nom et sans visage faite uniquement de violence, bâtie sur des ruines et du sang et créée par une nature déviante et assoiffée qui lui avait donné pour seul rôle : la destruction. La rue, les murs avaient disparu, les trois hommes face à lui n’étaient plus que des silhouettes d’énergie qui n’aurait pu, même en se cachant, même en s’envolant, échapper à son regard tant elles étaient pour lui des phares dans la nuit. La vitesse, la force, le désir de les massacrer, le refus d’imaginer une seule seconde qu’il pouvait mourir, il avait tout cela en lui et eux pas, et c’est pour cela aussi qu’il se savait le plus fort.

Il en saisit un par le bras, serra, tira, s’enfonça dans la chair tendre et soudain, le bras n’était plus attaché au corps. La silhouette d’énergie ouvrit une bouche démesurée, hurla, aucun son ne pouvait percer sa carapace. D’un geste il immobilisa l’un des autres qui voulait lui sauter dessus, faisant jaillir des tentacules de ténèbres des ombres mêmes de la ville, puis il se pencha sur sa première victime, en train de se tortiller sur le sol. Il sentit quelque chose l’effleurer, une énergie, une aura. Un pouvoir. Peu importait ce que c’était. Il saisit l’homme par le cou et serra, serra encore. Ces trois idiots suffiraient-ils à étancher sa colère ? Il avait l’impression que non, et cela l’énervait encore plus. Il souleva l’homme par le cou devant lui et lui passa le bras en travers du corps avec rage. Puis il se tourna vers le troisième homme, celui auquel il n’avait plus fait attention depuis le début. Il se battait, mais contre une quatrième personne. Faust s’en fichait. Il leur tourna le dos et s’approcha de sa deuxième victime qui gigotait, prisonnier des tentacules d’ombre. Le Berserker ferma son poing recouvert d’une solide carapace d’os et l’abattit sur le visage difforme, encore, et encore, encore, tentant de retirer de chaque coup la satisfaction qui mettrait enfin fin à sa rage. Mais ça ne fonctionnait pas, et plus il frappait, plus il s’énervait, sans même se rendre compte que l’autre avait été réduit à l’état de pulpe sanglante sur le trottoir. En d’autres circonstances, il aurait eu une pensée pour ses vêtements maculés de sang désormais.

Bon, autant en finir. Il se tourna vers le dernier homme, toujours en prise avec une quatrième personne. Faust se fichait bien de savoir de qui il s’agissait. Petite, mince, une gamine, à l’évidence. Il les tuerait tous les deux et puis voilà. Mais l’homme y passerait d’abord, question de politesse. Il écarta la fille d’une bourrade violente, sans même la regarder.

« Dégage. »

Voix de mort désincarnée par la présence d’un masque tout aussi mortuaire. Il saisit l’homme par le col et il se mit à geindre, peut-être à supplier. Faust l’aplatit au sol et posa son pied sur sa gorge avant d’appuyer de tout son poids. Les gémissements se transformèrent en gargouillis de plus en plus humides jusqu’à ce que le corps soit pris de soubresauts désordonnés. C’était moche, la mort. Le Berserker se tourna vers la fille. Tue-la, tue-la ! s’excita Abaddon. Entendre sa voix, paradoxalement, fut comme un éclair lumineux de normalité dans son univers devenu ténèbres. Faust se figea et quelque part en lui, il fut ennuyé de faire quelque chose qui plairait au démon, comme si jusqu’à présent il n’avait fait que lui obéir et pas réagir à ses propres instincts, à lui, Faust. Alors il resta planté là, à regarder cette fille et à se attendre qu’elle s’enfuit en hurlant, pour lui éviter de devoir choisir pour elle son destin.



I am a zombie
Blow the smoke right off the tube, kiss my gentle burning bruise. I'm lost in time, and to all the people left behind, you are walking dumb and blind. And two thousand years I've been awake waiting for the day to shake.  ©️ code : Rose. // quote : Momsen.  
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